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Jeunes, activistes et en colère

«J’ai du mal à gérer mes angoisses liées à la crise environnementale»

«J’ai du mal à gérer mes angoisses liées à la crise environnementale»

«L’essentiel dans cette crise c’est de comprendre pourquoi il y a urgence. Car lorsque l’on a compris cela, c’est bien plus facile d’agir.» - Anouk Gremion

© NOURA GAUPER

FEMINA Qu’est-ce que votre engagement vous apporte?
Anouk Gremion Beaucoup de choses, tant au niveau relationnel que dans la gestion de projets. C’est vraiment une expérience incroyable.

Comment luttez-vous contre le réchauffement climatique?
Il y a des actions qui sont très ancrées dans mon quotidien, par exemple le fait que j’utilise beaucoup les transports en commun. Quand la météo le permet, je fais aussi du vélo à la place du bus. Il y a un an et demi, j’ai arrêté de manger de la viande aussi. J’achète des vêtements de seconde main et j’économise l’eau au maximum.

Souffrez-vous d’éco-anxiété?
J’arrive toujours à garder espoir, mais certains jours sont plus difficiles que d’autres. Lorsque l’on est assailli par les mauvaises nouvelles, ce n’est pas évident. J’ai du mal à gérer mes angoisses liées à la crise environnementale, ça ne s’est pas amélioré en m’impliquant. C’est logique, car on s’informe davantage et on est sans cesse confronté à de nouvelles études, de nouveaux chiffres, de nouveaux dommages. C’est très préoccupant, mais c’est aussi ce qui me pousse à agir.

Le message à faire passer:
Souvent, les gens pensent que les écolos sont forcément irréprochables dans tout ce qu’ils font. Mais personne n’est parfait! L’essentiel dans cette crise c’est de comprendre pourquoi il y a urgence. Car lorsque l’on a compris cela, c’est bien plus facile d’agir, on le fait naturellement.

Votre activisme crée-t-il des tensions avec vos proches?
Non, pas du tout. Je suis majoritairement entourée de gens ouverts au changement.

À quoi ressemblerait votre monde idéal?
Ce serait un monde rempli de gens sensibles et compassionnels, qui ont pour but premier de se respecter les uns les autres, de respecter l’environnement et l’humanité. Ces valeurs devraient être des réflexes en soi.

Si on était tous des êtres dotés de telles valeurs, il n’y aurait pas de pollution, de racisme, de sexisme, etc. Être compassionnel est vraiment un atout dans la transition écologique.

Ce qui vous met le plus en colère:
Les discours qui justifient l’inaction; ainsi que l’optimisme technologique.

Ce qui vous réjouit:
Le fait que j’ai l’impression qu’il y a toujours plus de gens qui rejoignent la lutte.

Une ressource à recommander:
Hugo Clément, un journaliste français qui a écrit de très bons ouvrages (notamment Journal de guerre écologique, Éd. Fayard) et qui est très actif sur Instagram. Je recommande également sa série de documentaires, Sur le front, diffusée sur France 5. Sur Instagram, je recommande également le compte Écolo Mon Cul, qui dénonce le greenwashing.

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