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Des secrets, on en a tous. En moyenne, treize. Huit qu’on finit par dévoiler à des proches au bout de deux ans et demi après les avoir enfouis. Et cinq qu’on ne révèle jamais à âme qui vive. C’est du moins le résultat d’une vaste série d’études consacrées aux impacts psychiques et aux souffrances liés à la dissimulation – recherches menées depuis 2015 aux États-Unis par le psychologue et professeur en management à la Columbia Business School, Michael Slepian.

Physiquement lourd à porter

Après avoir récolté quelque 13 000 cachotteries via une plateforme online garantissant l’anonymat des participants, le chercheur et son équipe les ont classées en 38 catégories telles que trahison, addictions cachées, larcins, soucis d’argent, orientation sexuelle, infidélités, tics ou TOCS, hobbys honteux… avant de les décrypter et de les analyser. Les conclusions obtenues sont parfois attendues, parfois nettement moins.

Ainsi, s’il n’est pas étonnant que 50% des conjoints volages gardent pour eux leurs incartades et ne sont pas très fiers de leur comportement sans forcément en culpabiliser, il est en revanche surprenant de constater qu’il existe une véritable corrélation entre dissimulation et perception du monde. Comme l’expliquait récemment le professeur Slepian dans la revue «The Atlantic», «quand quelqu’un tait des comportements de type double vie ou malhonnêteté, il se sent physiquement plus lourd qu’il ne l’est sur une balance. De même, il voit son environnement de manière déformée.»

«Les pentes d’une colline lui paraissent plus raides qu’elles ne le sont, il a une fausse appréciation des distances (il les pense plus longues) et a aussi une mauvaise estimation des efforts à fournir pour réaliser une petite tâche et les juge bien plus fatigants qu’ils ne le sont réellement.»

Plus troublant encore, une expérience parallèle menée à l’Université de Californie, à Berkeley, montre que le non-dit pompe une énergie folle puisque «penser à une chose qu’on doit garder pour soi fait baisser de 17% les capacités cognitives et de 30% les performances physiques».

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