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Vacances 2020: à la (re)découverte de la Suisse

Doss Voyage Suisse Andre Meier

Bienvenue au Parc national suisse, en Engadine, patrie des Bouquetins et du gypaète barbu.

© André Meier

Aller voir là-haut

Alpes vaudoises, de bas en haut

© Gerry Nitsch

De Bex aux Diablerets, du Chablais au sommet des Alpes vaudoises, on embarque pour un voyage qui débute aux mines de sel de Bex, avant de grimper à travers les vignes vers Gryon où l’on fait un stop pour une balade sur les traces des héros des romans policiers de Marc Voltenauer, auteur à succès installé ici. Halte ensuite à Villars, au nouvel hôtel Mountain Lodge, avant d’emprunter le col de la Croix en direction des Diablerets et de son glacier.

A ne pas manquer: Le Peak Walk, au Glacier 3000, seul pont suspendu au monde qui relie deux sommets. Ça tangue, c’est haut, ça file le frisson et la vue est magnifique. Hyper-rafraîchissant par temps de canicule.

Le val de Tourtemagne a vu l’ours

© Wallis Promotion / Frederic Huber

Si vous n’aimez pas la foule, ce lieu sauvage et méconnu est fait pour vous. Ici s’étale toute la beauté végétale et minérale du Valais, agrémentée de quelques légendes pour un effet plus romantique. Idéal pour les vététistes et les marcheurs grâce à ses sentiers balisés, le val séduira aussi les enfants grâce à la présence fantomatique de son ours, le dernier à avoir vécu en Valais, il y a 150 ans. On peut même voir sa patte, certes un peu rabougrie, dans le joli hameau d’Oberems. Une balade à découvrir dans le guide Balades Sensationnelles, paru chez Favre.

A ne pas manquer: L’ascension du Barrhorn, 3610 mètres, l’un des plus hauts sommets alpins accessibles – aux bons marcheurs – sans équipement de haute montagne.

Glaris, petit canton méconnu

© Roland Gerth / Switzerland Tourism / BAFU

C’est «le canton alémanique le moins connu des Romands», selon Yannis Amaudruz, auteur de Lieux secrets de l’histoire romande (Ed. Favre) et du blog Helvetia Historica. Et c’est bien dommage, car Glaris est plein de surprises, dont le «haut lieu tectonique» de Sardona, qui raconte comme nulle part ailleurs l’histoire de la formation des Alpes, ou le Martinsloch, un étrange trou dans la montagne. Deux fois par an (mi-mars et fin septembre), les rayons du soleil qui passent à travers éclairent le clocher de l’église d’Elm (oui, l’Elmer Citro vient d’ici!).

A ne pas manquer: Dans le chef-lieu homonyme, un petit tour au musée dédié à Anna Göldi, réputée être la dernière sorcière d’Europe, torturée et décapitée ici même en 1782 (et réhabilitée en 2008).

Le grand air à la Val Müstair

© Andre Meier

Quand on parle de parc national, on pense d’abord à Yellowstone ou Yosemite, moins au bien nommé Parc national suisse, situé à l’extrême est du pays, dans les Grisons. Pas bien grand – 170 km carrés à peine – il a le mérite d’offrir plus de 80 km de sentiers, ainsi qu’une Maison du parc bien faite et qui vient de rouvrir ses portes.

A ne pas manquer: Charlemagne himself aurait fondé le couvent de Saint-Jean, à Müstair, qui abrite des fresques carolingiennes exceptionnelles. Pas étonnant que le lieu soit classé au patrimoine mondial de l’humanité. Cerise sur le gâteau, le lieu abrite une petite maison d’hôtes.

Pour se rafraîchir

Les belles plantes de Brissago

© Ticino Turismo / Enrico Pescantini

Moins tape-à-l’œil que leurs voisines les îles Borromées – en territoire italien –, les deux îles de Brissago ont le double mérite de se trouver dans les eaux helvétiques du lac Majeur et d’abriter une luxuriante végétation quasi tropicale. C’est d’ailleurs sur la plus grande des deux que se trouve le jardin botanique du Tessin. L’excursion est une histoire de quelques heures, mais on peut aussi dormir dans la seule – et sublime – villa de l’île, construite par le baron Max Emden.

A ne pas manquer: Ascona est à quelques minutes à peine, pour un apérol spritz sur une terrasse ou une baignade dans le lac, au Lido (payant) ou au bagno publico (gratuit).

