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Jeunes, activistes et en colère

«50 ans après, on en est toujours au même stade, ça me dépasse complètement»

«50 ans après, on en est toujours au même stade, ça me dépasse complètement»

«Des pressions sont exercées sur les entreprises, le greenwashing est dénoncé. Tout cela est très positif.» - Laure Huysecom

© NOURA GAUPER

FEMINA Comment est né votre engagement?
Laure Huysecom J’ai toujours vécu à la campagne, notamment près d’une rivière à Genève, puis dans une petite maison au milieu de la forêt en Belgique. Ce contact rapproché avec la nature est vital pour moi. L’une de mes amies était active au WWF et m’a fait connaître l’association en 2016. Depuis, je ne l’ai plus quittée!

Concrètement, comment luttez-vous contre le réchauffement climatique?
Au quotidien, je trie mes déchets, je n’utilise pas de sacs en plastique, je privilégie les commerces locaux, etc. À travers le WWF, nous mettons en place des actions concrètes. Nous allons bientôt sortir un jeu sur le climat pour inviter chacun-e à être partie prenante de la transition écologique. Nous organisons des camps et faisons aussi de la sensibilisation dans les écoles, nous les aidons à amener de la biodiversité dans les cours de récréation.

Souffrez-vous d’éco-anxiété?
Je garde plutôt espoir. Dès que je pense à toutes les conséquences climatiques, il m’arrive de vouloir baisser les bras. Mais être active m’aide énormément.

Je mets toute mon énergie pour être une actrice du changement. J’évite de la perdre dans de l’éco-anxiété. C’est facile à dire, mais moi ça m’aide.

Votre engagement crée-t-il des tensions avec vos proches?
Non, pas du tout. Mes ami-e-s et mes parents partagent les mêmes valeurs et convictions que moi.

Décrivez-nous votre monde idéal:
Ce serait un monde où il n’y aurait pas d'égoïsme ni de marché en bourse. Les entreprises seraient libres de choisir leur modèle, de ne pas faire de croissance. Cela impacterait tout notre système environnemental, j’en suis convaincue.

Ce qui vous met en colère:
Cela fait 50 ans que l’on est tout à fait au clair sur les conséquences climatiques liées à l’activité humaine. Les rapports d’alors annonçaient déjà la catastrophe vers laquelle on courrait. Pourtant, cela fait un demi-siècle que l’on ne fait rien. On en est toujours au même stade, ça me dépasse complètement!

Ce qui vous réjouit:
J’ai l’impression que les gens sont de plus en plus conscients des enjeux, des pressions sont exercées sur les entreprises. Le greenwashing est dénoncé. Tout cela est très positif.

Un message à faire passer:
On devra de toute manière changer nos modes de vie, que ce soit par choix aujourd’hui, ou par la force des éléments naturels demain. Autant le faire de façon planifiée, plutôt qu’en catastrophe.

On n’est pas obligé de tout faire, mais il faut trouver des sources de joie dans le changement, des idées qui nous plaisent, des actions qui nous parlent.

Une ressource à nous recommander:
L’Université de Lausanne organise souvent des conférences sur le climat, données par des spécialistes. Le programme est très intéressant!

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