santé

    Instagram: un algorithme détecte la dépression à 70%

    Notre entourage souffre-il de burn out? C’est ce que nous devrions bientôt savoir grâce à un programme informatique réalisé par deux chercheurs américains. Selon eux, il sera possible de détecter de façon précoce une dépression à 70%. 

    Publié le 
    22 Août 2016
     par 
    Juliane Monnin

    Diagnostiquer l’état dépressif d’un proche grâce à nos photos? Une information qui n’est pas du tout du ressort de la science-fiction.

    Mis au point en août 2016 par deux chercheurs américains, l’algorithme en question est capable d'analyser un flux d'images publiées sur le réseau social, et de prévenir jusqu’à 70% de fiabilité une dépression avant son apparition.

    Un algorithme plus fort qu’un docteur

    Un peu difficile à croire mais pourtant véridique, ce taux serait, selon une étude, bien supérieur aux diagnostics des médecins généralistes. 

    Une expérience sur des personnes connectées

    Dans leurs travaux, le tandem de scientifiques, Andrew Reece de l'université de Harvard et Chris Danforth de celle de Vermont, a étudié 166 cas.

    L’ensemble des cobayes travaillent au service Mechanical Turk d'Amazon, une plate-forme de partage des tâches rémunérées, et tous possèdent un compte Instagram pour diffuser leurs photos personnelles.

    L'algorithme des chercheurs a ainsi analysé 43 960 images. Toutes ont été publiées avant qu'un éventuel diagnostic anxio-dépressif ait été posé.

    Intelligence artificielle ou machine learning

    Alors à quoi ressemblent les photos des actuels ou futurs déprimés? Utilisant la technique de «machine learning» ou d'«apprentissage automatique», leur programme a repéré quelques «marqueurs prédictif». Sont postées fréquemment, des clichés aux teintes froides, une luminosité sombre ou encore une utilisation fréquente du filtre Inkwell.

    Des photos très peu likées

    Objets d’inquiétude ou de malaise probables chez les followers du patient «déprimé», ces images bénéficiaient par ailleurs de moins de partages ou de commentaires au sein d’Instagram.

    Les autoportraits «selfies tristes» seraient enfin plus fréquents chez les dépressifs (CQFD) alors que les «autres» se photographient entre amis, avancent les chercheurs.

    Alors bien entendu, le résultat de cette étude n'est pas encore appliquable, mais il pourrait se révéler utile dans la façon de dépister précocement la pathologie psychologique. 


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