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    Rachel McAdams, une femme normale... ou presque!

    On la connaît surtout pour ses rôles dans des drames ou des comédies romantiques, mais derrière l’image glamour se cache une personnalité simple et une vie qu’elle revendique «banale». Carrément.

    Publié le 
    29 Juin 2018
     par 
    Saskia Galitch

    De Rachel McAdams, on retient surtout la beauté, le regard profond et les héroïnes dramatiquement bouleversantes qu’elle a incarnées au fil des ans avec une intensité et une justesse rares. Ainsi Etsi, la lesbienne déchirée entre amour et devoir dans «Désobéissance» (en salle depuis le 13 juin), Ani Bezzerides, la fliquette torturée de «True Detective 2», ou encore Allie, dans le mémorable «N’oublie jamais».

    Ce qu’on sait moins, c’est qu’au-delà de son image plutôt glamour et romantique, l’actrice de 39 ans, qui vient d’avoir un petit garçon de son amoureux Jamie Linden, est également une comédienne comique parfaitement désopilante. En attestent notamment ses rôles de garce détestable et hilarante dans Lolita malgré moi, de nunuche follache dans «Serial Noceurs» ou de demi-cinglée dévastatrice dans «Night Games», sorti en mars 2018.

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    Ce qu’on oublie, aussi, c’est que hors tapis rouge, une fois rangés les bijoux et falbalas des cérémonies, elle est une femme toute simple. Du moins le jure-t-elle, expliquant dans la foulée que, très attachée aux valeurs humanistes, solidaires, égalitaires et vertes transmises par sa maman infirmière et son papa déménageur, elle reste persuadée qu’une artiste qui a des choses à transmettre «ne doit pas être déconnectée de la réalité mais mener l’existence de tout un chacun».

    Raison pour laquelle elle s’est offert un entracte de près de deux ans après son succès dans «N’oublie jamais», en 2004:

    «Je risquais de ne plus toucher terre, il fallait que je me recentre sur l’essentiel!»

    Raison pour laquelle, aussi, qu’elle assure préférer vivre «normalement» et discrètement près de sa famille, au Canada, plutôt que dans le faste hollywoodien, à la merci des paparazzis qu’elle abhorre. «Chez moi, à Toronto, il m’arrive souvent de me balader dans la rue et personne ne me reconnaît. Ce d’autant moins que j’adore changer de couleur de cheveux

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    Histoire de bien asseoir sa normalité et sa «banalité» d’humaine lambda (elle y tient!), cette adepte de yoga insiste aussi sur les petits plaisirs et les bons moments qu’elle aime s’octroyer le plus souvent possible: lire un bon bouquin – elle est fan d’Haruki Murakami et de Sylvia Plath –, écouter la radio ou des disques, voir un «bon film», prendre des leçons de cuisine et préparer à manger, jouer du piano, faire les courses, fouiner à la recherche de robes vintage ou flâner à la Bibliothèque municipale.

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    Et puis elle adore, encore, s’offrir des soirées «jeux de société» avec ses amis ou son frère et sa sœur cadets, dont elle reste indéfectiblement proche, car elle est «fascinée de voir les personnalités profondes des uns et des autres» s’exprimer dans ces moments-là.

    A ce propos, elle avoue d’ailleurs avoir hérité de sa grand-mère une véritable passion pour le loto, ce qui la pousse, dit-elle, à se laisser entraîner régulièrement:

    «Dès que je le peux, je vais dans des trous perdus où je peux jouer complètement incognito des heures durant!»

    Info? Intox? Difficile à dire.

     

     

     

    Entre ombre et lumière

    C’est que la belle aime assez faire la bête. Dans l’idée de ne pas trop se dévoiler, elle utilise en effet l’arme de l’humour pour brouiller les pistes et botter en touche les sujets qu’elle estime «trop privés».

    Son enfance heureuse dans une petite ville de l’Ontario? Pas de problème, elle ouvre les vannes, se souvient en souriant de ses entraînements de patinage artistique, de ses premières pièces de théâtre, de ses envies de devenir secrétaire parce qu’elle adorait «la papeterie et les trombones». En revanche, de ses années de lycée solitaire et «sans amis», non, elle ne dit rien.

    L’écologie et ses petites contradictions quotidiennes, oui, ça aussi elle veut bien en parler et admettre qu’elle peut se montrer parfois un chouia incohérente: «Adolescente, j’ai travaillé dans un fast-food pour payer mon école de théâtre. En soi, ce n’était déjà pas terrible, mais le pire, c’est qu’à cette époque, j’étais obsédée par le besoin de me laver les mains toutes les 5 minutes… et tant pis pour le gaspillage d’eau!»

    Dans le même ordre d’idées, elle relate également volontiers sa tentative «catastrophique» de devenir végétarienne au nom de la protection animale: «J’ai essayé. Vraiment. Le hic, c’est que je m’étais lancée dans cette démarche sans me renseigner, si bien que je ne mangeais plus que des pâtes et que j’étais crevée! Alors j’ai laissé tomber. Bon, maintenant que j’ai découvert une autre alternative valable à la viande, j’aimerais assez m’y remettre. On verra!»

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    Mais sur l’agression sexuelle dont elle a été victime au début de sa carrière, elle bloque. Récemment interrogée à ce propos, elle a rapidement évacué l’affaire, se contentant de trouver important qu’on continue à en parler pour faire bouger les choses, tout en martelant:

    «Nous avons toutes vécu de sales expériences. Je ne suis pas un exemple, je suis juste comme tout le monde.»

    Son actu

    Aux côtés de Rachel Weisz, elle joue dans «Désobéissance», en salle depuis le 13 juin 2018.

    Ce qui la dope

    Faire du vélo dans les rues de Toronto, qu’elle arpente «comme une maniaque depuis quinze ou vingt ans.» Elle ajoute: «j’adore les frissons que ça me procure!»

    Son disque préféré

    «Harvest Moon», de Neil Young. Mais elle adore, aussi, «tout Leonard Cohen et Joni Mitchell», deux artistes qu’elle a découverts à l’adolescence.

    Son don inattendu

    Très gourmande, elle adore cuisiner et se verrait bien tenir un restaurant.

    Sur sa shamelist

    Malgré sa veine écologiste, elle adore conduire «de temps en temps» de grosses voitures et rêve même de se la jouer cascadeuse.

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