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L'édito de Géraldine Savary: «Grossesse normale, mandat normal»

Geraldine savary edito

«Tiens, on se rend compte que porter un enfant ne ralentit pas le cerveau, bien au contraire, que ça ne nuit pas à la marche des affaires. Qu’il est possible d’être bonne élue et bonne mère.»

© Anoush Abrar

Christina Kitsos, conseillère municipale en ville de Genève, attend son deuxième enfant. Cette magnifique nouvelle nous réjouit. On est content pour elle mais on n’en fait pas tout un plat. Parce qu’enfin, la grossesse d’une élue n’est plus un événement exceptionnel. Christina Kitsos rejoint la liste de plus en plus longue des femmes actives en politique qui concilient, sans que cela ne fasse plus débat, maternité et mandat.

Dans les gouvernements cantonaux, des conseillères d’Etat occupent leur fonction en ayant des enfants en bas âge, au Conseil national, des parlementaires s’élancent à la tribune avec des ventres ronds. Quant au Conseil des Etats, bastion masculin par excellence, il est en passe de devenir la maternité du pays. Qu’elle semble loin, l’époque où Sandrine Salerno, la prédécesseure de Christina Kitsos à la ville de Genève, revendiquait d’un air bravache sa «grossesse militante», soupçonnée de ne pas pouvoir assumer ses fonctions, de ne pas pouvoir tenir son département, ou d’être absente trop longtemps.

Tiens, on se rend compte que porter un enfant ne ralentit pas le cerveau, bien au contraire, que ça ne nuit pas à la marche des affaires. Qu’il est possible d’être bonne élue et bonne mère.

Partager la responsabilité avec les pères

Ce constat optimiste ne signifie pas pour autant que le ciel est bleu layette tous les jours. Les horaires de travail restent lourds quand on s’apprête à enfanter, revêches quand on a charge d’enfant, la pression énorme et les temps de repos rares; plane encore l’idée qu’une femme enceinte, forcément, ça se laisse déborder par les hormones et les dossiers.

La meilleure manière de normaliser plus encore l’arrivée d’un bébé dans une vie politique ou professionnelle consiste sans doute à en partager la responsabilité avec les pères. Quand un élu prendra quatre mois de congé parental ou de paternité pour accompagner la venue d’un enfant, et que son absence sera naturellement comprise et absorbée, on cessera vraiment de considérer un ventre comme un obstacle aux compétences.

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