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L'édito de Géraldine Savary: «Sous les capots, des filles»

Edito Geraldine Savary redactrice en chef Femina

«Les plus nostalgiques regretteront cette (modeste) évolution qui fait d’un bastion très masculin, la voiture, un énième enjeu de lutte pour l’égalité entre hommes et femmes.» – Géraldine Savary

© ELSA GUILLET

Il n’y a pas longtemps, l’homme qui partage ma vie se gare avec sa Fiat 500 adorée pour se rendre à une agape très officielle. Au parking, les autres invités lui disent: «Ah, vous avez pris la voiture de madame?»

Si les mêmes personnes passaient à Bulle, que verraient-elles? Au loin le Moléson, bien sûr, mais aussi un garage novateur dans lequel ne travaillent que des femmes. Des femmes sous un capot? Qui plongent la tête dans le moteur? Non seulement elles officient à la réception, mais elles offrent aussi les conseils techniques et orientent les clients à la vente. Dans le reportage que nous vous proposons, le directeur du site explique vouloir «casser les stéréotypes sur l’automobile comme étant un monde de mecs». Et il ajoute: «Nous ne sommes plus dans les années 80, le milieu automobile doit lui aussi s’ouvrir.»

Les plus nostalgiques regretteront cette (modeste) évolution qui fait d’un bastion très masculin, la voiture, un énième enjeu de lutte pour l’égalité entre hommes et femmes. «Quoi, se diront-ils, même plus possible d’être tranquille à bichonner mon engin, réfugié dans mon abri rien qu’à moi, le garage?»

Mécanicienne automobile

Pour le reste, ouvrir plus grand le monde de l’automobile aux femmes n’a que des avantages. Les femmes occasionnent moins d’accidents de voiture que les hommes. 80% des retraits de permis de conduire l’ont été à des conducteurs ayant commis des délits graves. Elles dépensent moins d’argent pour l’achat du véhicule familial, sont presque deux fois moins nombreuses à s’immatriculer. Sachant que le trafic motorisé est pour 30% responsable des émissions de gaz à effet de serre, il n’est pas inutile que la moitié de l’humanité s’en préoccupe.

Enfin, tant mieux si le métier de mécanicien automobile s’offre aux jeunes filles. Au moment de choisir une activité professionnelle, trop souvent les jeunes adultes sont orientés vers des métiers genrés (esthéticienne pour les unes, mécatronicien pour les autres) qui ensuite vont déterminer, pour la vie, les salaires, les niveaux de vie, les horizons. Alors que rien, ni la pénibilité, ni les compétences, ni les aspirations intimes, n’exclut a priori un sexe par rapport à l’autre.

À lire, le dossier «Elles vidangent comme les hommes», dans le magazine FEMINA du 10 septembre 2023, et en ligne le 11.

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