Femina Logo

news people

Mila Kunis: maman attentionnée et femme engagée

Femina 49 Mila Kunis

Mila Kunis à l'affiche du film «Bad Moms 2».

© Getty Images

Mila Kunis a beau jouer une maman disjonctée dans «Bad Moms 2» (actuellement au cinéma), elle est très sérieuse lorsqu’on lui parle de ses combats: «Aux Etats-Unis, il est capital de lutter contre les politiciens qui mènent des actions conservatrices touchant aux droits des femmes. Le libre choix à l’avortement est un droit capital pour toutes!»

Lors d’un talk-show, l’épouse d’Ashton Kutcher a même annoncé en plaisantant qu’elle donnait de l’argent tous les mois au planning familial au nom du vice-président Mike Pence. Très conservateur, celui-ci lutte contre l’accès à l’interruption volontaire de grossesse en réduisant les budgets dans ce domaine. «Je ressens comme un devoir de défendre mes opinions et de prendre la défense des femmes, ajoute-t-elle. Je me suis toujours engagée dans les causes féministes et je n’arrive pas à comprendre pourquoi le Parti républicain attaque constamment les femmes. C’est une offense à notre liberté.»

«Ce qui m’irrite également, c’est de voir que certains osent utiliser le nom de Dieu pour tout et n’importe quoi. Je suis de confession juive, et même si je ne pratique pas ma religion au pied de la lettre, je suis offensée lorsque j’entends des hommes politiques utiliser Dieu à toutes les sauces pour se faire élire et revendiquer leurs actions.»

«J’espère être une maman juste, aimante, attentionnée, mais aussi stricte. Il est important de leur apprendre la valeur du travail et de leur donner un cadre.»

Du vin à 3 ans

Plus légèrement, s’identifie-t-elle à la maman hors de contrôle qu’elle incarne dans «Bad Moms 2»? Elle répond du tac au tac: «Je suis beaucoup plus stricte, mais chaque mère a une anecdote drôle avec ses enfants, non? Ça peut sembler banal pour vous en Europe, mais Wyatt, ma fille de 3 ans, connaît déjà le goût du vin. Nous faisons shabbat à la maison, et chacun peut prendre une gorgée de vin… y compris elle. Wyatt a l’habitude de sa petite gorgée toutes les semaines, à tel point qu’elle me dit régulièrement à son réveil: «Maman, c’est vendredi aujourd’hui, est-ce que je peux avoir un peu de vin?» Elle éclate de rire avant d’ajouter: «Remarquez, je suis certaine que les Suisses ont l’habitude de boire un bon verre avec le repas, non?»

Moins amusant, l’actrice aurait déclaré refuser d’acheter des cadeaux de Noël à ses enfants Wyatt, 3 ans, et Dimitri, 1 an. «Mais pas du tout! se défend-elle. Entre ma famille et celle de mon mari, nos bébés sont déjà couverts de jouets. J’ai donc pris la décision de n’offrir qu’un paquet à chacun, pas plus. Je ne veux pas en faire de jeunes privilégiés qui ne connaissent pas la valeur des choses.»

Quand on lui demande quelle éducation elle donne à sa fille, Mila répond sans attendre: «J’espère être une maman juste, aimante, attentionnée, mais aussi stricte. Il est important de leur apprendre la valeur du travail et de leur donner un cadre. Etre copine avec ma fille n’est pas mon but… ou alors dans 20 ou 30 ans quand elle sera une femme indépendante et autonome

Et que dira-t-elle si sa fille veut suivre ses traces dans le show-biz? «Ça sera non, non et non! Pour commencer, elle n’a aucune idée du job que fait maman, elle n’a jamais vu un seul de mes films et n’est jamais venue sur un tournage. C’est mieux comme ça. Je compte tout faire pour garder ce secret le plus longtemps possible.»

