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    Burn-out maternel: 4 signes qui ne trompent pas

    A force de vouloir trop en faire, on risque de basculer, au travail comme à la maison. Submergées par le stress et l’anxiété, bon nombre de mamans connaissent un syndrome d’épuisement. Quels sont les signes qui doivent alerter et quelles mesures faut-il prendre?

    Publié le 
    2 Mars 2018
     par 
    Muriel Chavaillaz

    Prendre soin de soi? Un acte essentiel que beaucoup de mères mettent de côté faute de temps, de moyens. Et qui laisse souvent un sentiment de culpabilité. «Socialement, les mamans sont programmées pour ignorer leurs besoins», rappelle «PopSugar». Et pire encore, demander de l’aide est considéré comme un acte de faiblesse.

    Le cliché de la «mère courage» cause bien du tort. Lorsque la fatigue physique et l’épuisement moral deviennent quotidien, il est souvent bien difficile de le faire savoir à ses proches. Certains signes devraient alerter ces derniers et vous forcer à dire «stop»:

    S’énerver contre ses enfants et son compagnon

    Bien sûr, les disputes sont totalement normales dans la vie quotidienne d’une famille. Mais il peut arriver que l’on se dise: «Tiens, j’ai crié sur mon fils alors qu’il n’y avait pourtant aucune raison de me mettre dans un état pareil…». Ou que l’on se rende compte que chaque geste, chaque mot prononcé par son partenaire nous agace irrémédiablement.

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    Tout oublier

    Oublier constamment des choses est un signe d’épuisement. Ne pas se souvenir d’un rendez-vous important, zapper l’anniversaire de sa sœur, ne pas aller chercher ses enfants à la sortie de l’école, perdre ses clés ou son porte-monnaie… Si ces événements se répètent, il faut y faire attention.

    Être constamment fatiguée

    Que vous dormiez 7 heures d’affilé ou que vous vous réveilliez toutes les 2 heures, vous ressentez toujours la même lassitude au réveil, ce sentiment de ne pas avoir rechargé vos batteries et d’être lessivée… alors que la journée n’a pas encore débuté.

    Changer totalement votre routine de maman

    Vous aviez l’habitude de concocter des petits plats sains pour toute la smala, de les emmener prendre l’air le samedi après-midi et de veiller à ce que chacun ait des sous-vêtements propres à disposition. Pourtant, depuis quelques temps, vous avez laissé tomber tout cela et votre mot d’ordre est devenu «débrouille-toi». Vous vous couchez en vous sentant coupable et, pourtant, impossible de modifier votre comportement. C’est un signe fort d’épuisement: vous n’avez plus d’énergie pour vous-même et encore moins pour décrocher le prix de «maman de l’année».

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    Que faire lorsque l’on est en burn out maternel?

    Faites appel à un professionnel: et commencez une thérapie. Parlez avec une personne qui ne vous connait pas et ne vous jugera pas est salvateur dans bien des cas. Evoquez les épreuves que vous traversez vous redonnera du courage et vous permettra d’y voir plus clair.

    Arrêtez de dire oui: c’est très souvent le cumul de responsabilités qui conduit à cet état d’épuisement. On nous a toujours appris à ne pas refuser et, lorsqu’on le fait, on se sent mal. Apprenez à ne plus l’être. Refuser est essentiel pour vous préserver, vous ainsi que vos enfants.

    Impliquez votre partenaire: ayez une discussion franche et ouverte sur votre ressenti et demandez-lui de prendre davantage de responsabilités. Si c’est déjà le cas, faites appel à d’autres organismes susceptibles de vous aider (systèmes de garde, associations) ou à des membres de votre famille.

    Mettez-vous au yoga: bookez un cours dans vos semaines marathon vous semble inenvisageable? Testez la pratique à la maison. Enchaîner les postures aide à réduire considérablement le niveau de stress et d’anxiété. De nombreuses vidéos sont disponibles sur YouTube.

    Prenez en compte les problèmes de vos enfants: un souci chez l’un des kids est souvent lié au burn-out maternel. Parlez à votre pédiatre et aux professeurs, ne fermez pas les yeux sur les éventuelles difficultés de développement physique ou émotionnel. Obtenir des réponses et de l’aide permet de réduire les risques d’épuisement.

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