En Suisse
Nous avons testé l’un des nombreux «pop-up hôtels» qui éclosent en Suisse romande à l’aube de l’été: on vous raconte tout!
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En Suisse
Avis aux amateurs de randonnées et de panoramas préservés: voici les cadres parfaits pour demander la main de l’être aimé dans les montagnes suisses.
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Déco
Arty, cosy ou rétro: ces récents établissements sont des mines d’astuces déco pour notre intérieur.
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«Je suis une globe-trotteuse en fauteuil roulant»

J’ai toujours aimé le voyage, la découverte de l’autre, l’aventure, m’ouvrir à des cultures différentes. Il y a seize ans, j’ai quitté les briques rouges de la Belgique où je suis née pour venir m’installer ici, au bord du lac, sur la Riviera vaudoise, et travailler. Je viens d’une famille modeste, déchirée par un divorce houleux. Célibataire sans enfants, je me suis constamment sentie libre.

J’ai tout quitté afin de me retrouver

Nous voulions avoir un enfant avec mon mari, mais nous avions des difficultés à concevoir. Notre dernier choix était la fécondation in vitro. Nous avons essayé pendant une année, sans succès. C’était très lourd psychologiquement et aussi physiquement. Malheureusement, en parallèle, j’ai développé une maladie auto-immune, la rectocolite hémorragique. J’ai dû subir plusieurs hospitalisations et, durant quatre ans, j’ai été placée sous immunosuppresseurs. Comme je ne les supportais pas par voie orale, on m’a posé un port à cath, un système qui permet l’injection par intraveineuse.

«J’ai appris à m’écouter après un burnout maternel»

Tout semblait se dérouler comme d’habitude. Mon mari était parti travailler et je m’apprêtais à me lever pour m’occuper de nos deux enfants, âgés de 2 et 3 ans. Mais ce matin-là je n’y arrivais pas. Mon corps n’en pouvait plus, il ne voulait plus. À bout de forces, je suis parvenue à me traîner jusqu’au salon et à allumer la télévision, pour distraire les petits. Tout me semblait insurmontable, j’avais l’impression d’être plongée dans un épais brouillard. Impossible de bouger ou de parler.

Mamans et aventurières, elles participent à un rallye automobile

«Moi, c’est Isaline, la petite blonde. J’ai 36 ans. Femme au foyer et blogueuse, je suis Jurassienne mais je vis à Eclépens avec mon homme et nos quatre enfants.

Moi, c’est Maïté, la grande brune. J’ai 35 ans. Educatrice sociale au sein de la protection de l’enfance, je viens du nord de la France et j’habite à La Sarraz avec mon mari et nos deux filles.

«J'étais facteur ici, et reporter au bout du monde»

Lorsqu’on est facteur, qu’on passe la journée dehors à sillonner les routes, beaucoup pourraient s’imaginer qu’on rêve de vacances au calme pour apaiser cette boulimie géographique quotidienne; qu’on souhaite se raccrocher à un peu de sédentarité, pour changer. Tout l’inverse pour moi: quand j’arrêtais, c’était pour aller aussitôt écumer d’autres continents, je baroudais plusieurs mois par an à l’étranger.

On m’a souvent pris pour une fille

Je me souviens très bien du moment où j’ai dit à ma tante, qui a un salon de coiffure, que c’était la dernière coupe courte que j’aurais avant longtemps. C’était juste avant la rentrée scolaire d’août 2015. J’avais 8 ans, et j’avais décidé que je ne me ferais plus couper les cheveux jusqu’à ce qu’ils m’arrivent au bas du dos. Mes parents étaient un peu surpris, et je pense qu’ils se sont dit que je ne tiendrais jamais le coup.

Catherine D'Oex: «Au début, tu marches comme une dinde en talons»

Catherine est née en 2004, j’avais 40 ans. Un couple d’amis vignerons nous avait demandé, à un ami et moi, d’animer leur fête de partenariat enregistré, l’un des tout premiers du canton de Neuchâtel. On ne voulait pas juste nous déguiser en femmes et raconter des blagues, on voulait composer des personnages qui aient du sens, quelque chose de fortement ancré.

«J’ai décidé de ne rien cacher de mon cancer»

«J’ai repris mon travail de coiffeuse il y a deux mois, après plus d’un an d’arrêt. J’avais quelques appréhensions. Comment allais-je gérer les douleurs dans les bras et dans le dos, conséquences de mon opération? Allais-je être capable de supporter les bouffées de chaleur et les coups de fatigue dus à l’hormonothérapie que je vais devoir suivre pendant encore cinq ans pour limiter les risques de récidive? Toutefois, à ma plus grande joie, j’ai vite repris rythme et confiance. Mieux encore, cette épreuve a renforcé ma vision de la vie: il faut parler. Toujours. Encore.

«J’enseigne l’art du savoir-vivre»

«La vie en internat dans les Grisons fait partie de mes plus beaux souvenirs de jeunesse, mais j’entends encore le claquement de la porte du dortoir et le sifflement strident de la baguette de roseau qui s’écrasait sur nos fesses, lorsque les surveillants nous surprenaient à discuter après l’heure du coucher. Cette expérience m’a été d’une très grande utilité, plus tard, notamment durant mon service militaire. J’avais appris à respecter les ordres, à trouver ma place parmi des personnes issues de milieux différents. Je savais obéir.

J’ai fait un bébé toute seule

Ma fille, c’est une évidence, un bonheur au quotidien. Même si c’est loin d’être facile. Les difficultés auxquelles je suis confrontée découlent davantage du fait que je sois une mère célibataire que du mode de conception en lui-même. Je suis seule, affectivement et logistiquement. Du coup, je suis soit au travail, soit avec ma fille et cela demande une bonne dose d’organisation.