Les parents de Mila l’ont pourtant poussée vers le métier d’actrice. «C’était différent. J’avais 7 ans lorsque ma famille a quitté l’Ukraine. Je me suis retrouvée à l’école sans parler un mot d’anglais et sans rien connaître de la culture américaine. La première année a été très difficile, même si je sais que mes parents ont fait cela pour nous offrir un meilleur avenir. Ils m’ont vite inscrite au théâtre pour m’aider à apprendre l’anglais et m’intégrer. C’est une directrice de casting qui m’a découverte très jeune. Mes enfants, eux, ont bien le temps de trouver leur voie.»

Le poids du passé

Et son engagement de femme pour l’accès libre et gratuit à l’IVG, comment va-t-elle en parler à Wyatt? «C’est une lutte politique et les femmes doivent continuer à se serrer les coudes sur toute la planète pour défendre leurs droits. Je suis une optimiste et me dis que l’avenir sera encore meilleur pour ma fille qu’il ne l’a été pour moi, ma mère ou ma grand-mère.»

«Aux Etats-Unis, il est capital de lutter contre les politiciens qui mènent des actions conservatrices touchant aux droits des femmes. Le libre choix à l’avortement est un droit capital pour toutes!»

«Nous sommes retournés en famille dans ma ville natale de Chernivtsi, en Ukraine, l’été 2017. C’était la première fois que je revoyais le quartier et la maison de mon enfance. Cela a été une expérience émouvante mais aussi un moment où je me suis sentie humble face au poids du passé tout autant que fière du chemin parcouru.»

Si le couple Kutcher-Kunis est à la tête d’une fortune estimée à plus de 200 millions de dollars, elle n’en oublie pas en effet ses origines modestes en Europe de l’Est, du temps de l’URSS. «Mes parents ont fait de grands sacrifices pour assurer un meilleur avenir à leurs enfants; il n’était pas facile d’être juifs en Union soviétique. Je suis née huit ans avant la dissolution de l’URSS et je raconterai ça à mes enfants le moment venu pour leur passer mon héritage familial.»

Son actu Avec Kristen Bell et Kathryn Hahn, de la série «Transparent», Mila Kunis forme un trio de copines, toutes mamans, dans «Bad Moms 2»

Ce qui la dope «Les pancakes de ‘Musso & Frank Grill’, mon restaurant favori. Je pourrais en manger à chaque petit déjeuner

Son don inattendu «Avant d’être maman, j’étais accro aux jeux vidéo, surtout ‘World of Warcraft’. Je pouvais passer des soirées entières devant ma console.»

Sur sa shamelist «Mon grand-père, 94 ans, adore me revoir dans ma première pub TV pour une poupée. J’avais 8 ans et je rougis de honte quand je la regarde.»


A lire aussi:
Pink épouse modèle pour Channing Tatum dans «Beautiful Trauma»
Blake Lively chante dans son nouveau film (et sa voix est surprenante!)
Kim, Rihanna, Cara: les stars demandent justice pour Cyntoia Brown

Podcasts

DANS VOS ÉCOUTEURS

E6: Arrêter de manger nos émotions pour vivre plus sereinement

Dans ce 6e épisode du podcast «Tout va bien», le micro-nutritionniste Jean Joyeux nous explique d'où viennent nos fringales et nous aide à comprendre pourquoi nous nous jetons parfois sur le Nutella, après une journée stressante. Pour retrouver une approche plus sereine de l'alimentation et la libérer de l'emprise de notre cerveau!

DANS VOS ÉCOUTEURS

E5: Adopter le rythme sportif qui nous convient pour booster notre forme

Ne pas faire de sport pendant 3 semaines ou préférer trois mini-séances de 10 minutes plutôt qu'un cours complet, ce n'est PAS GRAVE: et c'est une coach qui nous le dit! (Adios, culpabilité!)

Vidéos

Notre Mission

Un concentré de coups de cœur, d'actualités féminines et d'idées inspirantes pour accompagner et informer les Romandes au quotidien.

Icon Newsletter

Newsletter

Recevez les dernières news de Femina, les conseils et bons plans de la Rédaction.