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sweet sixteen

«Quand j'avais 16 ans»: 15 personnalités se racontent, en photos

Quand javais 16 ans 15 personnalites racontent leurs souvenirs

«Je suis vraiment mieux dans mes baskets aujourd’hui, heureuse de tout ce que j’ai accompli depuis mes seize ans. Je rêvais de faire de la musique et, aujourd’hui, c’est mon métier.» - Alizé du groupe Aliose

© DR

Aliose

«Avant 18 ans, on sent assez peu le poids des responsabilités»

FEMINA Votre adolescence, la déprime ou le bonheur?
Alizé
Le bonheur. J’ai les souvenirs d’une adolescence assez insouciante et à mes seize ans, j'ai rencontré Xavier.
Xavier
Plutôt le bonheur. Avant dix-huit ans, on sent assez peu le poids des responsabilités. Et puis il y a les premiers flirts, les camps, les colos...

À quoi vous ressembliez? Bien dans votre corps?
Alizé
À seize ans, j'étais mieux dans mon corps, je commençais à m’exprimer en tant que petit bout de femme. Cette photo est d’ailleurs une première expérience de mannequinat que j’avais faite à New York, avec mon père qui vit là-bas.
Xavier
J’ai eu des phases un peu ingrates. Je suis retombé sur des photos absolument moches avec des changements de coiffures: mi-longs et décolorés en blond, puis très très courts... une période où je me cherchais capillairement!

Quelle est pour vous la musique qui vous renvoie immédiatement à cet âge-là?
Alizé
Moby, qui a bercé mon adolescence.
Xavier
Mahavishnu Orchestra, Pink Floyd et Noir Désir.

Aimeriez-vous avoir 16 ans en 2021?
Alizé
Je suis vraiment mieux dans mes baskets aujourd’hui, heureuse de tout ce que j’ai accompli depuis mes seize ans. Je rêvais de faire de la musique et, aujourd’hui, c’est mon métier.
Xavier
On se construit avec notre histoire et donc je ne regrette rien du tout, mais c’étaient des périodes beaucoup trop fluctuantes. Je suis content d’être où je suis maintenant.

«Comme des gangsters», nouvel EP (5 titres)

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Brigitte Rosset

«Un voyage entre copines dans les Cyclades»

FEMINA Votre adolescence, la déprime ou le bonheur?
Brigitte Rosset
Des grandes déprimes ET des grands bonheurs, mais dès 16 ans plus de bonheur que de déprimes. C’est le début de mes études à l’école de commerce de Malagnou. C’est des très belles années. On était une équipe assez dingue, on organisait des soirées folles, on montait des spectacles, des revues, on tournait des vidéos qu’on diffusait dans les couloirs de l’école – y’avait pas internet. J’y ai tellement rigolé que j’ai fait ma maturité en six ans au lieu des quatre années prévues.

À quoi vous ressembliez? Bien dans votre corps et votre tête?
Je crois que je ne ressemblais pas à grand-chose mais j’étais plutôt bien dans ma tête et, du coup, je crois que le corps suivait plus ou moins, selon les mois…

Aimeriez-vous avoir 16 ans en 2021?
Non, je ne crois pas que j’aimerais avoir 16 ans aujourd’hui, vraiment pas, en fait.

Quelle est pour vous la musique qui vous renvoie immédiatement à cet âge-là?
Kim Wilde, Kids in America, et Madness, One step Beyond.

Qu’avez-vous gardé de cette époque?
Des amitiés fortes, de l’amour, un voyage entre copines dans les Cyclades, du camping à Lacanau. Des rires (beaucoup), des belles fêtes. La passion de la photo. Les débuts du snowboard et mes débuts sur les planches!

«Les femmes (trop) savantes», au théâtre Boulimie de Lausanne jusqu’au 13 novembre, au Théâtre Le Crève-Cœur de Cologny du 16 novembre au 12 décembre 2021.

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Ada Marra

«C'était effectivement pour moi l'âge ingrat»

FEMINA Votre adolescence, la déprime ou le bonheur?
Ada Marra
Cela dépendait des moments. Le mot intensité résume bien le tout. D’un point de vue scolaire où j’étais dans une voie de raccordement et il fallait s’accrocher. Je me suis ouverte à plein de mondes qui n’étaient pas les miens. D’un point de vue social, j’ai des souvenirs fantastiques de discomobiles et de boguet Ciao.

