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    Le #JobDeReve de Marie Laure Krauze, créatrice de bijoux

    Lorsque ses enfants quittent la maison, Marie Laure décide de lancer sa propre marque de bijoux, baptisée «Une part de bonheur»; au-travers de ses créations raffinées et modernes, cette amoureuse de la vie propose aux clients son regard unique sur la parure féminine. Mais son bijou, avant tout, c’est le contact humain: c’est bien cela qui scintille le plus. 

    Publié le 
    24 Novembre 2016
     par 
    Ellen De Meester

    Elle s’appelle Marie Laure; sans tiret, car elle n’a pas le temps de le rajouter. Nous la retrouvons, debout au milieu des bijoux qui renvoient généreusement la lumière que leur offrent les ampoules du magasin. Cette femme de 57 ans pleine de vie est dans son élément. Autour d’elle, tout brille, et tout lui ressemble. Sa poignée de main est ferme, son sourire est radieux. Marie Laure a cru en sa passion, si bien qu’elle a osé la transformer en métier.

    Derrière les créations que renferment de reluisantes vitrines se trouve un véritable déclic. Marie Laure l’évoque sans regrets, un peu comme s’il avait eu lieu pas plus tard qu’hier. Lorsque ses trois enfants prennent leur envol et quittent la maison en même temps, en 2009, le moment est venu pour elle de trouver une occupation. «J’avais un potager grand comme un court de tennis, mais plus d’enfants pour manger les légumes. Il fallait que je fasse quelque chose, ou je serais devenue folle», confie-t-elle, interrogée sur ses débuts de bijoutière. Presque comme une évidence, une certitude même, sa route l’a menée vers sa part de bonheur.

     

    Trouver sa passion au départ des enfants

    Disons que Marie Laure n’a pas perdu une miette de temps: quelques mois après le départ de ses enfants, elle se lance dans la revente de bijoux, ceux de son amie Frédérique. «Elle faisait l’assemblage, je lui achetais les créations qui me plaisaient pour ensuite les revendre», raconte-t-elle. Et puis un jour où j’étais invitée aux vendanges de Genève, une vendeuse du magasin Globus m’a interceptée. Elle avait vu le magnifique collier que j’avais alors au cou, me demandant d’où il venait. C’était une création de Frédérique. Globus m'a donné la chance de commercialiser les collections: c’est là que j’ai commencé à avoir envie de développer ma propre marque.»

    Les idées ne manquant pas et surgissant au hasard au fil des journées et des découvertes, Marie Laure s’est lancée à la recherche d’un fabricant. Voulant absolument que ses pièces soient élaborées en France, elle finit par dénicher le joaillier qu’il lui fallait et tente sa chance, avec le précieux soutien de son mari, François. «J’ai commencé à créer des prototypes et à en faire des séries, explique-t-elle. J’étais suffisamment mûre et sûre de moi pour pouvoir me mettre à mes propres créations

     

     

    En plus de ces dernières, Marie Laure propose également ses «coups de cœur» aux clients, des bijoux dénichés chez d’autres fabricants, mais qui l’ont indéniablement séduite et dans lesquels elle se reconnaît. Ainsi, c’est aussi un regard qu’elle propose, un coup d’œil authentique qu’elle a développé au cours des années. D’ailleurs, alors que nous évoquons ses indéfinissables sources d’inspiration, Marie Laure désigne une pancarte représentant des rondins de bois, suspendue un peu plus loin. «Tiens, un peu comme ça, s’exclame-t-elle. Ça, ça m’intéresse. Ça pourrait m’inspirer un bijou.»

    Le contact humain, avant tout

    Avant de déménager à Genève il y a plusieurs années, Marie Laure travaillait à Paris, dans les ressources humaines. «J’aime le contact avec les autres, précise-t-elle. Cette période de ma vie a nourri un certain regard que je sais poser sur les gens. Je suis à leur écoute, j’aime les analyser et je ne vois que ce qu’il y a de positif en eux. Et surtout, j’ai envie de leur faire plaisir.»

