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    La success story suisse de Baabuk

    Cette start-up lausannoise a su faire de la laine une matière design et tendance pour habiller nos pieds. Galina nous raconte leurs débuts prometteurs.

    Publié le 
    20 Novembre 2015
     par 
    Loreleï Michel

    De la fusion du mot «babushka» (grand-mère en russe) et de «baa», onomatopée semblable au bêlement du mouton, est née Baabuk: une start-up suisse qui s’est lancée dans la création de chaussures en laine feutrée. D’abord des chaussons, puis des bottes et maintenant Baabuk lance sa gamme de baskets fun et modernes. Mais plus qu’une pelote de laine devenue chaussure, Baabuk, c’est surtout une histoire de famille que Galina Witting a accepté de partager avec nous.

    Au pays de Baabuk

    Un cadeau de Noël original

    Tout commence il y a 6 ans, lorsque Galina et son mari reçoivent à l’occasion des fêtes de Noël une paire de chaussures traditionnelles russes de la marque Valenki. Faite à partir de laine feutrée, elle a été considérée comme la chaussure des pauvres pendant plus de 300 ans. Pas chère mais résistante aux basses températures. Aujourd’hui encore, on peut la voir aux pieds des balayeurs de rue, des soldats de l’armée russe et des enfants.

     

     

    Une photo publiée par BAABUK (@baabuk) le

     

    Toutefois, Galina et son mari sont très sceptiques quant à l’utilisation extérieure de ces chaussures. La surprise est de taille lorsqu’ils les portent pour la première fois. «On a l’impression de mettre ses chaussons en allant dehors sauf que ça tient chaud et que c’est solide!», raconte Galina.

    Périple à Jakarta

    Quelques temps plus tard, le mari de Galina se voit proposer une place de travail en Indonésie. Galina décide de l’accompagner et démissionne de son poste au sein d’une grande entreprise. Ensemble, ils s’envolent à destination de Jakarta. Rapidement, Galina a le mal du pays. Partageant une nature bricoleuse avec son mari, elle trouve du réconfort en fouillant dans leur boîte à bricolage. Elle y déniche une pelote de laine et en se remémorant l’épisode Valenki, elle tente de fabriquer de la laine feutrée. «C’est très simple, me dit-elle. Il faut de l’eau, de la laine, du savon et beaucoup frotter!» Même si son premier essai n'est pas très concluant, son mari décèle tout de suite le potentiel de sa création et l’invite à persévérer.

    Skype avec la Russie

    Déterminée, Galina fait appel à une dame en Russie spécialisée dans la production de laine feutrée, qui lui transmet son savoir via Skype. Vive la technologie! Ainsi, les 10 premières paires sont créées.

    Escapade à la Foire de Münich

    «Mais comment faire prospérer la marque ?» se demandent alors Galina et son mari. La Foire de Münich, destinée aux amateurs de «outdoor» (grimpe, montagne), leur apparaît très vite comme la solution idéale. Ils y louent un stand et «on allait conquérir le monde avec ça!» raconte avec humour Galina. D’ailleurs, c’est à peu près ce qui s’est passé. Une société hollandaise leur achète 900 paires et avec d’autres commandes, ils se retrouvent à devoir produire 2400 chaussures en 6 mois. Un vrai challenge après avoir seulement créé une dizaine de chaussures.

     

     

    Une photo publiée par BAABUK (@baabuk) le

     

    Expansion à Jakarta

    Le couple, toujours plein de ressources, ne se démotive pas pour autant. Le mari de Galina, ingénieur de formation, prend l’initiative de dessiner des machines destinées à la production et rejoint Galina dans l’aventure Baabuk. En Indonésie, ils engagent et forment des indigènes, pour qui la laine est un matériau encore inconnu. Les différences culturelles compliquent parfois la production. «Les gens venaient et partaient après une semaine, c’est comme ça en Indonésie» nous explique Galina.

    Retour glorieux en Suisse

    La première campagne réussie du couple leur confirme leur choix de continuer Baabuk. Début 2015, ils sont de retour en Europe. Ils déplacent alors la production au Népal, un pays coutumier de la laine. Ils y passent leur été afin de former le personnel à la création des pantoufles et des bottes. Se rendant compte de l’axe hivernal de leurs produits, ils se lancent dans des baskets d’entre-saison et même d’été.

     

     

    Une photo publiée par BAABUK (@baabuk) le

     

    Avec le succès fulgurant de la marque, ils s’agrandissent au Portugal et la laine ibérique devient alors leur précieux joyau.

     

     

     

    Une photo publiée par BAABUK (@baabuk) le

     

     

    Vous connaissez à présent les prémisses de la marque Baabuk, promise à un avenir prospère. Une belle success story romande qui a commencé à partir de rien, ou presque, qu'on a eu beaucoup de plaisir à découvrir. 

    Si vous souhaitez commander une paire de pantoufles, de bottes ou de baskets, vous pouvez vous rendre directement sur leur e-shopping ou dans l'une des boutiques dépoisitaires.

     

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