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Chronique sexe

Le plaisir de la caresse, en solo comme à deux

Le plaisir de la caresse, en solo comme à deux

«D’un effleurement à un toucher plus appuyé ou profond en fonction des préférences, la puissance d’une caresse réside dans l’intention qui lui est mise, dans la présence entière au sein du geste.» - Romy Siegrist

© PETITES LUXURES

«Caresse», nom régulièrement utilisé dans sa forme de verbe transitif pour parler de masturbation, surtout lorsque cette dernière concerne des femmes. Nous pourrions voir dans ce fameux «est-ce que tu te caresses?» du sexisme, et un euphémisme qui peut participer à renforcer la honte et la culpabilité ressenties par certaines personnes pratiquantes. En effet, il est bon de préciser que la réponse serait plus probablement: «Ah non, moi je m’astique, je me frotte, je me tapote, je m’enserre, et/ou je me stimule par vibrations électriques grâce au vibro» que «oui, je me caresse»: et ça, ça ne colle pas tellement avec l’imaginaire doux et sensuel qui est attendu des femmes.

Cela étant dit, la caresse a toute sa place dans le plaisir érotique. Et cela peu importe notre sexe et notre genre, même si le rapprochement affectif qu’elle suggère semble l’avoir reléguée hors des représentations hypersexualisées. Dans le porno mainstream par exemple, nous pourrions avoir l’impression qu’il ne faudrait surtout pas «être touchées», tout en étant touchées à peu près partout (ou justement qu’à des endroits précis).

Une pratique érotique à valoriser

Comme si la caresse, le toucher conscient (et consenti) venaient du cœur, qu’ils étaient une porte entre les mondes affectifs des partenaires (ou vers le sien), et que le droit d’entrée ne devait être réservé qu’à certaines personnes élues (et pas soi-même). Ce qui est une possibilité, mais nous pouvons gagner à penser la caresse comme une pratique érotique en soi et pour elle-même – et également pour nous-mêmes.

D’un effleurement à un toucher plus appuyé ou profond en fonction des préférences, la puissance d’une caresse réside dans l’intention qui lui est mise, dans la présence entière au sein du geste. Dès lors et par ailleurs, on peut s’amuser à se caresser des mains, mais aussi du bout du nez, des ongles, des cheveux, du ventre, du regard, du souffle, des mots.

La caresse peut devenir un art, dont le corps est d’une part le tableau et de l’autre le pinceau.

Et l’on peut dire merci à nos poils et aux fibres C-tactiles résidant autour de nos follicules pileux d’augmenter ainsi le plaisir ressenti. De quoi peut-être jalouser nos amis les chats, mais avant tout s’en inspirer pour intensifier nos libérations d’endorphines, d’ocytocine et de dopamine.

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