    A l’image du peintre qui observe sa muse avant d’éterniser ses traits sur une toile, Marie Laure discute avec son client, comprend ses envies et, par la suite, le pare. Révéler la beauté d’une personne en lui conseillant un bijou demande évidemment une connaissance affinée de l’autre.

    Le métier de bijoutière, d’ailleurs, vous propulse au premier rang d’une délicieuse comédie humaine dont Marie Laure ne se lasse pas. Entre les hommes un peu perdus qui lui montrent une photo de leur chérie et demandent «Que me conseillez-vous de lui offrir?», les clientes habituées qui lui claquent la bise sans qu’elle se souvienne de leur prénom, et les éternelles insatisfaites, Marie Laure aperçoit sans cesse des fragments importants de vies humaines qui croisent sa route.


    © Matthieu Delbreuve / Une Part de Bonheur 

    Des bijoux intemporellement modernes

    Derrière ses verres de lunettes, les yeux de Marie Laure se remplissent d’étoiles lorsqu’elle aborde ses créations. «J’adore le doré, affirme-t-elle, joyeuse. La qualité est là et surtout, ça ne bouge pas! C’est intemporel.» Le doré, mais aussi les anneaux qui tournent, comme ceux de la «bague Saturne» qu’elle décrit avec beaucoup de tendresse. Quand elle a posé les yeux sur son tout premier bijou terminé, l’aboutissement de tous ces efforts, une immense vague d’émotion l’avait submergée.

     

     

    La créatrice évoque volontiers sa fameuse bague «barrière», dont l’inspiration lui est venue d’une cloison, aperçue dans un champ. Ainsi, d’une idée initiale naît un premier bijou, lequel se décline ensuite en d’autres versions; une manchette, un collier, un bracelet… chaque pièce est un petit morceau de Marie Laure que le nouveau propriétaire embarque dans sa propre existence. Lorsqu’elle revoit l’une de ses parures, dans la rue par hasard ou sur une cliente en magasin, elle lui demande si le bijou plaît toujours, si elle est toujours heureuse de le porter.

    «L’autre jour à dîner, j’ai vu une dame qui portait un de mes colliers, se souvient Marie Laure. J’ai donné un coup de coude à mon mari. Et une autre fois, dans un restaurant, j’ai trouvé l’un de mes bracelets, cassé, sur le rebord d’un lavabo. Je l’ai emmené pour le réparer, et l’ai ensuite rendu au restaurant, au cas où la personne revienne. J’espère qu’elle est venue le récupérer.» Nous sourions en imaginant la tête qu’a dû faire cette chanceuse étourdie en retrouvant son bijou.

     

     

    Une part de bonheur

    Au départ, le nom choisi par Marie Laure n’a pas fait l’unanimité: «Mes filles ne l'aimaient pas», admet-elle. Mais au fur et à mesure, le nom, sa manière de trouver subtilement une place dans les phrases telles qu’«offrir une part de bonheur» l’ont rendu indispensable à l’identité de la marque.

    Devenues rentables très rapidement, les créations de Marie Laure sont le fruit d’énormément d’énergie et de concentration. «Je mets tellement de sérieux et de passion dans mon travail, que cela se ressent. Je pense que les gens ont plaisir à acheter une part de bonheur», souligne-t-elle. «Parfois je me dis que j’aurais bien aimé avoir 40 ans quand j’ai commencé. Mais à cela, ma famille me répond que j’ai tort, qu’à 40 ans je n’étais pas encore prête et que ce n’était pas encore le moment.»

    En fait, ces bijoux sont de petites tranches de bonheur, des miettes du rêve qu’a construit Marie Laure, de jolies étincelles qui, telles des paillettes, se détachent du tout pour virevolter dans l’air, de poignet en poignet et de cou en cou.


    © Matthieu Delbreuve / Une Part de Bonheur 

    Informations pratiques:

    Retrouvez les créations de Marie Laure Krauze sur le site Une Part de Bonheur, ainsi que dans les magasins Globus de Genève (Balexert et centre-ville) et de Lausanne.   


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