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6 conseils pour adopter le Lagom

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Que ceux qui se sont mis au Hygge se rassurent, ils devraient forcément être Lagom. L’idée, c’est d’épurer. Son intérieur, sa déco, son frigo, son dressing, ses loisirs, sa consommation…

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A mi-chemin entre la déco, le développement durable et l’épanouissement personnel, le Lagom, nouveau trend venu du Nord, s’extériorise autant que le Hygge se confinait en 2016 exclusivement à notre intérieur. Que ceux qui se sont mis au Hygge se rassurent, ils devraient forcément être Lagom. L’idée, c’est d’épurer. Son intérieur, sa déco, son frigo, son dressing, ses loisirs, sa consommation… Pour que ce que vous vivez à l’intérieur (de chez vous) se voie à l’extérieur. En gros, adopter un style de vie qui vous libère l’esprit comme le porte-monnaie. Un concept qui séduit l’adepte inconditionnelle du «less is more», la blogueuse de «La vie en plus simple», Mélanie Blanc. Pas facile à joindre tant elle s’est sevrée des réseaux sociaux, celle qui ne se connecte plus qu’une fois par jour à son mail explique: «En fait, le Lagom, c’est juste du bon sens. A la base, cela demande beaucoup de contraintes à mettre en place au quotidien, pour changer ses habitudes, réduire sa consommation et avoir moins de choses chez soi, mais une fois rôdé, c’est une vraie libération de l’esprit. Dit comme ça, ce n’est pas très funky… mais ça marche!» Vraiment?

1. Baisser la garde

Dans «Le livre du Hygge» (Ed. First), Meik Wiking, directeur de l’Institut de recherche sur le bonheur à Copenhague, le définit comme «le sentiment qu’on est en sécurité, à l’abri du monde, et qu’on peut baisser la garde». Voilà pour la notion de cocon intégral. Le Lagom, c’est une démarche minimaliste qui va au-delà de la déco, et qui marque un engagement antisurconsommation. Côté déco, on s’enveloppe donc dans son plaid, comme l’an dernier, mais pour réfléchir au monde extérieur à la lueur des bougies. On soigne l’éclairage, non agressif. On oriente le canapé ailleurs que vers sa télé, pour favoriser les échanges. Et on ne garde que l’essentiel.

2. Jouer la proximité

Etre Lagom jusque dans son assiette, c’est éviter les produits transformés et consommer local. Le profil du locavore en somme, mais puissance dix. En s’approvisionnant dans les épiceries en vrac par exemple et en choisissant des bocaux en verre plutôt que des sacs plastiques pour stocker ses aliments. Entorse au règlement, on peut s’autoriser une halte au rayon food du géant de la déco suédoise pour se payer des boulettes.


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3. Faire plus avec moins

«La fast fashion avec ses prix dérisoires qui poussent à la surconsommation est l’antithèse même d’une garde-robe lagom», écrit Anna Brones dans son livre «Lagom – Vivre mieux avec moins» (Ed. Dunod). Cet hiver donc, on investit dans une belle pièce qui va durer plusieurs saisons, comme un beau manteau bien chaud, quitte à casser sa tirelire. Tout en ventilant son dressing.


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4. S’ancrer dans le présent

Se mettre au Lagom, tout comme au Hygge, revient à s’engager dans une quête aspirationnelle. Ou comment redécouvrir les petites joies simples du quotidien pour moins se plomber le moral en continu. Sur le papier, le bonheur à la scandinave, c’est vendeur. Se raccrocher aux valeurs familiales, à l’amitié et à la douceur d’une soirée chocolat chaud – ou grog, c’est selon –, ça aide à se focaliser sur le présent et l’essentiel. On s’organise donc ces respirations plus souvent.

5. Se mettre au vert

L’image d’Épinal qui veut que le Suédois vive en accord avec la nature n’en est pas une. Le challenge dans la grisouille ambiante qui nous plombe dès fin octobre, c’est de trouver du vert pour se booster le moral. Conseil déco-botanique Lagom: mettre un maximum de plantes vertes, même coupées, dans son chez soi. A défaut de longues balades dans la verdure à reprendre dès le printemps.


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6. Appuyer sur pause

Congé paternité de 45 jours en Finlande, année sabbatique après le bac au Danemark ou congé parental de 16 mois en Suède: si on est loin chez nous des facilités accordées aux travailleurs scandinaves, on essaie au moins d’en appliquer quelques préceptes… Comme le «fika», une pause-café quasi institutionnalisée au travail pour nouer les liens. Peu importe l’heure de la journée: le concept, c’est de ne jamais faire sa pause seul, mais de préférence avec ses chefs, et avec des «kannelbullar» (ndlr: escargots briochés à la cannelle recouverts de sucre). Ou des croissants, faute de mieux. On est d’accord, ce n’est pas miraculeux comme remède anti-burn out, mais puisque se mettre au Lagom, c’est redécouvrir les joies simples du quotidien, on veut bien y mettre du sien.

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