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Que sont-elles devenues? Calista Flockhart, de working girl à «femme de»

On aurait volontiers échangé sa vie contre la sienne quand Robert Downey Jr. lui chante yeux dans les yeux le slow «Every Breath You Take», de (et avec!) Sting, dans la quatrième saison d’«Ally McBeal».

Le comble, c’est que l’actrice américaine Calista Kay Flockhart n’est pas vraiment convaincue lorsque le réalisateur David E. Kelley la contacte en 1996 pour lui proposer le premier rôle de la série. Et pour cause, le parcours déjà stellaire de la jolie blonde, formée à l’école de théâtre new-yorkaise, la destine à une carrière plus prestigieuse que celle du petit écran. Sa décision finale de dire oui à Ally changera son destin: dès le premier épisode, en 1997, le personnage fait d’elle la nouvelle star qui marquera l’esprit – et le cœur – de toute une génération durant cinq années, et cinq saisons.

Car en se glissant dans la peau d’Allison McBeal, brindille aux airs de mouche trempée dans du lait mais néanmoins ténor du barreau et pilier du grand cabinet d’avocats Cage and Fish, à Boston, Calista va incarner une nouvelle génération de working girls: trentenaires, belles et brillantes, elles sont en proie à des émotions et des doutes existentiels qui s’expriment sans limites ni filtres. Passant de la réalité à l’introspection, de la rêverie à l’hallucination sous forme de dessins animés ou de comédies musicales, la personnalité romantico-psychédélique d’Ally trouve un écho chez ses collègues, tous aussi loufoques qu’elle. Tel John, l’un de ses confrères d’une timidité maladive qui se donne confiance en faisant la chorégraphie de Barry White devant la glace des toilettes du bureau. Ou le fantôme de Billy, son amour de jeunesse, décédé d’une tumeur au cerveau, qui la guidera tout au long de la série.

Du top au flop

Succès planétaire dès la première saison, Golden Globe de la meilleure actrice à l’issue de la deuxième, tout sourit à Calista. Coqueluche des critiques dès son premier vrai rôle en 1994 dans le film «Quiz Show» réalisé par Robert Redford, puis bardée de prix cinématographiques et théâtraux, elle est en outre propulsée en 1998 au rang des cinquante plus belles femmes du monde par le magazine américain «People». Mais ce que l’actrice ignore en interprétant Ally, c’est que, à l’instar de Daniel Radcliffe/Harry Potter, elle va devenir indissociable de son personnage dans l’esprit du public. Et qu’elle est en train de jouer le plus grand drame de sa vie.


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Premier acte: des remarques croissantes sur son extrême minceur qui donne le mauvais exemple aux jeunes femmes. Contrainte de se justifier publiquement, elle tombe dans les pommes lors d’une émission en 2000 et prétexte surmenage et déshydratation. Sanction immédiate: l’audimat de la série s’écroule. L’entrée en scène de Robert Downey Jr., alias Larry Paul, un avocat fantasque qui deviendra le grand amour d’Ally, refait battre le cœur des fans. Mais l’acteur, alors accro à la drogue, doit quitter le tournage. Réécriture en catastrophe du scénario, et exit le mariage avec l’homme le plus sexy de la terre, Ally se fait larguer et sombre dans les affres de la looseuse lyophilisée. La cinquième et ultime saison fera du bruit, mais pas le bon: flop!

Du teaser au taser

L’actrice passe dès lors dans la rubrique «vie privée» des tabloïds: en 2001, en adoptant son petit garçon Liam et, un an plus tard, en rencontrant l’amour de sa vraie vie, l’acteur Harrison Ford, qu’elle épousera en 2010 à Santa Fe. Enfin recastée pour un rôle principal en 2006 dans la série «Brothers & Sisters», elle est engloutie dans l’ombre des deux actrices Sally Field et Rachel Griffiths. Le fantôme d’Ally va alors venir hanter Calista. En 2015, tandis que son «plus je vieillis, plus je suis beau» de mari déchaîne les foules en jouant le septième chapitre de «Star Wars», elle fait le buzz à l’annonce d’une nouvelle série, déclinée du comics Superman: «Supergirl». Elle y incarne Cat Grant, une sorte d’Anna Wintour. Mais le meilleur ami de la star quinqua aux abois – le bistouri, donc – a transformé la reine de beauté.