A quoi vous ressembliez? Bien dans votre tête et votre corps?
Non. C’était effectivement pour moi l’âge ingrat. Je sortais avec un groupe d’amies et d’amis qui étaient in et fashion. Je ne l’ai jamais été. Je me sentais l’affreux petit canard.

Aimeriez-vous avoir 16 ans en 2021?
Oui et non. Oui parce que cette génération doit tout réinventer (rapports homme-femme) et non parce qu’ils doivent avoir perdu un peu d’insouciance et de légèreté (crise climatique et environnementale).

Quelle est pour vous la musique qui vous renvoie immédiatement à cet âge-là?
Riccardo Cocciante, Claudio Baglioni, le début de la house.

Qu’avez-vous gardé de cette époque?
L’amour de la lecture, qui me venait d’avant déjà, des amitiés qui survivent au temps qui passe.

Ada Marra est conseillère nationale, vice-présidente du PS. «Tu parles bien français pour une Italienne» vient d’être traduit… en italien.

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Marina Rollman

«Je trouvais très compliqué de devenir adulte tout en ayant zéro statut»

FEMINA Votre adolescence, la déprime ou le bonheur?
Marna Rollman
Mhmmmm plutôt la déprime. Je trouvais très compliqué de devenir adulte tout en ayant zéro statut (pas d'autonomie, pas de savoir-faire, pas d'assise réelle), j'aimais pas trop l'idée d'être une petite coque de noix sur le grand fleuve de la vie qui a les capacités de réflexion d'une adulte mais qui en termes de destin doit se laisser balloter. Si on ajoute à ça le grand manège physico-hormonal, les choix débiles, les aléas de la vie, non c'était pas une période hyper-lumineuse. Cela dit néanmoins beaucoup de rires, beaucoup de bêtises, beaucoup d'aventures rigolotes.

À quoi vous ressembliez? Bien dans votre corps?
Non, atrocement mal, un grand classique. Je suis passée par plein de phases en termes de look, j'avais des immenses joues d'enfant, l'air renfrogné de celles qui croient savoir.

Aimeriez-vous avoir 16 ans en 2021?
Je pense que sur les questions (qui m'ont beaucoup travaillée à l'époque) de l'expression de genre, des rapports hommes-femmes, de la violence sous-jacente de certains usages considérés anodins à l'époque, oui je pense qu'il doit y avoir des aspects peut-être plus libres ou intéressantes, mieux informés, quand on a 16 ans aujourd'hui.

Quelle est pour vous la musique qui vous renvoie immédiatement à cet âge-là?
J'écoutais déjà Donna Summer et Dalida.

Qu’avez-vous gardé de cette époque?
Un problème avec l'autorité.

«Un spectacle drôle», à Lausanne (Théâtre Métropole) les 8 et 9 novembre, à Genève (Théâtre du Léman) les 13 et 14 novembre 2021.

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Quand on veut sortir en club avant l’âge, tous les trucs sont bons! Marina Rollman a eu recours à la fausse carte d’étudiante dans un collège qu’elle n’a jamais fréquenté. Par contre, ce sésame lui a donné accès à de nombreux clubs romands pour y faire les 400 coups. © DR

Jacqueline de Quattro

«C'est à cette époque que j'ai découvert le Judo, qui m'a donné de l'assurance.»

FEMINA Votre adolescence, la déprime ou le bonheur?
Jacqueline de Quattro
Rebelle, mais pas révoltée. J’avais la tête remplie de projets, mais aussi d’idéaux: sauver la forêt amazonienne, freiner l’avancée des déserts et le recul des glaciers, devenir aventurière, découvrir les contrées lointaines, partir sac au dos au bout du monde.

À quoi vous ressembliez? Bien dans votre corps et votre tête?
Mieux dans ma tête que dans mon corps. J’étais la plus petite de la classe et me trouvais plutôt moche. C’est à cette époque que j’ai découvert le judo, qui m’a donné de l’assurance. Les études occupaient aussi une grande place: j’ai fait le gymnase en deux ans. J’hésitais entre devenir biologiste, juge ou comédienne.

