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#FeminaOpinion: Osez le bureau buissonnier!

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On vous dit pourquoi «buissonner» est bon pour la santé.

© Getty

Cette semaine, je suis tombée sur un post du site «Madame Figaro» qui ventait l’urgent besoin de mettre nos semaines de travail sur pause, du moins de créer durant les heures de job, des moments de respiration. Inspirée par ce papier et attendrie par les yeux doux d’une sœur qui souhaitait passer du temps avec moi, j’ai osé tester le bureau buissonnier 24 heures. Et vous savez quoi? J’ai adoré. Pire: j’ai vraiment envie de recommencer.

Quelques souvenirs adolescents et notre marche à suivre

Je vous le dis tout net. Faire le bureau buissonnier n’a rien à voir avec le fait de poser des vacances à l’avance, par exemple le 5 janvier pour toute l’année, pont de Pâques compris. S’essayer à la version pro de l’école buissonnière, c’est souhaiter relâcher la pression durant la semaine, mais de façon improvisée (dans la limite du possible, l’impro, je vous l’accorde). Une ode à la «spontanéité organisée» en résumé.

Pour y arriver, il faut tout d’abord se remémorer quelques souvenirs de jeunesse. Pour ma part, ce sera des mercredis après-midi à quitter le lycée pour errer en ville et des départs en mobylette pour rouler avec «ma bande» au lieu de disserter sur Descartes ou Platon. A vous de faire remonter votre passé de rebelle scolaire (ou pas).

Alors, à quoi ressemble le parfait «office break»? On peut très bien s’organiser un dîner (un déjeuner pour nos internautes francophones) pendant 2 heures dans une de ces chouettes adresses qui viennent d’ouvrir à Vevey, Genève ou Lausanne.

On peut également, durant la pause de midi, se booker une heure de dorlotage ou de bien-être en pleine semaine (et chanter dans la rue, elle est libre, Max). Quelques idées pêle-mêle: une séance de hot yoga, un tour chez l’esthéticienne (un soin des pieds nous ferait un plaisir dingue à cette saison, non?) ou la coiffeuse, etc.

Les plus audacieuses d’entre nous prendront carrément un jour entier de «buissonerie» pour passer du temps en famille, aller skier (tic-tac, il reste quelques semaines), se balader à Annecy (toujours canon, la vieille ville) ou encore découvrir les cerisiers japonais du Jardin des roses à Berne (un must du printemps).

Attention! Annuler un rendez-vous last minute avec votre meilleure amie en prétextant une réunion avec votre chef ou ne pas venir pointer le lundi matin pour rester avec Jules sous la couette n’a rien à avoir avec le concept du bureau buissonnier. En 2017, ces petites malversations arrangées s’appellent toujours «poser un lapin à quelqu’un» ou simplement être une copine de seconde zone et/ou une pas très sérieuse travailleuse.

Des semaines comme des tunnels

Autre précision, l’acte de plaquer l’open space à 11 h 57 pour vous s’évader le temps d’un long repas dans un bistro branché ou de déclarer un jour off à jour J – 24 h n’est pas un encouragement à griller son cahier des charges. Je ne prône pas le laxisme ou le dénigrement du travail bien accompli. J’évoque simplement la possibilité de ralentir le train fou rythme infernal que l’on peut vivre (souvent) en entreprise.

Parce que vous les voyez filer, vous, les semaines de boulot? A la rédaction, quand on voit apparaître sur nos fils d’actualité le gif de la «danse du vendredi», on a très souvent le sentiment d’avoir vu celui du «monday motivation» la veille. Un peu affolant, oui.

Et voilà une info qui confirme notre ressenti: selon l’association pour la Promotion de la Santé Suisse, deux tiers des personnes actives déclarent subir du stress et de la pression au travail. Hey les gars, si on pilait sur le frein, manager et managés? En buissonant allégrement? (Emoji sourire banane)

De l’art de buissonner pour mieux travailler

Femmes actives, si vous vous sentez telle une héroïne vidéo qui vit dans un monde nommé Tetris, qui doit constamment slalomer entre des séances de brainstorming et sans cesse éviter de mourir écrasée sous des piles de dossiers… Si surtout, vous ne vous rappelez plus de la fois où vous auriez pris plus de 45 minutes pour votre pause lunch (comme un Français sur deux du reste) ou manger en meilleure compagnie que votre écran noir, il est probablement temps de réagir.

S’autoriser à faire autre chose que travailler le midi et simplement récupérer tous vos jours va booster votre créativité (je vous le confirme pour l’avoir testé) et vous permettre de prendre du recul sur vos missions professionnelles. Une véritable aubaine dont vous auriez tort de vous priver. Cela devrait même vous éviter, dans les cas extrêmes de stress cumulé, un «burn april».

Apprendre à ne rien faire

Même si comme disait notre cher Alfred de Vigny, «Laisser passer le temps sans emploi, c'est perdre un bon revenu», en Suisse, impossible de ne pas entendre la voix de 90% des employés (source Perfagora) qui restent convaincus qu’une politique de bien-être en entreprise améliorerait leur motivation et leurs performances globales.

On ajoutera enfin à cette enquête, une étude d’une société lettonne (Desktime), qui révèle que 52 minutes de travail et 17 minutes de pauses seraient le rythme idéal pour être efficace au job. Et si on en faisait moins pour en faire plus?

Allez, allez, sérieusement, déconnectez-vous et écoutez le message vocal de la standardiste: «le printemps accompagné de son ode propre à l’errance vous attendent à l’accueil de votre PME».


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