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Pourquoi met-on des jours à répondre à certains messages?

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En imposant un délai de réponse, on prend le contrôle sur quelque chose qui semblait nous échapper. Potentiellement efficace si on n’oublie pas de répondre, au risque de replonger dans le schéma où il est trop tard et où on finit par culpabiliser, enroulé dans sa couverture de honte. Un brin maso, vous dites?

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On l’a tous déjà fait: laisser passer des jours (parfois même des semaines) avant d’envoyer le fameux «Pardon, j’ai complètement oublié de te répondre…» à un bête «Salut, qu’est-ce que tu deviens?» Et qu’on se le dise, c’est un mensonge, pur et simple. On n’a pas oublié, on avait la flemme, ou tout simplement pas envie. Mais il semblerait que ce ne soit pas totalement de notre faute. Nous sommes tous ainsi faits, si l’on en croit les avis de psychologues interrogés par Terrafemina et le blog bien-être The Thirsty, particulièrement en cette période troublée. Explications.

Chaque jour, nous sommes submergés de notifications: WhatsApp, médias, Instagram, Facebook, LinkedIn… une avalanche de bip-bip qui nous rendrait anxieux, selon la psychologue Elena Touroni, et nous pousserait à repousser le moment de répondre, jusqu’à atteindre le moment fatidique où il est socialement trop tard pour le faire. Après l’anxiété, la culpabilité.

Il y a une autre raison qui nous pousserait à faire la sourde oreille, selon l’experte interrogée par le média français: en imposant un délai de réponse, on prend le contrôle sur quelque chose qui semblait nous échapper. Potentiellement efficace si on n’oublie pas de répondre, au risque de replonger dans le schéma où il est trop tard et où on finit par culpabiliser, enroulé dans sa couverture de honte. Un brin maso, vous dites?

Et les réponses (trop) rapides?

Parfois, c’est nous qui voulons recevoir des réponses tout de suite, façon «je nourris ma satisfaction immédiate», comme lorsqu’on compte les likes après avoir posté une photo sur Instagram. Pourtant, l’attente aurait du bon pour la psychologue new-yorkaise Heather Silvestri, car l’ultra-disponibilité nuirait à la qualité des échanges. Il faudrait donc trouver le juste milieu: attendre qu’une belle réponse mûrisse, sans laisser passer trois semaines. Un proche acceptera plus volontiers une réponse tardive, mais soignée. A l’inverse, laisser traîner un mail du boulot peut nous faire perdre des points.

Et plutôt que d’essayer du jour au lendemain de devenir l’archétype du serial répondeur, les psychologues préconisent de se définir des plages horaires pour s’y consacrer pleinement. Encore faut-il ne pas repousser également ces plages horaires-là.

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