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En bonne compagnie, je décide d’aller à la rencontre d’un événement devenu incontournable sur la Côte lémanique: le JVAL Openair. Ce festival insolite est l’œuvre de deux frères, Laurent et Pierre Nicolas, qui ont décidé en 2005 d’organiser une fête dans le jardin familial du domaine viticole de Serreaux-Dessus.

Au début, rien de formel. Et puis, avec les années, la petite soirée est devenue un vrai festival de pro’ qui s’est forgé une certaine réputation. Aujourd’hui, le JVAL (nom dérivé de «ch’val» donné en hommage au PALEO festival qui, lui, porte le patronyme d’un équidé de course!) dure trois jours et peut accueillir jusqu’à 550 personnes par soir dans son cadre enchanteur, sur ses terrasses surplombant le lac.

Pour information, en prélocation les billets (suivant les dates) sont à 27 fr. puis 33 fr. et 39 fr. le délai passé.

Préambule

Ayant opté pour le covoiturage, je dois me parquer en dessous des lieux, au milieu des ceps, puis entamer l’ascension d’une pente plutôt raide. Le JVAL, il se mérite! Arrivée au sommet, la vue est imprenable et je m’en vais guillerette découvrir la configuration de l’endroit.

Je débouche sur une plateforme qui offre à mes yeux un spectacle digne d’une peinture: les vignes s’étendent en contrebas, le Léman semble reposer, aussi bleu que le ciel, au pied du Mont-Blanc qui se teint progressivement de rose.

La scène, disposée de façon à ce qu’on puisse admirer le paysage, baigne dans le soleil de fin de journée. Quelques festivaliers sont déjà installés, bière ou verre de vin à la main. Je fais pareil avec mes compagnons et opte pour un chasselas du domaine (oui, quand même!).

«Alice Roosevelt», mise en jambe tonique

Passée cette petite introduction apéritive, je vais me promener. Un passage étroit derrière la scène permet d’accéder à la tente où seront servis burgers, planchettes de produits locaux et régionaux (lard de Begnins, tomme vaudoise) ainsi que des pâtisseries maison. Sur un petit talus herbeux ont été disposées des palettes de bois où l’on peut s’asseoir et admirer, encore, ce merveilleux panorama.

De retour, je me positionne face à la petite scène où bientôt surgissent les membres d’«Alice Roosevelt», groupe nyonnais bien décidé à ajouter quelques degrés à la température ambiante. Les spectateurs s’approchent, un peu timides, et se laissent progressivement porter par l’énergie rock-sans-en-faire-trop des cinq musiciens.


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Digestion en apesanteur 60’s

Bien qu’avec mes acolytes nous ayons prévu le coup, la file est tout de même longue avant d’atteindre le comptoir pour nous sustenter.

Je regrette un peu mon choix de cheeseburger classique lorsque je goûte – oui, je ne peux pas m’en empêcher – au burger raclette d’un ami. Pour le coup, le fromage est délicieux! Nous pique-niquons sur l’herbe et sitôt le repas terminé, c’est Jacco Gardner, un Néérlandais, qui fait son entrée.

Alors là, j’adore: sa musique tout en guitares et voix langoureuses aux accents un brin psychédélique, avec en plus, des éclairages romantiques, me place dans un état second. Il fait nuit, déjà, et les lumières scintillent tout autour du Léman.

Un électrochoc pour terminer

Le drapeau du JVAL flotte, à demi éclairé par les spots. Après un petit moment de discussions tactiques autour de PokémonGO, General Elektriks me fait l’effet d’un shot de RedBull (je n’ai pas trouvé de meilleure comparaison).

Complètement déchaîné sur son clavier, Hervé Salters, porteur de ce projet électropop, enthousiasme la foule. Ça y est, le JVAL danse, saute, siffle, frétille et moi avec. C’est la nuit complète mais le son nous éclaire, nous fait vibrer.

Une belle soirée prend fin pour moi, qui trouve encore de quoi m’émerveiller au moment de regagner le véhicule: on a tracé un chemin lumineux à travers les vignes, de minuscules ampoules afin de guider les festivaliers dans le noir. Un point final avec une touche de magie pour un événement atypique.

A l’année prochaine?

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