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L'édito

L’édito de Sonia Arnal: De l’évolution (bluffante!) des grands singes

Langueurs de piscine et souvenirs d’enfance

«Le plus fascinant, ce sont les leçons de management des grands singes. Genre la femelle macaque qui laisse tomber sa patate douce dans l’eau de mer et trouve ça rapicolant ce petit arrière-goût de sel.»

© Ludovic Andral

J’adore les études sur le comportement des animaux, comme celle réalisée avec un border collie: le chien, qui a appris le nom de 300 objets, quand même, s’est montré capable d’aller chercher un frisbee (une expérience australienne, que voulez-vous) planqué dans une autre pièce si on lui montrait la photo du disque volant. Alors qu’une photo n’a pas d’odeur, rien. Vous voyez un peu la capacité d’abstraction? Dingue.

Le coup de la patate salée

Bon ça ne marche pas avec tous les Rantanplan non plus. En lisant les études, tu comprends vite qu’ils sortent d’Oxford les toutous, la crème de la crème de l’éducation canine. Ça laisse néanmoins songeur.

Le plus fascinant, ce sont les leçons de management des grands singes. Genre la femelle macaque qui laisse tomber sa patate douce dans l’eau de mer et trouve ça rapicolant ce petit arrière-goût de sel, mais bon, comme son rang dans la hiérarchie du groupe n’est pas très élevé, personne ne s’intéresse à ce qu’elle fait. Elle n’apprend son nouveau tour de main qu’à ses enfants et il faut 5 générations pour que les autres se disent que l’art culinaire de cette famille mérite qu’on s’y intéresse.

Les grands chefs du groupe n’ont rien vu passer. C’est un peu comme ma recette de pâtes aux asperges, finalement.

Là où ça devient hallucinant, c’est quand on se penche sur l’altruisme des animaux. Le postulat de départ, chez les bêtes, c’est que la grandeur d’âme n’existe pas – tout doit faire sens dans la perspective de la sélection naturelle: un animal n’en aide un autre que si ça accroît ses chances de survie et/ou de se reproduire. Or, des études montrent que chez certains singes, des individus qui n’ont a priori aucun intérêt à passer leur tour quand ils pourraient se goinfrer de bonbons à la banane le font si leurs copains peuvent en profiter. Espèrent-ils qu’ils leur rendront la pareille un jour? Sans doute, mais va savoir… on se perd en conjectures sur cette bonté.

En lisant les détails de l’expérience j’ai appris qu’on savait déjà avant que certains singes rendaient de petits services, comme tendre un objet à un humain s’ils sont plus près et que ce dernier a un peu de mal à l’attraper. Je répète, le singe remarque, tout seul, sans qu’on ne lui demande rien, qu’il pourrait être utile ET se rend utile en échange d’aucun bénéfice ni argent de poche. Ça m’a fait un choc de découvrir que mes enfants n’en sont pas encore au stade du chimpanzé dans la chaîne de l’évolution.

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