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    Lisa Gachet: «j’ai la fibre de l’entrepreneuse»

    Parce que nous avons un grand besoin de nous (ré)inventer, dans une série d’articles taguée #JobdeRêve, nous vous partageons des carrières de femmes inspirantes. Premier épisode avec Lisa Gachet, l’entrepreneuse créative de Make my Lemonade.

    Publié le 
    6 Février 2016
     par 
    Juliane Monnin

    A la tête du blog de DIY Make my Lemonade, Lisa Gachet, 27 ans, surnommée la «reine du DIY», réussit tout ce qu’elle entreprend. Sa dernière actualité? Le lancement de sa marque de vêtements, Wear Lemonade. La Française révise ici brillamment le concept du Papier Burda. Rencontre avec une self blogueuse qui évoque sa non-frontière entre travail et vie privée, ses projets et ses rêves. Et oui, on n’arrête pas une fille qui bouge.

    FEMINA Où avez-vous étudié?
    Lisa Gachet
    J’ai étudié à l’école Duperré à Paris où j’ai eu une licence de mode. Mais ma passion pour le stylisme date de mon enfance. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours fabriqué des cadeaux pour Noël et les anniversaires. Le DIY n’est pas arrivé par hasard, je suis tombée dedans quand j’étais toute petite. A 8 ans, j’avais déjà la bosse ou la fibre de l’entrepreneuse, si on peut dire, je fabriquais alors des bijoux que je revendais aux copines de ma mère.


    Simoné Eusebio

    Quelles sont les expériences inscrites sur votre CV?
    J’ai commencé à travailler comme vendeuse de bijoux dans la station balnéaire de Lacanau en France (NDLR Lisa Gachet a grandi près de Bordeaux). Un petit job très initiatique. Ensuite, pendant mes études, comme il me manquait de l’expérience pour être acceptée en stage dans les boîtes de mode, j’ai décidé, avec une amie, de monter une marque spécialisée dans le monde de l’enfant, Bandit Bambi. C’était une bonne façon de se confronter aux réalités du marché et se donner des opportunités. Mais à ce moment-là, on avait vraiment la fleur au fusil (rires), si on avait su la quantité de boulot que cela représentait, on ne l’aurait pas fait!

    A la fin de ma scolarité, j’ai été assistante du responsable de la coordination chez Yves Saint Laurent, cette personne était un peu le chef d’orchestre du studio homme. Puis, j’ai eu une expérience au magazine Muteen et enfin un job de styliste chez Bonpoint. J’ai finalement quitté ce poste en même temps qu’une autre fille. Je l’ai par la suite assistée sur des fiches techniques de sa marque de bijoux. J’avais pas mal de temps libre à cette époque, c’est là que j’ai eu l’idée de lancer mon blog en 2012, Make my Lemonade. J’avais 23 ans.

    Quelle était l’idée du blog à sa création?
    Du DIY principalement, mais aussi une compilation de tout ce que j’aimais faire: de la cuisine, de la déco, des voyages, des rencontres. L’idée était de moderniser l’esprit do it yourself, de donner un autre visage que le scrapbooking aux travaux manuels. J’ai toujours voulu être là où l'on ne m’attendait pas.

    Parlez-nous un peu de votre nouveau projet, Wear Lemonade, lancé il y a un an. C'est une manière de réinventer le Papier Burda, non?
    Avec ce projet, je suis revenue à mes premières amours, c’est-à-dire le stylisme. Mais il m’a fallu inventer un business, car c’est bien beau de créer mais il faut pouvoir remplir son frigo et fait vivre ses collaborateurs! Et comme il existe des milliers de marques de vêtements, on devait absolument se différencier. L’idée a été de dépoussiérer l’esprit des patrons de couture, ces derniers étaient dans l’air du temps avec ce trend global du «fait main». On a simplement donné du style à la discipline.


    makemylemonade.com

    L’idée m’est venue car je voulais créer un Perfecto que j’aimais dans un tissu africain. Je l’ai démonté et le concept Wear Lemonade est né. Aujourd’hui, je sélectionne des modèles que j’ai envie de porter et on les adapte en patronage avec une modéliste. On peut trouver le DIY de ces pièces sur le site. Soit on reçoit le matériel pour se confectionner le vêtement chez soi, soit on le commande tout prêt. On peut venir le chercher dans notre nouveau studio à Paris ou se le faire livrer dans toute l’Europe. Enfin, on a à cœur de proposer des vêtements abordables, mais d’une grande qualité.

    Dans la vidéo making-of de la fabrication de votre nouvelle collection, on peut vous voir dans les ateliers de fabrication… Racontez-nous.
    On fabrique la ligne au Portugal et en Macédoine. Je suis très heureuse de suivre dans les usines la production des modèles de A à Z. Dans mon staff, on est toutes des amoureuses du home made et c’est très important de voir l’envers des choses.

     

     

    La réalisation DIY dont vous êtes la plus fière?
    Toutes! Mes créations font partie intégrante de mon quotidien. C’est peut-être cela qui fait que le site fonctionne bien, je dévoile tout mon univers. Par ailleurs, j’aime rencontrer nos clientes/lectrices lors des soirées workshops que nous organisons.


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    A quoi ressemble votre quotidien?
    En fait, je n’ai aucune journée type et je ne sais pas m’ennuyer! Il n’existe pour moi aucune frontière entre le travail et ma vie privée. J’ai du mal à décrocher mais j’ai la chance d’avoir un amoureux qui m’encourage dans ce que je fais. Du coup, je ne culpabilise pas trop de travailler tard le soir, même dans le lit… Même si je sais que ce n’est pas terrible pour ma vie de couple et pour tout le reste!

     

     

    Sur votre site, vous mixez avec délice et passion recettes arty, mode, beauté, voyages... et vous êtes très présente sur les réseaux sociaux. Comment arrivez-vous à tout gérer? Combien de personnes travaillent avec vous?
    On est une équipe de 6, les tâches principales sont le DIY, les workshops, les fournitures, la photo, la vidéo. Je reste très attachée à tous les projets photos et je continue à m’occuper des sujets food et voyage.

    De quoi rêvez-vous encore la nuit?
    Je suis plutôt du genre insomniaque. Mais je pense à développer encore le site en y apportant de la déco, de la papeterie, du linge de maison, en DIY ou en shopping. Ce sont des choses qui me travaillent. Pour 2016, ce dont je rêve, c’est du temps et de l’anticipation! Arriver à faire les choses avec un peu d’avance…


    makemylemonade.com

    Vous nous parlez de ce fameux temps que tout le monde cherche précieusement aujourd’hui… Vous sentez-vous proche de la tendance actuelle «slow life»?
    Je considère cette tendance comme carrément utopique! Pas du tout applicable à ma vie…

    Pourtant c’est un peu l’essence de votre site, non? Le «retour aux sources à la maison». Encourager les femmes à se mettre aux travaux manuels, à faire elle-même leurs vêtements etc.
    C’est essentiel de prendre du temps pour soi. J’aimerais parfois ne pas être filmée, photographiée, juste créer pour moi, mais ce n’est pas compatible avec mon emploi du temps. Voilà toute la complexité. La «slow life», ce sera pour 2017!

    Qualifiez-vous votre travail de «job de rêve»?
    Oh oui, c’est un peu comme le jean parfait. J’ai du mal à m’imaginer travailler pour un employeur un jour. La chose la plus gratifiante dans mon travail, c’est le retour sur investissement, qui est instantané via mon blog. C’est le plus important pour moi.

    Retrouvez dans la galerie ci-dessus un mix des créations de Miss Gachet.

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