Aimeriez-vous avoir 16 ans en 2021?
Pas vraiment. Car si les jeunes ont actuellement plus de possibilités en termes de formation, d’activités professionnelles et de loisirs, il me semble qu’ils ont moins de rêves, plus grand-chose à découvrir. Nous étions résolument optimistes, tout nous semblait possible. Aujourd’hui. trop de jeunes paraissent désillusionnés.

Quelle est pour vous la musique qui vous renvoie immédiatement à cet âge-là?
ABBA. Quand j’entends les chansons du groupe pop suédois, je me revois à la disco danser avec les amis jusqu’au petit matin.

Qu’avez-vous gardé de cette époque?
L’amour de la nature et le goût de l’aventure. Aujourd’hui, j’ai beaucoup de sympathie pour les jeunes du climat, même si j’ai dû apprendre que pour atteindre un objectif ambitieux, il faut de la patience et de l’endurance.

Jacqueline de Quattro, ex-conseillère d’État (VD), est conseillère nationale.

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Nicolas Bideau

«La grosse déprime dans le brouillard genevois en allant au cours de physique»

FEMINA Votre adolescence, la déprime ou le bonheur?
Nicolas Bideau
Les deux! A 16 ans, j’étais dans un mood électrique contradictoire; dehors-dedans, révolution-conformité, rejet-acceptation, etc. Et donc le bonheur quand je tape dans ma grosse caisse (eh oui, j’étais batteur!), quand je découvre Karl Marx, quand je fais de la peau de phoque. Et la grosse déprime dans le brouillard genevois en allant au cours de physique, quand je découvre que la Suisse est bourgeoise ou quand mes parents me font la morale.

A quoi vous ressembliez? Bien dans votre corps et votre tête?
Pas mal, malgré des grosses joues (toujours pas perdues…) que je portais parfois difficilement. Mais avec un corps sportif et les yeux bleus de mon père, je m’assumais finalement pas mal.

Aimeriez-vous avoir 16 ans en 2021?
Mais je n’ai jamais arrêté d’avoir 16 ans! Sans blague, l’une de mes chances dans la vie, c’est d’avoir gardé un regard d’ado sur le monde.

Quelle est pour vous la musique qui vous renvoie immédiatement à cet âge-là?
Should I stay or should I go
, de The Clash.

Qu’avez-vous gardé de cette époque?
La capacité de rêver. Comme à 16 ans, tout d’un coup, n’importe où et n’importe quand, je m’évade dans ma tête.

Ambassadeur, Nicolas Bideau est directeur de Présence Suisse.

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Sarah Marquis

«Je me sentais un peu isolée, sans véritable porte de sortie»

FEMINA Quel était votre plus grand rêve, à 16 ans?
Sarah Marquis
J’ai rêvé d’exploration dès un très jeune âge! Je viens d’un petit village jurassien, dans lequel il n’y avait pas grand-chose à faire. Alors je passais énormément de temps à l’extérieur, dans la nature. À l’adolescence, c’est aussi la lecture qui me permettait de m’évader, je passais mon temps le nez dans un bouquin. L’intégralité de mon argent de poche me servait à acheter le National Geographic, que je lisais et relisais durant des jours. Puis, à 17 ans, je suis allée dans le désert turc, à cheval, alors que je ne savais même pas monter. Je pense que je suis devenue adulte très tôt.

Qui était votre idole?
Les héros de mes lectures du moment. J’ai également été fascinée par des récits d’aventure, dont ceux d’Ella Maillart, tous ces voyageurs que je ne pouvais rencontrer, comme il est possible de le faire aujourd’hui. Ado, je suis aussi passée par une phase Elvis Presley, je ne sais pas trop pourquoi!

Si vous pouviez retourner dans le passé, que diriez-vous à la jeune fille de 16 ans que vous étiez?
Que ce qui l'attend est magnifique, que le futur ne va pas ressembler à ce qu’elle a vécu jusque-là. Car pour moi, vivre coincée dans ce petit village constituait un gros problème. Je voulais voir le monde, bouger, découvrir… À 16 ans, je me sentais un peu isolée, sans véritable porte de sortie. Mais j’ai un petit peu compensé après je crois (rires)!

