culture

    «Bad Moms 2», la comédie de Noël qui nous déculpabilise sans complexe

    Dès le 29 novembre 2017, nos trois «mères indignes» préférées, dont Mila Kunis, sont de retour au cinéma pour un second volet. Bien décidées à ne plus subir le stress de Noël, elles promettent de bannir à jamais les chasses aux cadeaux effrénées et autres crises d’angoisse. Mais les choses se compliquent un peu, lorsque leurs propres mamans débarquent pour les fêtes. Une réussite? Voici notre verdict!

    Publié le 
    23 Novembre 2017
     par 
    Ellen De Meester

    «Pour les mères, Noël est la période la plus stressante de l’année», affirme Amy, le personnage de Mila Kunis. Voici, condensée en une seule phrase, la trame principale du film: les «Bad moms» sont débordées, dépassées et stressées, avant même d’avoir ouvert la première case de leur calendrier de l’Avent. Les listes de courses, le sapin à décorer, la famille à nourrir, les biscuits à saupoudrer de sucre: rien que l’idée les fait frissonner.

    Fidèles aux résolutions libératrices qui nous avaient fait hurler de rire dans le premier film, Amy, Kiki et Carla décident de ne pas se laisser faire: «Reprenons le contrôle de Noël!», hurlent-elles, passablement éméchées, au beau milieu d’un centre commercial décoré à outrance. Subitement saisies d’une folie destructrice, elles se déchaînent, dérobent un sapin et offrent un «lap dance» au Père Noël, qui n’a rien compris. Malheureusement pour elles, le projet d’organiser des fêtes «tranquilles» est légèrement compromis par l’arrivée subite de leurs trois mères, débarquées par surprise. Evidemment, ces dernières n’ont aucune envie de se passer de sapin et de commander des nouilles chinoises le soir du réveillon…

     

     

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    On retrouve les mêmes personnages déjantés

    Amy (Mila Kunis), Kiki (Kristen Bell) et Carla (Kathryn Hahn) n’ont absolument pas changé: toujours aussi impulsives et caractérielles, leurs personnalités opposées renforcent leur amitié légèrement saugrenue, qui nous fait glousser. De ce côté-là, le second volet n’affirme rien de nouveau, si bien que les réalisateurs ont eu l’idée d’inviter trois nouveaux personnages, à savoir les mères des héroïnes, sur le devant de la scène. Et fort heureusement, car sans elles, le film serait certainement redescendu comme un soufflé au chocolat (épicé).

    La première, Ruth, est une élégante mondaine classique et exigeante, qui ne tardera pas à tourner Amy en bourrique, à force d’exiger d’elle le summum de la perfection. La maman de Kiki, Sandy, souffre d’un sérieux syndrome de l'abandon… alors que sa fille approche la quarantaine! Et la troisième «drôle de dame», Isis (incarnée par Susan Sarandon!) tient davantage de l’adolescente rebelle que son unique enfant, Carla, qui l’accueille avec une certaine méfiance.

    ...et le même humour débridé

    Après le succès du premier film, qui avait secoué les salles de rires faussement scandalisés, les attentes étaient bien élevées. Soyez rassurées: les «mères indignes» ne se sont pas assagies! Fidèles à elles-mêmes, elles nous exaspèrent, nous réconcilient avec nos angoisses, et exagèrent nos propres stress de Noël au point de nous en déculpabiliser.

    Quelques scènes suggestives, termes injurieux et petites blagues «osées» nous ont fait ricaner (ou lever les yeux au ciel), mais la version de Noël semble tout de même plus «soft» que l’original. Disons qu’il convient de se préparer mentalement au type de contenu qu’on s’apprête à découvrir: l’expectative d’un scénario intellectuel ne peut se solder que par une déception (mais bon, cela semble évident, n’est-ce pas?).  

     

     

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    Ode à Christine Baranski

    Elle nous avait déjà charmées dans l'adaptation de la comédie musicale «Mamma Mia», avec Meryl Streep et Amanda Seyfried. Aujourd'hui, l'actrice de 65 ans nous fait rire autant qu'elle nous émeut, dans le rôle de Ruth, la fameuse mère tyrannique de Mila Kunis. Âme sensible et peu sûre d'elle, pourtant dissumlée derrière une attitude de dictateur snob et intraîtable, elle se démarque par une tendance à pousser ses proches vers son idée de la perfection. A coup sûr, cette grand-mère extravagante saura dérober votre coeur: à notre avis, la performance de Christine Baranski constitue carrément le clou du spectacle! (Et son idée d'un Noël «réussi» a éveillé certains de nos plus vieux rêves d'enfant). 

     

     

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    Le syndrome du «Numéro 2»

    Somme toute, l'apparition des trois «mères indignes senior», (mise en abîme de mamans?) et l'infusion d'une bonne dose d'esprit de Noël ont suffi à épargner au film la frustration éternelle du syndrome «numéro 2», cette impossibilité pour un second volet d'égaler le premier. A défaut de nous être écroulées de rire, comme lorsque nous avions visionné son précécesseur, «Bad Moms 2» garantit un agréable moment de détente, et saura certainement vous plonger dans l'ambiance des fêtes (mais attention, zéro stress, hein!).

    Par-dessus tout, le film nous encourage à réfléchir à la véritable signification des célébrations de fin d'année: au final, la taille du sapin ou des piles de cadeaux n'ont que très peu d'importance. L'essentiel est de se retrouver en famille, et de profiter des bonheurs simples de la vie. Et cela fait toujours du bien de revenir aux sources. 

     

     


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