La voilà doublant le dauphin Doris dans «Les pingouins de Madagascar», le public préférant désormais l’entendre que la voir. Et exclusivement pour l’écouter s’émouvoir de l’accident d’avion ou de tournage de son époux. Lors du dernier Festival de Cannes, elle apparaît au bras de son Harrison, interdite, figée dans son rôle de «femme de». Des images qui laissent sans voix.

Calista Flockhart

1964 Naissance à Freeport, Illinois (USA).

1997 Début de la série «Ally McBeal» qui durera 5 saisons.

2001 Elle adopte un petit garçon, Liam, puis rencontre Harrison Ford, avec qui elle se marie en 2010.

Et les autres que sont-ils devenus?

Greg Germann Dans «Ally McBeal», il joue Richard Fish, le fondateur du cabinet dont les deux credos sont le sexe et l’argent. Depuis, il enchaîne les rôles secondaires dans des épisodes de séries cultes: guest star de la saison 2 de «Desperate Housewives» en 2006, on le retrouve ensuite dans «In Case of Emergency» en 2007, «Ghost Whisperer» en 2010, «NCIS» en 2013, «New York unité spéciale» de 2013 à 2014, et «How to Get Away with Murder» en 2014. Bien que modestes, ses apparitions lui ont permis de s’illustrer dans le rôle du diabolique Hadès au cœur de la saison 5 de «Once Upon a Time». A quand le prochain succès?


©FilmMagic/Getty; Getty Images for Extra; Getty Images

Lucy Alexis Liu C’est son rôle dans «Ally McBeal», la tigresse sans scrupules Ling Woo, qui la révèle. L’une des trois drôles de dames de 2000 à 2003, puis O-Ren Ishii, tueuse dans «Kill Bill» de Tarantino, elle se distingue en réalisant des cascades extrêmes elle-même, comme dans le film «Cypher». Après «The Trouble with Bliss» aux côtés de Michael C. Hall («Dexter» pour les fans) en 2010, elle enchaîne les succès en 2012: un rôle dans la quatrième saison de «Southland», puis star de la série «Elementary», une déclinaison de «Sherlock Holmes». En 2015, elle est devenue maman d’un petit garçon né par mère porteuse.

Robert Downey Jr. Contraint de quitter «Ally McBeal» afin de suivre une cure de désintoxication, son retour sur scène en 2008 est une consécration. Dans la peau du personnage de comic book «Iron Man» – également présent dans le titanesque projet Marvel «Avengers» – il est propulsé au sommet de la gloire. Et au rang des acteurs les mieux payés du monde. En 2009, son interprétation de «Sherlock Holmes» lui vaut un Golden Globe. Ses projets? Encore et toujours Iron Man: adversaire de Captain America dans «Civil War», on le retrouvera bientôt aux côtés de Spider-Man dans «Homecoming» et contre Thanos dans «Avengers: Infinity War».

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Calista Flockhart dans Ally McBeal.

© Photo12/AFP
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Les acteurs d’Ally McBeal: de gauche à droite et de haut en bas: Courtney Thorne-Smith (Georgia), Gil Bellows (Billy), Jane Krakowski (Elaine), Greg Germann (Richard), Portia de Rossi (Nelle), Peter C. MacNicol (John), Lucy Alexis Liu (Ling), Calista Flockhart (Ally) et Lisa Nicole Carson (Renée).

© The Picture Desk/AFP
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Dans la série «Supergirl», dont le premier épisode sort en 2015, elle joue le rôle de Cat Grant, journaliste charismatique. Mais c’est surtout sa nouvelle plastique de jeune fille qui alimentera la critique.

© CBS via Getty Images
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Voix du dauphin Doris dans «Les pingouins de Madagascar», en 2014: matière à sourire pour ses détracteurs les plus cyniques.

© DR
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Mariée en 2010 à Harrison Ford, qu’elle a rencontré aux Golden Globes en 2002, elle joue un nouveau rôle principal: celui d’épouse.

© WireImage/Getty

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