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Développement personnel

Réactiver sa bonne humeur, mode d’emploi!

Reactiver bonne humeur mode emploi

Après une carrière dans la mode et la tech, Sophie Trem, créatrice du blog «The Other Art Of Living», a tout quitté pour devenir entrepreneure. Sa méthode de développement personnel se base sur les liens étroits unissant corps et esprit.

© Getty Images

Égayer sa vie de façon simple et efficace? Chacun en est capable, Sophie Trem en est persuadée. «Mais la première étape reste l’acceptation: il est nécessaire de ressentir en soi le besoin de changement», note la fondatrice du blog lifestyle The Other Art Of Living. Convaincue des liens indissociables entre le corps et l’esprit, la jeune entrepreneuse française détaille les 5 clés qui favorisent la bonne humeur et la pensée créatrice: la posture, la respiration, la loi de l’attraction, le moment présent et l’acceptation.

FEMINA De quelle manière appréhendez-vous la crise que nous traversons?
Sophie Trem: L’année dernière, j’ai enchaîné les Good Mood Class (ndlr: ateliers interactifs axés sur le bien-être en entreprise). C’est compliqué pour moi actuellement, mon activité professionnelle est totalement à l’arrêt. Mais je ne désespère pas, car lorsque la crise sera derrière et que les gens auront repris confiance, d’autres portes s’ouvriront. J’évite d’envoyer des ondes négatives à l’univers: je me focalise sur l’avenir et ses possibilités. Cette période n’est pas facile, c’est anxiogène. Mais se plaindre n’aide pas à avancer. Et il y a tellement de choses agréables que l’on peut faire depuis chez soi! Il faut continuer à entretenir cette petite flamme qu'on a en nous, c’est cette dernière qui va faire grandir l’espoir.

Être positif, c’est bon pour la santé!

Comment positiver, malgré tout ce que nous traversons actuellement?
C’est un exercice permanent. Il s’agit de cultiver une sorte de résilience, un état d’esprit. Lorsque l’on est dans ce mood, on ne voit plus les choses de la même façon, on ne peut plus faire autrement. Se battre contre un orage ne sert à rien, on ne peut rien y faire. Donc autant prendre ce temps particulier pour essayer de faire autre chose, pour traverser les épreuves autrement. Être négatif n’aide absolument jamais. Quand on a pris le pli, que l’on a cette gymnastique de l’esprit qui nous pousse à toujours rechercher le positif, à continuer d’avancer, d’accepter que les choses se déroulent comme elles le font, on ne peut plus vivre autrement. La Terre entière vit la même crise, il faut relativiser et s’accrocher aux signes positifs. Je recommande aussi de se créer une sorte de cocon, dans lequel on se sent bien. Ce n’est pas un voile qui cache la réalité, mais une protection, une soupape, un moyen de recharger ses batteries.

Il peut s'avérer compliqué d'écouter à nouveau son intuition. Avez-vous un conseil à nous donner si l'on a perdu sa petite voix?
Notre esprit est tellement fort qu’il est capable de se persuader de plein de choses. On pense parfois, à tort, que l’on va super bien alors que c’est loin d’être le cas. Mais notre corps, lui, ne sait pas mentir. Il nous envoie continuellement des signes. Si l’on a tendance à avoir des maux récurrents, que l’on est souvent malade: cela n’arrive pas par hasard. Il faut prêter attention à toutes ces alertes, et ne pas les mettre de côté. Ces maux sont là pour nous mettre en garde, nous montrer que l’on ne va pas dans la bonne direction. Ils nous disent qu’il est temps et nécessaire de faire quelque chose pour se remettre dans le bon chemin.

