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Portrait inspirant

Emmanuelle Haïm: «J’ai appris à lire la musique avant les mots»

Emmanuelle Haim portrait orchestre musique

«J’ai toujours été complètement centrée sur la musique classique, je suis un peu monomaniaque! Le côté très universel de Bach m’emporte»

© Marianne Rosenstiehl

C’est qui?

Née à Paris en 1962, Emmanuelle Haïm passe son enfance bercée de musique classique. Pour ses parents, tous deux amoureux de musique, il est important que leurs quatre enfants jouent. Du berceau au piano, elle pose ses mains sur son premier clavier à 3 ans. «Mon père, pianiste autodidacte, avait acheté un piano à queue sur un coup de tête. Ma mère estimait qu’il avait fait une folie!» se souvient-elle.

Sa vocation se confirme véritablement à l’âge de 8 ans, sur les bancs de la petite école communale de la rue Saint-Jacques, à deux pas de Notre-Dame: «J’ai demandé avec beaucoup d’insistance de diriger le chœur de l’école, la directrice et ma maîtresse m’ont laissée faire. Je ne sais pas pourquoi, mais je savais que c’était ce que je voulais faire, affirme-t-elle. Déjà, j’étais attirée par l’idée de fabriquer le son, de le faire naître, de générer la musique.» A l’issue d’études instrumentales et d’écriture très poussées, elle devient assistante de nombreux chefs et réalise pleinement son rêve de musique en jouant dans de nombreux orchestres avec son instrument, le clavecin.

Pourquoi on en parle?

Cheffe de renommée internationale, elle a dirigé les plus prestigieux orchestres modernes. Parmi eux, on retrouve le New York Philharmonic, le Los Angeles Philharmonic et le Berliner Philharmoniker. Mais également le Victoria Hall de Genève et l’Opéra de Zurich, où elle redirigera dans les années à venir. Pour l’heure, c’est au Grand Théâtre de Genève qu’elle conduit l’orchestre du Concert d’Astrée pour interpréter l’opéra Didon et Enée. Celles et ceux qui ne pourront y assister en salle pourront se rabattre sur la chaîne musicale Mezzo Live HD, sur laquelle le spectacle a été diffusé en live, le lundi 3 mai 2021. Le concert est toujours visible en replay, via le site de la chaîne.

«J’ai toujours été complètement centrée sur la musique classique, je suis un peu monomaniaque! Le côté très universel de Bach m’emporte»

Emmanuelle Haïm

Cheffe d'orchestre et claveciniste

A quoi ressemble sa Suisse à elle?

«Après la mort de mon papa, quand j’étais très jeune, ma maman s’est remariée avec un médecin hongrois, qui avait été adopté par une famille suisse allemande», se remémore Emmanuelle Haïm. C’était au moment de la révolution de 1956, lorsque la Suisse avait accueilli de nombreux réfugiés hongrois. Son beau-père avait ensuite hérité d’un appartement en Valais, juste au-dessus de Sion. «J’y passais tous mes étés, nous allions écouter beaucoup de concerts. Ma maman nous emmenait durant de longues promenades dans les villages du val d’Hérens, nous traversions les alpages pour aller chercher le lait, le fromage blanc et le beurre. Je n’oublierai jamais cette belle nature et ces paysages magnifiques!» 

Ce qui la fait sortir du lit

«Lorsque ma maman rentrait le soir de l’Hôtel-Dieu, l’hôpital où elle était médecin, elle se mettait au piano après dîner. Quand tout le monde était couché, elle fermait les portes et moi je me relevais pour toutes les ouvrir et écouter la musique.»

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