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Musée Jenisch de Vevey: Nathalie Chaix nous parle des expos à voir

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«On devrait délivrer des ordonnances médicales pour encourager les gens à aller visiter des musées parce qu’il a été prouvé que c’est bon pour la santé.» - Nathalie Chaix

© Anne-Laure Lechat

Qui est-elle?

Nathalie Chaix fête ses deux ans à la tête du Musée Jenisch, à Vevey (VD). Elle appartient au petit club des femmes à la tête d’institutions culturelles. Qui est cette femme dont l’allure altière s’accompagne d’un enthousiasme communicatif? Puisque l’exposition qui a démarré il y a une semaine s’appelle Portrait, autoportrait, tendons-lui le miroir.

«J’ai fait des études à Grenoble, Avignon, Nice et Genève. Enfant, je rêvais de passer chez Pivot, invitée en tant qu’écrivaine. Je travaille actuellement à mon quatrième roman, trois ont déjà été publiés chez l’éditeur Bernard Campiche. Même si je ne suis pas passée chez Pivot, j’ai néanmoins assisté à son émission, Bouillon de culture, mais dans le public seulement! Je suis tombée amoureuse du Musée Jenisch, de cet endroit. J’ai eu un vrai coup de foudre pour Vevey, pour ce lieu de villégiature qui a une grande histoire culturelle et artistique. Auparavant, j’ai été directrice adjointe des Musées d’arts et d’histoire de Genève, directrice de la maison Tavel et du musée de Carouge. J’ai une fille de 8 ans, son existence me remplit de joie.» Voilà pour l’autoportrait.

Pourquoi on en parle?

Pour Nathalie Chaix, le pari n’était pas gagné d’avance. Au moment de son arrivée, le Musée Jenisch était encore en train de panser ses plaies. En vacance de direction depuis deux ans et alors que la cheffe du service culturel quittait ses fonctions, l’équipe en place avait assuré la conduite de l’institution avec les moyens du bord. Nathalie Chaix a su se couler dans la fonction avec bonheur et passion. Depuis, le calme est revenu, les expositions se succèdent et rencontrent l’intérêt du public.

En fin 2020, Marguerite Burnat-Provins y a fait escale, une découverte marquante pour les visiteurs, et depuis la semaine dernière, l’artiste franco-suisse laisse place à d’autres, tel Oskar Kokoschka pour un parcours intitulé L’appel de Dresde. «J’ai l’impression de vivre dans le plus bel endroit du monde, dit-elle. J’ai envie d’attirer les gens ici et de partager avec eux toute cette beauté.

On devrait délivrer des ordonnances médicales pour encourager les gens à aller visiter des musées parce qu’il a été prouvé que c’est bon pour la santé.»

Comment va-t-elle occuper notre été?

Dès aujourd’hui et jusqu’au 5 septembre 2021, elle expose des portraits et des autoportraits, qui racontent la manière dont les êtres humains cherchent à représenter leurs semblables et à se représenter eux-mêmes. On y croise les regards en abîme de Rembrandt jusqu’à l’artiste contemporaine Kiki Smith. L’exposition a été imaginée et conçue par Frédéric Pajak. Ce dernier, qui a raconté en textes et en dessins Cesare Pavese, Marina Tsvetaïeva ou Fernando Pessoa, amène à cet itinéraire d’images une lumière splendide et particulière. Dès le 18 juin, le public pourra également retrouver un artiste bien connu, Jean Lecoultre, au Pavillon de l’estampe. 

Ce qui la fait sourire

Si le x est désormais symbole de langage épicène, il est souvent tu, à tort, à la fin de son nom.

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