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Télétravail

L'édito de Sonia Arnal: maître confiné, chat heureux

Arnal Sonia Edito 19 2

Quand il est d’humeur, mon chat photobombe mes séances en affichant son postérieur juste devant la caméra – sympa pour la rédaction, la vue…

© Ludovic Andral

Jean-Claude, ça va plus du tout en ce moment. C’est au début du confinement que les choses ont commencé à mal tourner. JC, c’est le félin de la maison, donc. Il était habitué depuis chaton à respecter un certain nombre de règles et à passer seul plusieurs heures par jour. Mais forcément, son cadre a explosé durant ces longues semaines où j’ai télétravaillé, et toute son éducation est à reprendre. Il faut remettre l’église au milieu du village, les montres à l’heure, JC au pas, bref, vous voyez l’idée.

Parce que là il se permet de s’asseoir sur la souris pour m’empêcher de travailler, ou sur le clavier, histoire d’être sûr que je lui accorde mon attention pleine et entière. Ou alors il fait semblant d’être mort de faim (couché sur le dos, les quatre fers en l’air, l’air triste d’un mendiant, il ne lui manque plus qu’à dire «s’iiiiiilllll vous plaîaîaît»), alors qu’il a des croquettes plein son distributeur. Mais comme je suis là, il préfère s’épargner l’effort de le faire tourner tout seul et il fait semblant de ne plus savoir le manœuvrer pour faire tomber la nourriture.

J’ai cédé une fois, je ne vous dis pas la funeste erreur!

Maintenant il insiste, il insiste, dans l’espoir que je vais bien finir par recommencer. Pendant les visioconférences, qu’il a toujours trouvées trop matinales et trop bruyantes, il me jette des regards réprobateurs. Quand il est d’humeur, il photobombe mes séances en affichant son postérieur juste devant la caméra – sympa pour la rédaction, la vue…

Mon chat = mon fils

Désormais, je passe une partie de la semaine au bureau. Dès que je prépare mes affaires et que je sors mes chaussures du placard, la bête comprend que je suis sur le point de m’en aller, et elle proteste, avec un miaulement caractéristique plein de reproches. Quand je rentre, je lis dans ses yeux:

«C’est à cette heure-là que tu te pointes? Qui me verse mes croquettes et me fait des papouilles en continu, hein? Plus personne!»

J’ai beau lui expliquer que les tendres bouchées au bœuf en sauce n’arrivent pas toutes seules dans l’écuelle, rien n’y fait.

Sinon, pendant le confinement, mon fils était aussi à la maison. Vous pouvez relire la chronique en remplaçant JC par son prénom et – presque – tout reste vrai. Je vous laisse, j’ai des tâches éducatives sur le feu.

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