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#JobDeRêve: Milagros Mumenthaler nous parle de son métier de réalisatrice

#JobDeRêve: Milagros Mumenthaler nous parle de son métier de réalisatrice
© Getty

A 16 ans, Milagros Mumenthaler a eu une révélation: elle sait qu’elle deviendra cinéaste. «Je suivais des cours de théâtre au Collège Voltaire à Genève, se souvient-elle. L’une des élèves, plus âgée, a dit un jour qu’elle allait étudier le cinéma. Je ne savais pas que cela existait, je me suis immédiatement dit: ‘Il faut que je fasse pareil!’». Le septième art occupait déjà une place de choix dans la vie de l’adolescente genevoise. «Je suis tombée sur une boîte, chez mes parents, dans laquelle je gardais tous les tickets de cinéma, raconte-t-elle. Il y en avait vraiment beaucoup, j’ai vu énormément de films et intériorisé toute cette culture.»

Départ sans retour pour l'Argentine

Deux ans plus tard, la jeune femme prend une décision qui bouleversera le cours de son existence. Elle achète un ticket aller pour l’Argentine, la terre natale de ses parents: elle y terminera son bac puis débutera des études de cinéma. «Je m’étais toujours imaginée étudier à Paris. Je ne l’ai pas fait, mais je n’ai aucun regret, je suis partie à la rencontre de mes racines. Et les écoles y sont excellentes.» Si elle a choisi le cinéma, c’est parce qu’elle avait des choses à dire, des histoires à raconter. «Je sentais ce besoin d’exprimer quelque chose. Et le septième art me permet de construire cela de manière très libre.»

Milagros considère son travail comme un #jobderêve qui lui donne la possibilité de faire de magnifiques rencontres. Pour ses films, elle ne laisse rien au hasard et fait tout de A à Z. «L’écriture du scénario est l’étape la plus difficile, je me sens alors très seule, souligne-t-elle. La mise en scène est à la fois intense, stressante mais aussi très amusante et ludique.» Quel conseil donnerait-elle à une femme qui rêve de suivre ses traces? «Rester fidèle à soi-même: je crois aux films personnels. Il est pourtant très facile de se laisser embarquer, de partir dans du déjà-vu.» Ne pas trahir sa vision de la réalité, tel est l’enjeu principal de ce métier si particulier.

Pas assez de femmes

Est-ce plus difficile de percer dans ce domaine lorsque l’on est une femme? «Non, du moins pas directement, répond-elle. Je n’ai pas été confrontée à des situations où cela aurait pu être le cas. Mais il est vrai que dans ce secteur, les hommes sont bien plus présents que les femmes. Comme Jessica Chastain, j’espère que le paysage se fasse plus diversifié, que davantage de femmes deviennent critiques de cinéma par exemple.»

A 39 ans, Milagros Mumenthaler présente son second long-métrage, «La idea de un lago». Son premier, «Trois sœurs», lui avait permis d’obtenir le Léopard d’or au Festival de Locarno en 2011. Dans ce nouveau film, elle raconte l’histoire d’Inès, une photographe qui se plonge sur son passé et celui de sa famille. «Je parle de la mémoire comme d’un espace, d’un univers avec différentes couches où se mêlent présent et passé, sensations et émotions», résume la cinéaste.

«La idea de un lago» de Milagros Mumenthaler, actuellement au cinéma.


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