Qu’avez-vous gardé de cette époque?
J’ai adoré cette période où l’on se construit soi-même. J’ai grandi dans un environnement magnifique, en pleine nature. Mon village était une bulle de sécurité depuis laquelle j’ai pu découvrir la nature, qui j’étais, être confrontée à mes limites, grandir.

L’exploratrice donnera, le 26 novembre, une conférence intitulée «Les pieds sur Terre», au Théâtre de Beausobre de Morges.

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Carlos Leal

«Je breakais jour et nuit»

FEMINA Votre adolescence, la déprime ou le bonheur?
Carlos Leal
Sont-ils incompatibles? Pour mon plus grand bien, un peu des deux.

À quoi vous ressembliez? Bien dans votre corps et votre tête?
Je breakais jour et nuit, donc plutôt bien dans ma peau et une bonne maîtrise de l’équilibre. Ça ne m’empêchait pas de me regarder dans le miroir et de juger mon apparence, ça fait partie du voyage.

Aimeriez-vous avoir 16 ans en 2021?
Oui, et en 2023 et aussi en 2049 et 2096 et ainsi de suite!

Quelle est pour vous la musique qui vous renvoie immédiatement à cet âge-là?
Les premiers raps de Run DMC, Kurtis Blow, Grand Master Flash. Mais aussi la très bonne musique british: The Police, New Order, Pink Floyd. Hip-hop et new wave, deux courants si différents mais nous avions la chance d’avoir ces deux influences.

Qu’avez-vous gardé de cette époque?
Des amis, la capacité de monter des projets en groupe grâce au hip-hop, et bien sûr des souvenirs hallucinants avec des anecdotes complètement délirantes que j’espère pouvoir vous raconter un jour.

Il sera cette année face à Al Pacino dans Axis Sally, et dans Stu, avec Mel Gibson. Il tourne actuellement une série pour la RTS appelée Avoir l’âge, réalisée par Klaudia Reynicke et écrite par Fred Recrosio.

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Claire Burgy

«J'aimais discuter jusqu'au bout de la nuit, sans heure de rentrée»

FEMINA Votre adolescence, la déprime ou le bonheur?
Claire Burgy
Le bonheur, née à la campagne je découvrais la grande ville fribourgeoise! J’avais l’impression que tout était possible entourée de ma grande famille, j’avais de bonnes copines, j’aimais discuter jusqu’au bout de la nuit, sans heure de rentrée… ça paraît inconscient aujourd’hui mais ça m’a appris à être très responsable (merci les parents!).

À quoi vous ressembliez? Bien dans votre corps?
Les cheveux courts tendance new wave avec de l’acné…. Et le même nez qu’aujourd’hui, sauf que le reste autour devait encore grandir.

Aimeriez-vous avoir 16 ans en 2021?
La jeunesse d’aujourd’hui force le respect, engagée, politisée, consciente des défis écologiques et des inégalités. Alors même que leur avenir a de quoi inquiéter… alors oui, pourquoi pas.

Quelle est pour vous la musique qui vous renvoie immédiatement à cet âge-là?
Cure, le Velvet Underground, U2, Ferré et Barbara...Presque que des mecs.

Qu’avez-vous gardé de cette époque?
Le goût de refaire le monde, de lire, de découvrir… les racines de mon féminisme… Au cours de théâtre, au cycle, j’ai eu le rôle de Lysistrata (photo), cette figure de la comédie grecque qui pousse ses copines à faire la grève du sexe jusqu’à ce que les hommes cessent de faire la guerre). Et des amies que je ne vois pas assez, tiens je vais les appeler.

On retrouve la journaliste aux commandes du journal télévisé de 12:45 tous les jours de semaine sur la RTS1

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Yann Marguet

«On allait en bande jusqu'en Suisse allemande voir des groupes jouer du bordel»

FEMINA Votre adolescence, la déprime ou le bonheur?
Yann Marguet
L’insouciance. Tout allait bien, j’adorais le gymnase, j’avais des bonnes notes, j’avais des copains et pas de copine mais ça ne me déprimait pas vraiment. Je me rappelle bien d’un petit passage à vide de quelques mois après un joint un peu trop salé, mais sinon c’était relativement chouette.