Taquiner la truite du Doubs

© Switzerland Tourism / Jan Geerk

L’impression, parfois, d’être loin de toute trace de civilisation. C’est ça, la marque de fabrique de la région du Doubs. Il y a certes le photogénique Saut-du-Doubs (F/NE), les nombreux spots où s’adonner au kayak voire à la baignade, mais pas seulement. Le Parc naturel régional du Doubs (parcdudoubs.ch) propose une jolie excursion, possible sur 4 jours, entre le lac des Brenets et la médiévale Saint-Ursanne, avec moult arrêts où déguster la fameuse truite.

A ne pas manquer: L’étang de la Gruère (JU), proche de Saignelégier, encore plus beau au lever ou au coucher du soleil, avec son écosystème fragile et un petit air de lande scandinave.

Exploration nature à Flaach

© Renato Bagattini

Une découverte à faire en famille: Flaach (ZH), au cœur de la réserve naturelle de Thurauen. On explore la rivière Thur, en la parcourant en canoë ou en observant ses rives à la recherche des castors. A faire aussi, une balade à vélo le long du Rhin pour rejoindre la petite île de Rheinau sur laquelle est implantée une jolie abbaye.

A ne pas manquer: Pour les fans de glamping, soit du camping un peu plus chic, le camping TCS de Flaach, au bord de l’eau, possède roulottes, tipis et tentes safaris de luxe pour un séjour insolite.

Profondes, les gorges du Trient

© Valais Wallis Promotion / David Carlier

Les amoureux des sports d’eaux vives connaissent déjà le coin pour ses spots de canyoning. Toutefois, les gorges du Trient (VS), profondes de quelques centaines de mètres et qui ont laissé les romantiques du XIXe siècle en extase, s’offrent aussi aux moins audacieux grâce au réseau de passerelles en bois qui permettent de les surplomber, mais aussi de contempler leur hauteur et l’eau glaciaire qui y dévale.

A ne pas manquer: Le zoo alpin des Marécottes et sa piscine creusée dans la roche toute proche, ainsi que – à Vernayaz – la Pissevache, une cascade haute de 116 mètres.

Prenons un bain de forêt

Les Franches-Montagnes, l’Alaska suisse

© Switzerland Tourism / Markus Buehler Rasom

Situé sur un plateau à 1000 mètres d’altitude, ce joli coin du Jura où se succèdent grands pâturages et forêts d’épicéas et de sapins a des airs de Grand Nord américain. Tout comme dans ces lointaines contrées sauvages, le cheval, ici de race Franches-Montagnes, est l’allié idéal pour découvrir les quelque 200 km de sentiers équestres balisés qui s’offrent aux amateurs.

A ne pas manquer: Pour les fans de huskies, les excursions en traîneaux sur roulettes d’un ou plusieurs jours avec nuit à la belle étoile sont une expérience unique.

Au fil du vallon de l’Aubonne

© Zoé Re / Office du Tourisme du Canton de Vaud

Quelques minutes seulement après avoir quitté l’autoroute qui relie Lausanne à Genève, nous voici plongés dans le vert, entre champs et forêts. De jolies petites routes qui serpentent, quelques vaches débonnaires… on pousse vers Montricher (VD) et sa très architecturale maison de l’écriture avant d’entamer l’ascension du col du Mollendruz pour rejoindre le lac de Joux et ses eaux fraîches.

A ne pas manquer: L’Arboretum du vallon de l’Aubonne, mosaïque de couleurs et de 3000 essences d’arbres réparties sur quelque 120 hectares de nature intacte.

Le bois qui sonne juste au Risoud

© David Carlier

C’est tout simplement la plus grande forêt d’un seul tenant d’Europe, 2200 hectares et presque autant de cabanes dans lesquelles faire une pause et déguster des produits locaux. A cheval entre la France et le canton de Vaud, cette vaste étendue boisée qui longe la vallée de Joux a permis à nombre de personnes de confession juive, aidées par des habitants des deux côtés de la frontière, de fuir la France occupée. Un monument en hommage à ces passeurs du Risoud se dresse au Pont (VD).

A ne pas manquer: Le Risoud possède de l’or vert, des épicéas vieux de plusieurs centaines d’années, qui produisent le fameux bois de résonance, utilisé notamment dans la lutherie. Il existe même des haut-parleurs fabriqués au Brassus (VD) à partir de ce bois exceptionnel.

Aller plus haut dans le Neckertal

© swiss-image.ch / Ivo Scholz

Découvrir la forêt à hauteur d’oiseau, c’est ce qu’offre le sentier de la canopée du Neckertal (SG), le premier du genre en Suisse, avec des passerelles perchées à 50 mètres de hauteur sur un demi-kilomètre. Un bonheur aérien pour les amoureux de la nature et des oiseaux.

