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    #Jobderêve: Joëlle Taddei, photographe autodidacte

    Passionnée depuis toujours par la photo, cette Jurassienne de 30 ans a tout lâché pour vivre de son amour pour l’image. Spécialisée dans les clichés de nouveau-nés et de familles, elle ne cesse de se perfectionner et d’enrichir ses compétences. Un parcours inspirant qui nous donne, nous aussi, envie de vivre nos rêves.

    Publié le 
    26 Juillet 2016
     par 
    Muriel Risse

    Après un bachelor en économie d’entreprise, Joëlle Taddei a travaillé durant 7 ans dans une firme horlogère à Moutier. Mais ce job administratif ne la comblait pas totalement… «J’ai toujours fait de la photo, se souvient-elle. Petite déjà, je faisais poser ma sœur. A la naissance de mes filles, je me suis intéressée aux clichés de nouveau-nés. J’ai tout de suite adoré!» Car l’autre grande passion de Joëlle, ce sont les enfants. «J’avais même pensé à devenir accompagnatrice à la naissance ou nurse. Mais j’ai désormais réussi à lier les deux choses qui me passionnent avec ma nouvelle activité professionnelle. J’ai enfin le sentiment d’avoir trouvé mon truc à moi.»

     

     

    Et le succès a immédiatement été fulgurant: les gens se bousculent pour venir photographier leur bébé dans son studio de Courrendlin (Jura). «Les demandes étaient si nombreuses que j’ai décidé de me consacrer totalement à la photo, explique-t-elle. Ça n’a pas été une décision facile à prendre, mais je ne regrette rien. Je ne me sens pas du tout isolée ou coupée de la société même si je n’ai pas de collègues: je vois des gens tous les jours.» Photographe, un job de rêve? «Complètement! J’accompagne mes clients dans tout ce qu’il y a de plus joyeux, je travaille entourée d’une bulle de bonheur.»


    17 photos d'allaitement sont actuellement exposées à la maternité de Delémont.

    En Suisse, il n’existe aucune formation spécifique pour ce type de photographies. Joëlle a donc appris seule, notamment en regardant des tutoriels sur YouTube ou en suivant des cours en ligne. «Quand on aime ce que l’on fait, on progresse vite, raconte-t-elle. Et je suis très perfectionniste, ça aide.» Durant de longs mois, la Jurassienne n’a cessé de passer des soirées entières à retoucher ses images. «Ce n’était pas une période facile pour la vie de famille et le couple. Désormais, j’ai trouvé un véritable rythme de travail qui me permet de concilier vie privée et vie professionnelle

    Comment se déroulent les séances photos?

    Joëlle booke toute une matinée pour réaliser des clichés d’un nourrisson dans son studio photo. «Il faut prendre le temps de les apaiser, de connaître les parents. Et j’avoue, ça me permet aussi de materner!» Deux séances ne se ressemblent jamais: la jeune femme part toujours à la recherche de nouveaux accessoires, de nouvelles idées de mise en scène. Mais le travail le plus important se passe dans les coulisses: pour un shooting de 4 heures, 8 heures de retouche attendent ensuite Joëlle. «Certains trouvent parfois les prix excessifs, mais ils ignorent souvent les heures de travail que cela représente.»

     

     

    Si ces séances cartonnent, la photographe ne se repose pas sur ses lauriers pour autant. Elle ne cesse de se renouveler, de trouver d’autres concepts. Récemment, elle a ainsi commencé à réaliser des photos de mariage: «C’est un vrai challenge, je ne suis pas tellement à l’aise à l’idée de me montrer davantage. Je manque parfois de confiance en moi». Elle propose également des photos de grossesse et de famille originales. Mais ce qui lui tient tout particulièrement à cœur, ce sont les clichés d’allaitement. «Lors de la naissance de ma première fille, je n’ai pas pu allaiter, se souvient-elle. Ça m’a vraiment marqué, je trouve ce lien si beau. J’ai souhaité immortaliser ces instants magiques, sans pour autant porter le moindre jugement sur les jeunes mamans qui optent pour le biberon.» La maternité de Delémont expose actuellement 17 photos réalisées par Joëlle.

    Aurait-elle un dernier conseil pour celles qui, comme elle, rêvent de vivre de leur passion? «Ne pas compter ses heures et se donner à 200% pour atteindre son but. Il faut aussi avoir du cran et ne pas ménager ses efforts.»

    Pour plus d’informations: Imagin’elle – Joëlle Taddei, Courrendlin


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