A quoi vous ressembliez? Bien dans votre corps?
J’avais toute la panoplie du skateur en étant absolument incapable de faire décoller une de ces saloperies. Un wannabe total. Mais encore une fois, la vie s’écoulait paisiblement à Loser Ville et je m’en foutais complètement. J’ai toujours été plus intéressé par les vêtements en eux-mêmes que par les groupes auxquels ils appartenaient. Quant à mon corps, il est plus ou moins gros depuis toujours, mais ce sont plus les remarques des autres qui ont pu me heurter que ma vision de moi-même.

Aimeriez-vous avoir 16 ans en 2021?
Autant je n’ai pas détesté à l’époque, autant non, vraiment pas. Quand je vois les ados aujourd’hui dans la rue, j’ai l’impression que ça a l’air beaucoup trop chiant d’être eux. C’est un truc qu’il faut vivre de l’intérieur, je crois. Ou alors c’est comme l’école de recrues, ça fait des bons souvenirs mais c’est pas pour autant qu’on aimerait se la retaper (je dis ça, je l’ai pas faite).

Quelle est pour vous la musique qui vous renvoie immédiatement à cet âge-là?
Je ne sais plus quelles musiques j’écoutais à quel âge exactement, mais je sais que le punk rock me replonge tout de suite dans mes souvenirs de jeunesse. À l’époque, on allait en bande jusqu’en Suisse allemande (rendez-vous compte!) pour voir des groupes jouer du bordel dans des salles sales au parterre pedzant. C’était super.

Qu’avez-vous gardé de cette époque?
Une hernie inguinale.

Yann Marguet repart en tournée avec son Exister, définition dès le 15 mars 2022.

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Sandor

«J'ai l'impression qu'on va vers un monde plus tolérant»

FEMINA Votre adolescence, la déprime ou le bonheur?
Sandor
La déprime. Horrible. Sur cette photo, j’ai les cheveux tout courts. Avant j’étais cachée derrière un rideau devant la figure. J’étais hyper-complexée et j’avais décidé de me libérer de tout ça. Un jour en allant à Bâle, j'ai vu des punks dans la rue. J’ai tellement flashé sur leurs looks que je me suis passé un coup de tondeuse et ça été une immense libération.

À quoi vous ressembliez? Bien dans votre corps et votre tête?
Mon style était assez garçon manqué. J’aimais bien jouer déjà avec les codes du masculin et du féminin.

Aimeriez-vous avoir 16 ans en 2021?
Oui! Il y a une ouverture d’esprit, une liberté. J’ai l’impression qu’on va vers un monde plus tolérant. Rien qu’à voir la série Sex Education, je pense que si à l’époque on avait eu ça, on ne se serait pas posé tant de questions sur l’homosexualité, la bisexualité et sur l’identité de genre.

Quelle est pour vous la musique qui vous renvoie immédiatement à cet âge-là?
Beaucoup Nirvana et aussi Hubert-Félix Thiefaine.

Qu’avez-vous gardé de cette époque?
Je me cherchais. Entre la personne que je suis au quotidien et Sandor, mon être noir intérieur, déjà présent durant mon adolescence. Mais j’ai de la chance car j’ai pu le laisser s’exprimer après, dans ma musique.

200 mètres, son dernier single (sur Spotify et Apple music). Sandor travaille actuellement sur son deuxième album

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Ariane Dayer

«J'étais plus à l'aise avec les livres qu'avec les gens»

FEMINA Votre adolescence, la déprime ou le bonheur?
Ariane Dayer
Un rafiot bringuebalant sur des mers d’incertitude, chauffé par des amitiés intenses et la lumière des grands auteurs. J’étais plus à l’aise avec les livres qu’avec les gens.

À quoi vous ressembliez? Bien dans votre corps et votre tête?
À une fille encombrée par son corps, masquée sous des vêtements trop grands. Mais le sens de l’humour de la famille et sa chaleur guérissaient tout.

Aimeriez-vous avoir 16 ans en 2021?
Oui! Les adolescentes d’aujourd’hui me bluffent. J’aurais aimé avoir leur culot, leur gouaille, leur drôlerie, leur sens de l’engagement.