Comment détermine-t-on ce «bon chemin»?
C’est celui où l’on se sent bien. Souvent, les gens oublient d’aller où ils ont envie, ils suivent ce qu’on leur a dit de faire. C’est souvent le problème le plus complexe: arrêter de ne faire les choses qu’à travers le regard des autres. Le schéma dans lequel on a été éduqué, construit, nous pousse à vouloir faire plaisir à nos proches, tout au long de notre vie. La société pèse sur chacun de nous, consciemment ou non: le prisme des autres est toujours prioritaire par rapport au nôtre. Mais on ne peut pas se sentir bien en faisant les choses toujours en fonction d’autrui, car on ne s’écoute pas, on s’oublie. A tout instant, il faut se poser la question: «Comment est-ce que je me sens?» Si l’on ne se ment pas, que l’on est honnête avec soi-même, on s’aperçoit que, souvent, ça ne va pas très bien. Plus on en prend conscience rapidement, plus vite on peut ensuite agir pour trouver une solution.

«Il faut arrêter de s’obliger à faire quoi que ce soit: les gens devraient arrêter de penser qu’il y a toujours une course contre d’autres. Réaliser cela, c’est comme enlever un corset qui nous empêchait de respirer, c’est véritablement libérateur.»

Sophie Trem

Créatrice des Good Mood Class

Vous évoquez l’importance d’être réceptif aux signes. Mais comment apprendre à les voir?
Notre tête est souvent trop pleine de négativité, de pensées qui nous parasitent. On est submergé par un flux d’informations qui nous arrivent en permanence. On n’arrive plus à penser, ni à ressentir. L’intuition, c’est quelque chose qui ne s’explique pas. Pour en faire l’expérience, il faut être en accord avec soi-même et avoir un esprit assez clair pour pouvoir entendre, ressentir. S'il y a trop de choses qui parasitent nos pensées, on ne peut pas percevoir les signes. Un travail d'alignement, afin d'être en accord avec soi, est à opérer. Et en se reconnectant à soi-même, on se reconnecte immanquablement à son intuition, à ces choses qui ne s’expliquent pas mais qui sont en nous.

Que répondez-vous à celles et ceux qui jugent trop simpliste la doctrine «le positif attire le positif»?
C’est une vérité, comme le mécanisme de l’attraction. Je sais que ça fonctionne, et tous les gens qui la pratique le savent également. J’entends souvent cette critique, mais est-ce que celles et ceux qui la formulent ont déjà tenté l’expérience? Ont-ils déjà changé leur état d’esprit? Les gens se plaignent avant même d’essayer.

Comment l’esotérisme peut-il nous aider à être plus heureux?
Attention: cela fonctionne pour moi, mais ce n’est pas une méthode universelle qui réussit à tous. Chacun traduit les choses à sa façon: il ne faut pas se sentir obligé de quoi que ce soit. Ce sont des outils qui sont là pour nous aider à nous connecter avec nous-même. Mais au final, c’est notre énergie, notre intuition qui va aller chercher ce dont nous avons besoin. Si lire les oracles ou tirer les cartes ne donne pas de résultats, il ne faut pas rester focalisé sur ces pratiques, mais essayer d’autres choses, trouver sa voie autrement.

Yoga, méditation, ayurvéda, hypnose, jardinage, cuisine… Les possibilités sont infinies!

Pourquoi «Let it be» est-il devenu votre mantra?
Lors d’une période où j’étais totalement perdue, ma marraine spirituelle m’a offert un pendentif où il était inscrit «Let it be». Elle m’a dit alors: «Les choses se passent toujours comme elles doivent se passer. Continuer à t’accrocher ne te servira à rien, et te fera seulement du mal. Le monde va continuer de tourner, même si les événements ne se déroulent pas comme tu l’avais souhaité. Accepte cela.» C’est la chose la plus touchante que l’on ne m’ait jamais dite. Cette vérité parle à tout le monde. Cela m’a énormément aidée à surmonter les différents obstacles qui sont venus me barrer la route.

Sophie Trem, La Good Mood Class: 5 clés pour réactiver votre bonne humeur et changer d’état d’esprit, (Ed. Albin Michel).

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