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La question

«J’aimerais mieux comprendre pourquoi les hommes ne s’intéressent à moi que pour le sexe. D’un côté c’est flatteur car j’ai passé mon enfance et mon adolescence à me sentir rejetée comme fille (pas assez à la mode car ayant des parents très sévères), valorisée uniquement comme élève. D’un autre côté, j’en ai assez d’accumuler les histoires d’un soir; je n’arrive pas à «garder» un homme qui serait mon copain, et j’ai de la peine à dire non. Les fois où j’arrive à dire non et que je propose mon amitié, ils disparaissent, se disant blessés.» Cristy, 25 ans

La réponse

C’est indéniable, les rencontres se jouent d’abord visuellement, par le biais des attirances physiques; tant vous que l’homme allez donc mettre en avant votre aspect corporel. C’est d’autant plus le cas si vous avez longtemps souffert de ne pas être perçue comme une jolie fille. Plus ou moins consciemment, vous allez chercher le regard désirant. En fonctions de votre histoire, ce regard désirant ne vous paraîtra qu’à moitié crédible, et vous serez tentée de vérifier sa réalité… d’où, peut-être, une ambiguïté dans les premiers échanges, placés sous le signe de la séduction. Difficile, ensuite, de proposer son amitié à un homme qui a pris le risque de croire en une attirance réciproque… ou qui avait même commencé à nourrir des sentiments.

Danse de la séduction

Ceux à qui vous dites «oui» rapidement pour des relations sexuelles n’auront pas la possibilité de savourer la phase de séduction, le défi, le doute, tout ce qui fait monter l’intérêt… qu’ils vous prennent pour une femme très ouverte sexuellement ou qu’ils comprennent que vous cherchez l’amour, leur curiosité sera trop vite assouvie et ils iront butiner ailleurs.

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Il n’y a pas de honte à rêver d’une histoire d’amour (il n’y a pas de honte non plus à vouloir du sexe, d’ailleurs), tout est dans l’équilibre subtil de cette danse qu’est la séduction: une invitation, un petit pas en arrière, on s’observe, on respire, on se frôle, tout en observant si c’est l’homme lui-même qui nous plaît, ou seulement le fait qu’il nous désire.

Notre experte

Cette semaine, envoyez vos questions à Laurence Dispaux, psychologue-psychothérapeute FSP, conseillère conjugale FRTSCC, sexologue clinicienne ASPSC: laurence.dispaux@femina.ch.

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