Quelle est pour vous la musique qui vous renvoie immédiatement à cet âge-là?
Banana Split
, de Lio.

Qu’avez-vous gardé de cette époque?
Les complexes sont restés mais ils sont apprivoisés, dédramatisés. Intimement, je n’ai pas le sentiment d’être tellement plus définie aujourd’hui qu’à 16 ans. Qui suis-je, où vais-je, je ne sais pas, j’ai juste appris à faire comme si. À montrer une façade plus ou moins identifiable. À l’intérieur, c’est le flou, le bricolage quotidien, mais aujourd’hui cela m’amuse infiniment. C’est beau d’être perdue, ça autorise tous les recommencements.

Vous la retrouvez aux commandes du Matin Dimanche

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Charlotte Gabris

«Je suis assez heureuse d'avoir vécu une adolescence sans réseaux sociaux»

FEMINA À quoi rêviez-vous quand vous aviez 16 ans?
Charlotte Gabris
Je rêvais déjà d’aller à Paris pour devenir actrice. Je rêvais de scène et de côtoyer les gens que j’admirais derrière mon écran. Aujourd’hui, je me pince encore quand je joue avec certains acteurs ou actrices qui m’ont donné envie de faire ce métier.

Qu’aimeriez-vous dire à la jeune fille de 16 ans que vous étiez?
J’aimerais lui dire de ne pas toujours prendre les choses autant à cœur et surtout que ça va aller… Je lui dirais aussi que tout est possible. Je lui soufflerais encore qu’elle a raison d’y croire et que non, elle ne sera jamais bonne en maths…

Aimeriez-vous avoir 16 ans en 2021?
Non je ne crois pas. Je suis assez heureuse d’avoir vécu une adolescence sans réseaux sociaux. Quand c’était compliqué à l’école, on rentrait à la maison et on respirait. Aujourd’hui, tout couper demeure beaucoup plus difficile.

Quoi de neuf dans votre monde d’adulte?
En février, aux côtés d’André Dussollier, je serai à l’affiche du film Juliette dans son bain, réalisé par Jean Paul Lilienfeld et diffusé sur Arte. Et je travaille actuellement sur l’adaptation scénique de mon roman, Déjeuner en paix.

L’actrice et dramaturge genevoise de 34 ans est notamment connue pour son rôle dans la comédie Demi-sœurs.

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Whitney Toyloy

«J’étais très mal dans ma peau et ultra-complexée par mon physique»

FEMINA Votre adolescence, la déprime ou le bonheur?
Whitney Toyloy
C’était plutôt un âge ingrat! C’est la première période de la vie où on commence à se questionner, à se remettre en question et à se comparer aux autres. J’ai eu une période difficile à l’école; une année, dans ma classe, un groupe de filles cool et populaires s’en prenait à mon physique.

Quel était votre rapport à votre corps?
À l’époque, j’étais très mal dans ma peau et ultra-complexée par mon physique. Je n’avais pas du tout de formes, j’étais très grande et très mince. Donc je voulais absolument prendre du poids. En plus, j’avais les cheveux bouclés, alors que, à l’époque, je les voulais lisses. Mais plus aujourd’hui, au contraire!

Aimeriez-vous avoir 16 ans en 2021?
Côté style vestimentaire oui, mais pour le reste non, surtout à cause des réseaux sociaux. Avant, on se comparait aux autres filles de l’école, aujourd’hui on se compare à l’international. Idem pour les règlements de comptes qui se passent par réseaux interposés, derrière un écran. Les gens sont d’autant plus méchants entre eux.

Que diriez-vous à l’ado que vous étiez?
Je lui dirais ce que ma mère me disait à l’époque et qui entrait et sortait alors par une oreille: La roue tourne!

Comment votre titre de Miss Suisse 2008 a influencé votre parcours?
J’ai acquis en maturité et en confiance en moi. Et cela peut paraître superficiel ou puéril, mais je l’ai vécu comme une petite revanche personnelle auprès des filles qui n’ont pas été tendres envers moi.

Whitney Toyloy, est aujourd’hui influenceuse mode et ambassadrice pour Maurice Lacroix.

© DR

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