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Interview: le Jet d’eau de Genève se confie à l’occasion de ses 125 ans

Jet eau geneve 0
© Getty

FEMINA Bonjour, ose-t-on vous appeler «Jet»?
Le Jet d’eau Oui, pas de soucis. Tout ce qui vous fera plaisir. Je suis tellement désolé d’avoir oublié de vous inviter à ma fête… Un oubli de mon attaché de presse. Je ferai tout pour me rattraper lors de mes 150 ans. C’est promis. Je vais vous suivre sur Instagram feminasuisse. Vous vous y êtes mises, vous, aux stories?

Oui (un peu gênée), on avoue y être accro… Plus sérieusement, quelles sont vos performances en tant que fontaine la plus connue au monde?
Je débite 500 litres à la seconde, à 140 mètres de hauteur. Par ailleurs, je projette en permanence sept tonnes d’eau dans l’air. Et je ne sais pas si vous êtes au courant, mais mon jet peut atteindre 312 mètres de haut.

Racontez-nous, quel est l’événement du siècle qui vous a le plus marqué?
Probablement quand j’étais en fonction lors de la rencontre entre le président américain Ronald Reagan et son homologue soviétique Mikhaïl Gorbatchev. C’était à l'occasion de la conférence sur le désarmement en 1985 à Genève. Un rendez-vous qui a marqué l’histoire.

Est-ce que ce statut d’icône de la ville n’est pas trop lourd à porter?
J’essaye toujours de garder les pieds sur l'eau. Mais j’avoue qu’avec toute cette pression, le poids des années peut-être… Je rêve parfois d’ailleurs. Une autre vie au calme, loin de la foule. Un endroit à moi où je pourrai me ressourcer, et rencontrer enfin, le grand amour

Etes-vous inquiet pour l’avenir écologique de l’eau et du lac en particulier?
Comme tous les jets de la planète, bien évidemment, je m’inquiète du réchauffement climatique. En Suisse, nous avons la chance de voir plusieurs initiatives émerger à ce sujet, je suis très fier d’être l’emblème de l’eau. Je rêve parfois de boire mon café avec Al Gore à mes côtés, de parler de développement durable, à cœur ouvert.


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Avez-vous d’ailleurs une adresse préférée pour boire un café?
Il me semble que votre dernier article (j’aime beaucoup ce que vous faites…), sur les cool spots où sortir à Genève était tout à fait pertinent. Une belle sélection, merci d’avoir toujours un clin d’œil pour ma ville dans vos papiers chez Femina…

Les vagues des écoles de wakeboard ne vous font-elles pas trop d’ombre?
En général, on n’a pas le même public. A vrai dire, je dois vous dire que la seule fois dans l’année où j’attire les jeunes branchés, c’est lors des gros feux d’artifice qui clôturent les Fêtes de Genève. C’est mon objectif de cette fin d’année 2016. Attirer davantage les 20-35 ans. Je pensais inviter peut-être quelques Instagrameurs, pour un workshop photographique. Affaire à suivre…

N’en avez-vous pas marre de vous voir affubler de lumières?
Pas du tout! C’est mon petit côté mode à moi. Un rien m’habille, voyez-vous. Et de toute façon, ces couleurs sont un signe d'engagement pour la plupart du temps. #IcôneSolidaire...

Une photo publiée par Femina (@feminasuisse) le

Quelle est la personne que vous rêveriez d’asperger?
Mes souvenirs ne sont plus très clairs (je sais, c’est un comble pour un jet), mais je ne rappelle pas avoir eu la chance de «rincer» Roger Federer. Cela pourrait être drôle. Je laisse un post-il à mon attaché de presse…

Pour terminer, avez-vous un conseil «feelgood» rentrée à donner à nos internautes?
Depuis longtemps, je suis un adepte de la méditation. Je ne saurais que vous conseiller de pratiquer, au quotidien, même sur votre lieu de travail. Le maître mot? La constance.

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