A ne pas manquer: Le petit dernier préfère les trains? Filez à l’Erlebniswelt Toggenburg, la plus grande installation de trains miniatures en Europe.

Le charme discret de la ville

A Mendrisio, douceur méditerranéenne

© Ticino Tuirsmo / Luca Crivelli

Quand on dit Tessin, on pense d’abord à Lugano et Locarno, et pourtant, la petite ville de Mendrisio, tout au sud du canton, mérite la visite. D’abord pour ses ruelles du centre-ville, qui donnent l’impression de déambuler en Italie, oliviers et palmiers compris. On tombera peut-être sur un gigantesque oiseau multicolore, une sculpture de Niki de Saint Phalle, marquant l’entrée de l’académie d’architecture, adoubée par Mario Botta et Aurelio Galfetti. En face, le parc de la Villa Argentina est le lieu idéal pour un pique-nique au milieu des étudiants, donnant une ambiance cosmopolite à la ville. Petite mais costaude, elle abrite aussi le célèbre Foxtown, sorte de mall de produits de luxe à prix dégriffés. Le shopping n’est pas votre truc? Il suffit de quelques minutes pour atteindre Meride, pittoresque village méritant un arrêt pour son musée des fossiles du monte San Giorgio (lui-même classé au patrimoine mondial de l’humanité). Autre excuse pour s’arrêter ici, la présence du Grotto Fossati, une bonne adresse pour ceux qui ont envie d’une cuisine locale simple et généreuse.

A ne pas manquer: Proche de Meride, le Serpiano, ancienne caserne militaire devenue hôtel avec vue imprenable sur le lac de Lugano. Pour une nuit ou pour un drink.

Coire, entre capuns et monstre de l’espace

© swiss-image.ch / Stefan Schlumpf

Située au centre d’un triangle formé par Flims, Bad Ragaz et Davos, Coire est souvent négligée lors d’un voyage dans la région. Dommage, car le chef-lieu des Grisons, dont la vieille ville est entièrement piétonnière, abrite quelques bonnes adresses, traditionnelles pour déguster les fameux capuns locaux, mais aussi plus contemporaines, comme le Giger bar. Car l’artiste H.R. Giger, père oscarisé de la créature du film Alien, est bien né dans cette paisible bourgade. Fun fact: le bar et tout le mobilier à la limite de l’angoissant aurait dû originellement ouvrir à New York, mais des aléas ont finalement poussé l’artiste à l’installer ici, proche de la pharmacie où son père travaillait. Autre visite, le Musée d’art des Grisons, l’un des plus séduisants de Suisse, créé en 1900 dans une belle maison bourgeoise, la Villa Planta, à laquelle on ajouta une aile moderne en 2014, et qui abrite notamment plusieurs œuvres de la famille Giacometti: Alberto le sculpteur, Giovanni et Augusto les peintres, nés dans le Val Bregaglia voisin.

A ne pas manquer: Prendre le Glacier Express, qui relie Zermatt à Saint-Moritz, en passant par Coire, c’est l’overdose de panoramas grandioses assurée.

Schaffhouse, tourbillons et donjon

© swiss-image.ch / Ivo Scholz

La ville la plus septentrionale de Suisse est un petit bijou architectural avec sa vieille ville, riche de vieilles bâtisses ornées de peintures et de fenêtres à encorbellement et surmontées par sa forteresse du Munot. A faire absolument évidemment car on y va pour ça, la visite des chutes du Rhin, les plus hautes d’Europe, sur les rives du fleuve – si l’on a peur de se mouiller – et en bateau pour aller au cœur des tourbillons dans le ventre de la bête et contempler les châteaux de Wörth et de Laufen.

A ne pas manquer: Par une chaude journée, rendez-vous aux Rhybadi, ces bains au bord du Rhin vieux de 140 ans pour un plouf rafraîchissant.

Soleure, belle et baroque

© Switzerland Tourism / Markus Buehler Rasom

Des rues pavées, des places ombragées, des bâtisses aux façades multicolores… Soleure, située à seulement 30 km de Bienne, ne manque pas de charme. Après avoir flâné dans les vielles ruelles de la ville, qui fête cette année ses 2000 ans, on n’oublie pas de varier les plaisirs en visitant son Musée des Beaux-Arts, sa cathédrale Saint-Ours et Saint-Victor ou son quartier alternatif pour une pause gourmande à la Kantine Attisholz. Le soir, une Öufi, la bière locale, au bord de l’Aar, sur laquelle on peut aussi faire du canoë, s’impose.

A ne pas manquer: Prendre le téléphérique pour monter au Weissenstein juste au-dessus de la ville et y admirer le coucher de soleil. En journée, la descente à pied est une balade prisée.

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