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C’est la tendance 2016: s’arrêter en route, n’importe où dans un bel endroit et planter sa tente, parquer sa voiture ou son van aménagé. Ce genre de tourisme «slow» fait de plus en plus d’adeptes parmi ceux qui veulent être davantage près de la terre et loin de la foule. Allez, on s’offre un dernier séjour?

Le choix de la tente

Hé oui, vous pouvez décider de poser un matelas et votre sac de couchage dessus, pour dormir à l’air libre. Mais nous avons pensé aux frileux (ses), aux angoissé(e)s qui vont claquer des dents au moindre bruissement de feuilles, aux insectophobes et simplement aux non-initié(e)s: nous vous donnons quelques options pour réussir à ronfler (c’est quand même le but), bien abrité(e).

Finie la tente de mamie qui n’est pas waterproof et qu’on met dix ans à monter, il existe désormais plusieurs solutions.

Pour les téméraires: la tente «Tarp»

C’est plus un toit qu’autre chose. Elle vous protège cependant d’une éventuelle pluie. On l’utilise si la météo est favorable (pas de vent ni trop de froid) et si l’on veut voyager très léger. Exemple: Scout Tarp Extreme sur «Pointbreak», 229 fr. ou en version mini-tente individuelle: Abri 2 seconds 0 Quechua, 20 fr. chez Decathlon.


© Pointbreak.ch

Un peu plus grandes et en ouverture rapide: les tentes tunnels

Elles accueillent généralement de 2 à 3 personnes. Légères, elles ne sont malheureusement pas autoportantes (on est obligé de les fixer au sol). Ce type d’abri est disponible en «ouverture rapide»: pliable en cercle, il suffit de jeter la tente en l’air pour qu’elle s’ouvre et tienne. Exemple: 2 seconds easy 1 de Quechua, 40 fr. chez Decathlon.


© Quechua.com

Pour ceux qui veulent du spacieux: les tentes dômes

Pour les amoureux des grands espaces, optez pour les dômes, qui peuvent être assez hauts et souvent autoportants. Exemple: Element 2, 40 fr. chez Athleticum. Une variante serait la tente Géodésique (avec plusieurs arceaux), mais lourde et compliquée à monter, plus adaptée pour des conditions météo difficiles.


© athleticum.ch

Si vous rêvez de vous endormir en hauteur: les tentes suspendues

Le principe? Des sangles se trouvent à chaque extrémité, il faut ensuite les accrocher à un arbre ou autre support. Le seul souci, c’est que ce «logement» est encore coûteux car peu démocratisé. Exemple: Tentsile Connect, 550 fr. sur le site «2Raventure».

Le bon compromis: la tente de toit

Si vous vous baladez en voiture et non à pied, la tente de toit a un côté pratique. Fixée telle un coffre sur le haut du véhicule – il faut donc des barres de toit – elle est pliée durant le trajet et s’ouvre de différentes façons selon qu’elle est en dur ou en tissu. Se décider pour une tente de toit est cependant contraignant: votre voiture doit supporter son poids, on consomme plus de carburant, il faut des fixations et c’est plutôt cher! Exemple: Oryx, 1000 fr. sur «Trekking».


© Trekking.fr

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Avant de partir: la check-list pour une bonne nuit sous tente

  • Vérifiez la météo: est-ce vraiment le moment d’aller camper? Le froid, c’est supportable – et qu’est-ce que c’est bon de se réveiller dans son sac de couchage tout chaud! – mais l’humidité c’est moins sympa, et suivant l’endroit, le mauvais temps devient vite dangereux.
  • Avez-vous prévu de quoi jeter vos déchets? Ce serait trop bête de polluer de beaux espaces! Emportez un sac-poubelle que vous jetterez chez vous.
  • Pensez que l’anti-moustique et la lampe de poche sont vos amis.
  • La journée il peut faire chaud, le soir et la nuit c’est souvent autre chose. Pensez à prendre des couches en plus: une grosse polaire fera l’affaire!
  • Si vous souhaitez cuisiner, les plaques à gaz sont une bonne solution, il faut juste que la bombonne soit bien remplie. Et n’oubliez pas de l’éteindre.
  • Gardez toujours votre nourriture dans la voiture ou dans la tente, mais jamais dehors: les animaux viendraient vous la piquer avec plaisir.

Bivouaquer ou faire du camping sauvage en Suisse

La législation est compliquée en la matière: mieux vaut se renseigner à l’avance auprès des responsables du site qui nous intéresse.

En effet, il n’y a pas de loi qui régisse le camping sauvage ou le bivouac (arriver le soir et repartir au matin) avec une petite tente, mais ils sont interdits dans les réserves naturelles, les zones de tranquillité pour la faune et les districts francs (périmètres de protection de la nature). Ça fait beaucoup, et ça change d’un canton à l’autre.

Une photo publiée par Alex Strohl (@alexstrohl) le

Heureusement, le Club alpin suisse (CAS) a rédigé un petit aide-mémoire pour reconnaître les endroits où l’on peut dormir.

Autre option si vous êtes vraiment frustré: «Camp In My Garden». Autrement dit, des privés vous offrent la possibilité d’investir leur jardin. Il n’y a pas encore des foules d’inscrits, mais sait-on jamais?

Les destinations pour se la jouer «Into the wild»

Attention, par «camping sauvage» on entend souvent une installation prolongée qui est, la plupart du temps et dans la majorité des pays, illégale. Si l’on parle de bivouaquer, donc passer une nuit à un endroit sans déranger et sans endommager, c’est souvent autorisé suivant les règles nationales.

En France: notre voisin hexagonal est aussi strict à ce sujet, mais il reste tout de même de nombreuses possibilités et certaines sont répertoriées sur une carte par des amateurs.

Dans les pays du Nord, en Suède, Norvège et Finlande: ce sont les pays réputés les plus libres pour une nuit au grand air!

En Espagne, en Italie, au Portugal: il faut bien se renseigner, mais le bivouac est plutôt toléré.

Outre-Atlantique: au Canada, en dehors des parcs nationaux et des terrains privés, aucun problème. Mais attention aux ours… Aux Etats-Unis, c’est à vous de savoir si vous êtes sur une propriété ou non, et là, c’est compliqué!

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