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Noémie Schmidt, artiste combative et joyeuse

Noemie schmidt artiste combative et joyeuse

L'actrice suisse Noémie Schmidt a grandi à Sion et vit désormais entre Paris et une ferme en Dordogne.

© GETTY IMAGES/SYLVAIN LEFEVRE

«Quand je vois la nouvelle génération d’acteurs, je me dis que le monde va de mieux en mieux.» Pour faire la promotion de Délits mineurs, l’actrice et comédienne Noémie Schmidt ne parle pas d’elle, mais des jeunes avec qui elle a tourné. «J’ai été impressionnée par la maturité de leur jeu, ils n’ont pas d’ego mal placé et ils ne jouent pas pour se faire voir, mais pour l’histoire.»

La série a été créée par Nicole Borgeat et Jacqueline Surchat et coproduite par Alva Film et la RTS. Elle est diffusée à partir du 14 septembre 2023 sur la RTS et Play Suisse. L’intrigue nous permet de suivre le parcours cabossé de plusieurs mineurs poursuivis par la justice. Trois femmes y sont mises en lumière: une juge (Marie Gillain), une policière (Assa Sylla) et une éducatrice sociale (Noémie Schmidt).

Dans cette nouvelle production, la Suissesse Noémie Schmidt joue donc Anaïs, éducatrice qui vient en aide à Marek, joué par Stéphane Eros. Un rôle qui a profondément plu à la trentenaire: «J’ai pu rendre hommage à un métier très important que j’admire énormément», tient-elle à évoquer.

Noémie Schmidt incarne parfaitement son personnage qui prend une place de grande sœur auprès des jeunes. Celle qui a grandi à Sion était justement l’aînée de sa famille: «J’ai adoré avoir ce rôle, je n’ai pas à me plaindre, mon frère et ma sœur sont géniaux».

Combattre les préjugés

Elle a apprécié que la série mette en lumière les parcours de vie difficiles vécus par certains enfants qui grandissent dans des familles dysfonctionnelles. Noémie Schmidt fait partie de ces personnes avec une joie communicative, mais aussi une colère combative face aux inégalités.

Quand elle commence son parcours dans le cinéma, la Valaisanne se heurte au sexisme du milieu, qui perdure:

«En 2023 je suis encore moins bien payée que mes collègues masculins, c’est toujours difficile de savoir si on est valorisées pour notre talent ou notre physique. On nous demande souvent de jouer le rôle de femmes amoureuses, d’être dénudée».

Elle choisit désormais avec exigence les productions dans lesquelles elle s’impliquera. «Mais cela ne veut pas du tout dire que cela sera chiant», prévient la jeune femme qui se réjouit justement de séries «intelligemment bien écrites» à l’image de Délits mineurs.

Dans la série «Délits mineurs», Noémie Schmidt joue le rôle d'Anaïs, une assistante sociale qui vient en aide à des jeunes en difficulté. © RTS/PHILIPPE CHRISTIN

Une actrice punk et farfelue

Noémie Schmidt a grandi dans les années 90, «un contexte imprégné d’homophobie, de racisme et de sexisme» et préfère déconstruire les préjugés avec humour et optimisme. Elle aime refaire le monde et penser notre société dans la joie, et c’est justement ça qui l’a marquée lorsqu’elle découvre le théâtre à l’école. «Il y avait une liberté totale, tu pouvais être qui tu voulais, j’ai trouvé ça fou!» se souvient-elle.

C’est aussi l’occasion de sortir des codes établis, une aubaine pour celle qui se décrit comme «farfelue», car «au théâtre, plus tu es bizarre, mieux c’est». Depuis sa découverte de la scène, Noémie Schmidt s’est construit une carrière impressionnante aux diverses facettes: elle tourne aussi bien en costume dans la série Versailles que dans la comédie française Radin! avec Dany Boon, ou encore l’atypique Paris est à nous, d’Élisabeth Vogler, production tournée sans autorisation dans les rues de la ville et diffusée désormais sur Netflix.

En ce moment, elle travaille sur sa première mise en scène d’une pièce, La nuit n'en finira donc pas...?, cocréée avec Joris Avodo, qui sera jouée à Sion en septembre 2024. Une histoire inspirée par le mouvement féministe des années 90 «riot grrrl».

C’est vrai qu’elle a aussi un côté punk, Noémie Schmidt. La culture alternative l’attire. Elle-même organise des événements avec des artistes dans sa ferme en Dordogne. «Ces moments permettent de se sentir libre, en communion, on peut tout envoyer péter et être vraiment soi-même, loin des injonctions imposées par la société.»

Bio express

1990 Naissance à Sion

2009 – 2012 École de Théâtre Lassaad, à Bruxelles

2013 Premier film, Coda, d’Ewa Brykalska

2016 L’étudiante et Monsieur Henri, d’Ivan Calbérac, nomination aux Césars

2020 Co-scénarisation du film Années 20, prix de la cinématographie au Festival du film de Tribeca

2023 Tournage de la série Anthracite, diffusée en 2024 sur Netflix

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