J’ai voulu m’ouvrir le ventre avec un couteau pour que l’on prenne au sérieux ma douleur

Mon calvaire a commencé lorsque j’avais 13 ans, avec mes premières règles. J’ai testé au moins 25 pilules différentes pendant plusieurs années. Certaines convenaient durant quelque temps. Mais très vite les douleurs, les saignements et la fatigue revenaient.

«J’ai dompté ma violence pour aller vers l’autre»

J’ai commencé les arts martiaux à l’âge de 12 ans pour copier mon grand frère. Je voulais tout faire comme lui. A 17 ans, j’ai eu envie d’aller plus loin et de me lancer dans la compétition. A ce moment-là, j’ignorais pourquoi je ressentais ce besoin, cette envie irrépressible de me confronter aux autres. J’avais des choses à sortir, de la colère à exorciser.

Je construis des écoles au Togo

Le jour où j’ai inauguré la première école en Afrique restera gravé dans ma mémoire à jamais. J’avais fait un long voyage pour arriver dans le village de Gapé-Hihlagbé, au Togo. La route était tellement accidentée que nous devions sortir régulièrement du véhicule pour passer les nids de poule. Entre les virages et les bosses, nous avions tous la nausée. Ce fut un périple épique.

Maman de trois enfants, j’ai fondé Wonder Cocotte

Après avoir étudié le commerce international à Paris, j’ai travaillé pendant quatre ans en Suisse, chez Cartier, dans le département logistique. C’était un super job. Mais le contact avec les gens me manquait terriblement. J’ai démissionné et repris ensuite un cycle d’études (un Master) à Montpellier, dans l’agroalimentaire.

Migrante et diplômée, je rêve d’un job

Je n’aurais jamais pensé qu’un jour, j’en arriverais à postuler pour des emplois en parfumerie ou d’aide pour emballer les cadeaux pendant la période des Fêtes.

Je transmets les messages de l’autre monde

Très rationnelle et cartésienne, je n’aurais jamais imaginé pouvoir faire ce que je fais aujourd’hui. Alors âgée d’une quarantaine d’années, active dans le domaine de la finance, j’ai découvert que j’avais un don dans les mains. Maman de deux garçons, j’avais décidé de prendre des cours dans une école de réflexologie afin de pouvoir les masser avec des huiles essentielles.

«J’ai été acrobate au Cirque du Soleil»

Suivant les traces de mon frère aîné, j’ai commencé la gymnastique artistique à l’âge de 5 ans. Ce sport est très exigeant. J’avais trois à quatre entraînements hebdomadaires, sans compter les compétitions certains week-ends. Mon emploi du temps très chargé a impliqué quelques sacrifices: il n’était, par exemple, pas question d’aller aux anniversaires de mes camarades d’école le mercredi après-midi.

La danse guide mes pas

Une étincelle. Un coup de foudre. Une révélation. Lorsque j’ai découvert la danse contemporaine, j’ai su que je voulais en faire mon métier. A 15 ans, j’avais une dizaine d’années de danse à mon actif. Hip-hop, moderne, jazz… pour devenir danseuse professionnelle, il fallait passer par la danse classique. Et j’avais du retard.

J'ai remporté les championnats du monde de coiffure

Aussi loin que remontent mes souvenirs, j’ai toujours voulu être coiffeuse. A 2 ans déjà, je faisais des shampoings à mes copines dans la baignoire. Si nous avions des invités à la maison, je leur brossais les cheveux. Et lorsque j’allais chez la coiffeuse avec ma mère, j’observais tous les gestes. Peigner, couper, dégrader. Quand j’ai reçu ma première tête à coiffer, j’étais la fillette la plus heureuse du monde!

Grâce à l’art, j’aide les jeunes à s’intégrer dans la société

La création est le fil rouge de ma vie. J’ai toujours aimé récupérer les vieux objets pour les intégrer à des œuvres artistiques et leur donner une autre perspective. Mais avant de pouvoir lancer à corps perdu mon énergie créative, il a fallu trouver ma trajectoire. Fils d’immigrés italiens, j’ai appris la maçonnerie avant de me réorienter dans des études en psychiatrie. Naturellement attiré par le dessin, j’ai pris des cours pour me perfectionner. Mais le côté académique et formaté ne m’a pas convenu et, une fois encore, j’ai claqué la porte.