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Violée donc coupable d’avoir déshonoré ma famille, j’ai dû fuir

Choisir son mari, parler à un garçon, s’habiller comme on veut ou encore être dehors lorsqu’il fait nuit… Ces comportements paraissent banals. Ma culture, elle, les voit d’un très mauvais œil, lorsqu’il s’agit d’une femme. On dit alors de ces agissements qu’ils «déshonorent» la famille.

J’ai rejoint l’Irlande avec mes deux chevaux

Gamine, j’avais déjà la tête dure. J’ai toujours été un peu rebelle et mes amis me connaissent comme une fille solitaire qui n’a peur de rien.

J’ai choisi la vie de bergère

Très tôt j’ai joué les petites «Heidi» dans la ferme isolée de mes grands-parents où j’allais régulièrement en vacances. M’occuper des vaches et faire les foins durant l’été était un plaisir pour moi et non une contrainte. Ma grand-mère cuisinait au feu de bois. Sans eau chaude ni salle de bains, il fallait se laver à l’eau froide dans un baquet. Dans ce lieu resté «dans son jus», le temps semblait s’être arrêté. Je me sentais appartenir à cet environnement fait de simplicité.

J’ai gravi un sommet après mon infarctus

Mon premier infarctus m’est tombé dessus alors que j’avais 50 ans. Patron d’une petite entreprise dans le bâtiment, je courais à gauche et à droite dès 6 heures du matin. Entre les chantiers, la clientèle, le personnel à gérer et les tâches administratives, ma vie était un véritable tourbillon.

Handicap: mon fils, mes batailles

Le petit loulou… Quand je le regarde, je sens monter en moi un amour incommensurable. A sa naissance, il y a quatre ans, on ne donnait pas cher de sa vie: deux ans maximum.

La vie m’a poussée à accepter mes pouvoirs de guérison

En l’espace de quelques mois, j’ai vécu deux chocs qui ont magnifié ma vie. En 2014, alors que je trottais avec Cheyenne, une jument de haut niveau, elle est brusquement partie au triple galop. Je ne parvenais plus à la maîtriser. Et j’ai chuté. Grande amoureuse des chevaux, j’ai toujours pratiqué l’équitation. C’était la première fois que je tombais. Je me rappelle avoir été catapultée par l’animal, mais pas le moment où j’ai percuté le sol.

«J’agis sur le terrain pour aider les migrants»

J’ai participé à mon premier convoi humanitaire à 17 ans. Avec un groupe de sept étudiants, nous sommes partis aider des orphelinats en Roumanie, dans le chaos qui a fait suite à l’exécution du dictateur Nicolae Ceaușescu. Parmi mes amis d’expédition se trouvait un Genevois, Alain Werner, devenu depuis avocat indépendant spécialisé dans les crimes de guerre, procureur adjoint à La Haye et directeur d’une importante association en Suisse.

Ma folle passion pour une maison du XIXe siècle

La première fois que j’ai vu cette maison datant de 1859, je ne me doutais pas qu’elle allait devenir ma «maîtresse» attitrée. Entourée d’un écrin de verdure et figée dans le temps, cette bâtisse de 7 pièces m’a fait penser à l’habitation de «La Belle au bois dormant». Elle ne demandait qu’à s’éveiller.

Greffe du poumon: je suis née une seconde fois

Le 30 décembre 2015 aux alentours des 22 heures, retentissait l’appel que j’attendais depuis longtemps: un poumon neuf m’attendait à Lausanne. J’avais juste le temps de faire ma valise avant que l’ambulance me récupère au pied de mon immeuble, à Genève.

J’aide les gens à se libérer de leurs dragons intérieurs

Lorsqu’un proche a été gravement atteint d’une maladie neurologique, il a été orienté vers un chaman résidant sur la côte lémanique. Afin de mieux l’accompagner dans son quotidien, nous avons convenu que j’assisterais à ces séances. Assez vite, le chaman m’a dit que j’avais le don de passeur. Comme j’ai une approche scientifique, ça m’a d’abord effrayé.