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Hibernation et déni

L'édito de Sonia Arnal: No november!

Langueurs de piscine et souvenirs d’enfance

La moindre activité demande une motivation et un héroïsme de guerrier viking. Genre sortir du lit quand on entend tomber les trombes? Pas envie.

© Ludovic Andral

Ça y est, ça devait arriver, ces week-ends durant lesquels il pleut sans interruption. Il ne fait pas vraiment encore froid, mais pas chaud non plus. Cru, humide, le truc moche qui vous transit jusqu’à la moelle sans vraiment vous autoriser à vous emmitoufler sous des couches douces et chaudes, comme en février par exemple, pour jouir d’un air à la fois tonique et revigorant.

La moindre activité demande une motivation et un héroïsme de guerrier viking. Genre sortir du lit quand on entend tomber les trombes? Pas envie. Aller courir à la frontale pour finir avec un litre d’eau sale dans chaque basket et de la boue plein les mollets? Pas trop non plus. La balade à vélo avec dérapage incontrôlé sur les feuilles tellement mortes qu’elles sont à moitié décomposées, bof. Plonger dans le grand bain alors qu’on est déjà limite inondé en empruntant le chemin de la piscine, encore bof.

Chaque année, novembre produit sur moi le même effet délétère et je milite pour la suppression de ce mois inutile depuis des lustres, avec un insuccès constant. Pour 2019, j’ai décidé qu’il fallait arrêter de se lamenter et embrasser un changement d’attitude radical.

J’hésite entre deux options: la nov-hibernation ou le déni.

La première consiste à faire du feu en continu et lire des livres devant la cheminée en limitant les sorties à la stricte survie, soit le ravitaillement. Encore qu’on puisse se faire livrer. Peu de mouvements, les volets clos, un éclairage minimaliste, pas d’invités ni de fêtes, bref la grotte fortifiée indécelable recréée en appartement urbain. Trente ou quarante jours à tenir le siège et puis on ressort pour aller skier.

Quel mois de novembre?

Le déni consiste à vivre comme si on était le 10 septembre. Quelle pluie? Quel froid? Ou ça du brouillard? Je vais courir en short dans la nuit (enfin à 18 h, mais c’est déjà la nuit), quoi qu’il vente ou tombe du ciel, je me jette dans le lac plutôt que dans la piscine municipale couverte parce que c’est ce que je fais durant l’été indien, je vais au travail sans manteau et je mange des grillades avec des salades. Pas de papet ni de soupe à la courge, novembre n’existe pas. Pour l’instant, je privilégie cette piste, mais comme le Léman commence sérieusement à fraîchir alors que le mois honni n’a même pas encore officiellement commencé, je crains que le principe de réalité ne me propulse très rapidement dans ma grotte. Au chaud. A ne rien faire. Pas même me plaindre.

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