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Comment arrêter de tout remettre à demain? Nos conseils!

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Le procrastinateur entreprend souvent 1000 choses à la fois, en passant joyeusement de l’une à l’autre. Le résultat? Rien n’est jamais terminé. Cette tendance à la dispersion est amplifiée par toutes les incitations à la distraction: discussions autour de lui, courriels publicitaires, notifications…

© Unsplash

Les procrastinateurs le savent bien: tout reporter au lendemain, au surlendemain ou aux calendes grecques ne leur facilite pas la vie. Au contraire, même, puisque cette méchante habitude les met dans des situations inconfortables: blâmes de leurs supérieurs, contrats perdus, factures majorées ou même poursuites, appartement noyé sous le linge sale, le chenit et la poussière… bref, les exemples sont multipliables à l’infini. Alors comment casser ce cercle vicieux et reprendre la main sur sa vie quand on procrastine? Voici quelques pistes délivrées par le psychiatre français Antoine Pelissolo et par le coach Michaël Ferrari.

Comprendre

Avant de pouvoir changer les choses, il faut d’abord comprendre pourquoi on agit ou pourquoi on n’agit pas, plutôt! A priori, donc, la procrastination est surtout liée à…

L’anxiété, la faible estime de soi et, corollaire, le perfectionnisme. En gros, donc, on ne fait pas ce qu’on devrait parce qu’on est angoissé. Et qu’on a peur de ne pas être à la hauteur, d’être jugé, de se tromper, d’être face à une difficulté ou à un changement, d’apprendre une mauvaise nouvelle, etc. Procrastiner revient à user d’une forme stratégie d’évitement afin d’annuler – provisoirement – le stress associé à la tâche que l’on repousse.

La mauvaise estimation du temps. Souvent en retard, un procrastinateur sous-estime le temps nécessaire et surestime le temps restant avant la dernière limite.

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La fausse urgence. Au lieu de faire ce qu’il devrait, le procrastinateur se lance dans une tâche moins importante mais plus facile, au motif qu’il s’agit soudainement d’un impératif. Du coup, de fausse urgence en fausse urgence, la corvée est repoussée à perpète!

La difficulté à se concentrer et à faire des efforts. Le procrastinateur entreprend souvent 1000 choses à la fois, en passant joyeusement de l’une à l’autre. Le résultat? Rien n’est jamais terminé. Cette tendance à la dispersion est amplifiée par toutes les incitations à la distraction: discussions autour de lui, courriels publicitaires, notifications…

Agir

Une fois les raisons de la procrastination comprises, il s’agit de passer à l’action.

On se fixe des objectifs raisonnables. Plutôt que de prendre de grandes résolutions qu’on n’arrivera pas à tenir, on établit une liste de petites choses à faire en fonction de leur degré d’urgence et d’utilité (payer les factures, faire sa lessive…) et de leur niveau de difficulté et de pénibilité.

On segmente les problèmes. Un dossier compliqué ou les nettoyages de printemps ne peuvent s’accomplir en deux minutes. Donc, on décompose les actions les plus lourdes en sous-actions plus simples: si notre objectif principal est de faire les à-fonds, on nettoie une pièce après l’autre, sans se culpabiliser de ne pas tout faire en une fois! On se la joue chronomètre. Tout comme on décompose les tâches, on décompose le temps qu’on passe à les faire. En clair: pendant 10 à 15 minutes, on se consacre exclusivement à l’une des tâches fixées, sans se laisser distraire. Puis on prend 5 minutes de pause… avant d’enchaîner avec 10-15 minutes de boulot… et rebelote jusqu’à ce que l’objectif (raisonnable!) qu’on s’est fixé soit réalisé. Pour s’aider à trouver un rythme, on se fie à un minuteur ou à un chronomètre.

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On préfère la carotte au bâton. Chaque fois qu’on arrive au bout d’une tâche (un dossier bouclé, le ménage poutzé ou des corvées administratives réglées), on s’offre une petite récompense: un moment de glandouille, de lecture, de balade. L’idée paraît simpliste mais elle fonctionne bien pour entretenir la motivation. Attention toutefois à ne pas passer plus de temps à profiter de sa récompense qu’à faire ce qu’il y a à faire!

On s’observe. Certains sont plus efficaces le matin, d’autres le soir. Du coup, on tient compte de son biorythme pour planifier les activités qui nécessitent le plus d’énergie.

On tient des plannings. La tenue de listes ou, mieux, d’un bullet journal est recommandée: à force de reporter par écrit des tâches jour après jour, on finit par se focaliser sur elles… et par les réaliser. Ne serait-ce que par ras-le-bol d’y revenir sans cesse!

Le «BuJo» peut vous changer la vie

On se met des échéances courtes. Quand on aime travailler en mode urgence, on a intérêt à se fixer des délais avancés à respecter absolument, histoire de ne pas arriver avec un article sur la procrastination plus de deux semaines après la Journée mondiale des procrastinateurs…

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