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Chronique sexe

«Edging» ou l’art de flirter avec l’orgasme, sans s’y adonner pleinement

«Edging» ou l’art de flirter avec l’orgasme, sans s’y adonner pleinement

«Les va-et-vient autour de ce point amènent une charge sexuelle et une vasodilatation qui permettent à certaines personnes de ressentir leur(s) orgasme(s) encore plus fortement, tant dans la durée que dans les sensations.» - Romy Siegrist

© PETITES LUXURES

Terme anglophone utilisé pour parler d’une pratique visant à jouer à atteindre plusieurs fois la limite de l’orgasme, à venir «au bord», sans s’adonner (tout de suite) à ce dernier. En ce sens, l’«edging» est une forme d’élan, pris à maintes (et mains) reprises, avant le grand saut, la grande envolée. En se stimulant jusqu’au presque point de non-retour, avant de diminuer/cesser les stimulations quelques secondes ou minutes, puis de reprendre, cette technique favorise potentiellement un ou des orgasmes décuplés.

Les va-et-vient autour de ce point amènent en effet une charge sexuelle et une vasodilatation qui permettent à certaines personnes de ressentir leur(s) orgasme(s) encore plus fortement, tant dans la durée que dans les sensations. Si cela paraît alléchant, cependant, il est possible que cela ne marche pas les premières fois: comme souvent, les arts de la sexualité demandent un peu de pratique, y a pas de lézard ni de hasard (même si l’on s’appelle Thierry – eh oui, c’est comme pour le jerk).

Essayer la pratique en solo

Y arriver demande donc une certaine connaissance et expertise autour des sensations ressenties dans le corps: commencer par apprivoiser ce jeu en solo permet de porter plus facilement attention sur les signes annonciateurs de l’orgasme: quels muscles se (dé)tendent? Comment la respiration se modifie-t-elle? Le rythme cardiaque change-t-il?

Entre partenaires, l’«edging» peut également être pratiqué: il est néanmoins pertinent, si on le fait pour soi, d’avertir l’autre ou les autres, afin d’éviter l’apparition de points d’interrogation dans leur regard lorsque l’on diminue/cesse momentanément les stimulations («est-ce qu’il ou elle est en train de faire une attaque?»). Quand on le fait pour l’autre, en revanche, cela peut générer un sentiment de puissance, puisque l’on joue autour de sa frustration, de son anticipation, et de son extase. Et si l’on est (un peu) sadique, on peut même mener l’autre jusqu’à l’orgasme, mais cesser toute stimulation à ce moment-là. Cela porte le nom d’«orgasme ruiné». Mais c’est une autre histoire.

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