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    «Coworkation» ou le concept de travailler au paradis

    Après le «cospacing», les start-upers emportent leur laptop en «coworkation» («coworking» et «vacation»). Notamment grâce à des sites qui proposent des packages espace de travail et hébergement dans des lieux exotiques comme Bali. Focus sur une tendance qui fait de plus en plus de travailleurs heureux.

    Publié le 
    5 Juillet 2016
     par 
    Juliane Monnin

    Ils s’appellent Surf Office, Kantoot Karavaan, HackerParadise, Mutinerie Village (le plus baba cool, permaculture et fablab compris) ou simplement Coworkation. Ces plates-formes d’un nouveau genre proposent du rêve en boîte et surfent sur le trend du «happy office».

     

     

    Une réelle tendance?

    En 2015, le site «Slate» se posait déjà la question, le nomade numérique était-il l’avenir du routard? Un an plus tard, les business modèles qui proposent du télétravail dans un «village vacances»  - ou sur une île déserte - fleurissent sur l’Internet. Après une phase d’expérimentation, 2016 s’avère être donc synonyme de standardisation, tant le concept emballe de nombreux adeptes. Alors pourquoi pas nous?

     

    Une photo publiée par Surf Office (@surfoffice) le

    On dit banco si…

    …Principalement notre boulot le permet! Bien entendu, il faut déjà faire partie de la tranche des chanceux télé-travailleurs. En effet, indépendants, «technomades» ou créatifs (artistes, graphistes, photographes) pourront bien plus facilement s’abonner à ce système de cospacing à l'étranger. 

    L’option est également à envisager si l’on ressent la furieuse envie de faire le point à l’autre bout du monde sur sa vie/carrière, avec un environnement de travail stimulant, et des paysages à couper le souffle. 

    Par ailleurs, les retraites coworkation accueillent souvent des équipes de grandes boîtes telles que Google, Facebook ou Microsoft. Et un jour (emoji doigts croisés), peut-être Tamedia?

     

     

    Enfin, le concept peut tout à fait convenir à des personnes qui souhaitent prendre un congé sabbatique ou de longue durée… tout en voulant monter une affaire ou ne pas perdre de temps… Tout cela, en live d'une yourte en Hollande ou sur un spot de surf aux Canaries. Avouez que l’histoire est bien alléchante.

    Combien ça coûte?

    Sur le compte Instagram de Coworkation, le slogan «work to live, don't live to work» (travailler pour vivre et non vivre pour travailler) annonce le ton de leur activité. Avec The Surf Office, Coworkation est un des sites de référence pour trouver un «coworkation» sur-mesure. Tel une bible en la matière, il recense des voyages organisés (de Barcelone au Costa Rica) à des hôtels boutique en passant par la solution «home sharing» avec des entrepreneurs.

     

     

    On y trouve actuellement par exemple, des séjours à Bali (dès 700 dollars) ou des virées «Mediterranean Sailing» (dès 1310 dollars); avec au programme, mer, soleil et (un peu) de coworking. Et oui, on en oublierait presque que l'idée est de travailler!

    Un style de vie déjà bien expérimenté

    Sur la Toile, les témoignages fleurissent. Ainsi, sur le site «Qz», Liza Jansen explique pourquoi «elle a décidé de partir en coworkation pour un mois à Bali» et décrit, en tongs, depuis son open space en bambou, comment elle voit la notion de travailler «bien différente».

    L’auteur y livre les meilleures options sur la planète et conseille surtout de ne pas viser Ubud, également appelé le «Silicon Bali». Un coin de paradis victime de son succès depuis qu'Elizabeth Gilbert y a écrit un certain best-seller nommé «Eat Pray Love».


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