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Nouvelle-Zélande: Jacinda Ardern pense en priorité au bonheur de ses concitoyens

Jacinda Ardern

Première ministre de Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern pense en priorité au bonheur de ses concitoyens.

© Getty

C’est qui?

Quasi inconnue hors de Nouvelle-Zélande il y a deux ans, la Première ministre Jacinda Ardern a aujourd’hui un statut d’icône. Il faut dire qu’elle a frappé fort. En 2018, tout juste en poste, elle se rend à une assemblée générale de l’ONU, son bébé de trois mois dans les bras. Du jamais vu!

Puis, en mars dernier, à la suite de l’attentat antimusulman qui a fait 51 morts à Christchurch, la deuxième ville du pays, elle se montre aussi empathique envers les victimes que ferme face au terrorisme - une conjugaison de douceur et de poigne qui a épaté le monde entier, comme en témoignent les articles dithyrambiques parus dans tous les plus grands journaux de la planète. Mais une attitude que cette pasionaria née en 1980 dans une famille modeste et entrée en politique à 17 ans estime «juste normale».

Pourquoi on en parle?

Parce qu’elle veut que la Nouvelle-Zélande devienne un pays «où il fait bon vivre», Jacinda Ardern vient de faire voter un budget qui prend en compte «le bien-être de la population avant la croissance économique», une première!


Désormais, les dépenses publiques concerneront donc d’abord ce qui peut améliorer le quotidien des Kiwis: santé, éducation, lutte contre la pauvreté, les discriminations et les violences domestiques ou sexuelles, réduction des inégalités et transition vers une économie durable. Utopique? Pas pour elle: «Nous avions dit que nous voulions gouverner autrement. C’est précisément ce que nous faisons!»
«Je passe beaucoup de temps à réfléchir, à peser le pour et le contre. En fait, ce qui m’inquiète le plus, c’est de me dire que je n’en fais peut-être pas assez pour que personne ne reste sur le carreau.»

Qu’est-ce que les autres en disent?

Si certains conservateurs la traitent de gentille idéaliste, la politicienne a surtout des fans. Au point qu’on a parlé de jacindamania. Sur les réseaux sociaux ou dans la presse, on loue ainsi son bon boulot, sa compassion ou son étoffe de vraie leader.

Pour l’économiste Jason Hickel, elle est un modèle: «Elle met en place un exemple que le reste du monde devrait suivre», tandis que le N° 1 des Verts kiwis assure:

«Ses choix de vie sont révélateurs du pays que nous pourrions devenir: moderne, progressiste, inclusif et égalitaire.»

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