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«Je suis devenu coach de baseball au Népal»

Originaire de Parme, en Italie, je me suis établi en Suisse pour étudier dans le domaine scientifique, à Zurich d’abord, puis à Lausanne. J’ai ensuite été engagé dans une start-up de la région lausannoise. Petit à petit, j’ai commencé à ne plus bien savoir où j’allais dans la vie. C’est à travers cette quête de sens que j’ai commencé à m’intéresser au yoga, en décembre 2016. Ce fut le début d’une remise en question. A l’été 2017, j’ai découvert la randonnée pédestre et je me suis mis à marcher régulièrement en montagne.

«Je ne changerai pour rien au monde ma vie à l’alpage»

C’est un endroit qui fait désormais partie de mes racines. Je suis originaire de Reckingen, mais je viens dans cet alpage à Gletsch, plus haut dans la vallée de Conches (VS), depuis les années 1990. Issue d’une famille d’agriculteurs, la terre me tient à cœur et a toujours été essentielle dans ma vie. Mon mari et moi avons pris l’alpage en fermage lorsque nous nous sommes mariés. Le canton est propriétaire du terrain, mais auparavant d’autres exploitants s’en occupaient.

«Je suis passée du karaté au body-building»

Le karaté, ça a été une grande histoire d’amour qui a duré 24 ans. Comme dans un couple, on peut tenter de rallumer la flamme alors que les sentiments se sont éteints, mais j’ai préféré tourner la page. Même si ma discipline allait passer aux Jeux Olympiques, j’ai toujours dit que je mettrais fin à ma carrière en 2016. En juillet 2018, j’ai gagné le titre de Miss Univers IBFA en Italie.

«Directeur de zoo, je vis parmi les animaux»

Le sentiment de ras-le-bol est arrivé progressivement. Ça faisait près de treize ans que je travaillais dans le milieu des assurances sociales et j’en avais plus qu’assez d’évoluer dans le système classique. Le rythme métro-boulot-dodo ne me convenait plus. Il me fallait absolument changer d’air.
J’avais toujours rêvé d’être indépendant et de gérer ma propre activité.

«J’ai obtenu mon CFC à 56 ans»

Depuis un mois et demi, je suis assistante médicale. Au premier essai, l’an dernier, lors de mes examens du CFC d’assistante médicale, j’ai échoué pour la partie pratique. Je n’étais pas au top côté moral, car je venais d’avoir un décès dans ma famille. J’ai repassé l’examen et c’est bon j’ai mon CFC, après trois ans et demi d’études à plein temps.

«J’ai caché à tous que j’étais surdoué»

Voilà trois mois, j’ai mis pour la première fois les pieds dans le cabinet d’un psy. D’une psy, en l’occurrence. Comme d’habitude, je n’ai pas pu m’en empêcher: le décor, la personne, la gestuelle, j’ai tout analysé, scanné en sept secondes. On avait à peine commencé à se parler que j’ai demandé «il est prononcé quand, votre divorce?» Mon interlocutrice a eu un temps d’arrêt, puis a souri.

«J’ai quitté l'industrie du tabac pour défendre des projets responsables»

Je suis née et j’ai grandi en Valais, dans une famille très conservatrice. Après ma matu, aux yeux de mon père, il n’y avait pas d’autre voie que l’université. La barre était placée haut: ma grande sœur était en HEC, à Saint-Gall. Je me suis inscrite en droit à Lausanne, mais sans conviction, car je rêvais plutôt de beaux-arts. Toutefois, quitter mes parents, à 19 ans, fut synonyme de liberté totale.

J'exerce mon métier à l'autre bout du monde

J’avais besoin de trouver un nouveau souffle. J’ai passé ces dernières années à coanimer une matinale et produire une émission TV sur l’écologie. Toutefois, à l’issue de ces défis professionnels, je sentais le besoin de réaliser un nouveau rêve tout en continuant de façonner ceux déjà concrétisés. De son côté, mon mari vivait le même rythme effréné.

«Je suis une globe-trotteuse en fauteuil roulant»

J’ai toujours aimé le voyage, la découverte de l’autre, l’aventure, m’ouvrir à des cultures différentes. Il y a seize ans, j’ai quitté les briques rouges de la Belgique où je suis née pour venir m’installer ici, au bord du lac, sur la Riviera vaudoise, et travailler. Je viens d’une famille modeste, déchirée par un divorce houleux. Célibataire sans enfants, je me suis constamment sentie libre.

J’ai tout quitté afin de me retrouver

Nous voulions avoir un enfant avec mon mari, mais nous avions des difficultés à concevoir. Notre dernier choix était la fécondation in vitro. Nous avons essayé pendant une année, sans succès. C’était très lourd psychologiquement et aussi physiquement. Malheureusement, en parallèle, j’ai développé une maladie auto-immune, la rectocolite hémorragique. J’ai dû subir plusieurs hospitalisations et, durant quatre ans, j’ai été placée sous immunosuppresseurs. Comme je ne les supportais pas par voie orale, on m’a posé un port à cath, un système qui permet l’injection par intraveineuse.