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Le Grand Conseil vaudois veut bannir les publicités sexistes dans l'espace public

Grand conseil vaudois bannit publicites sexistes

Ainsi que l'expliquait la conseillère d'Etat Jacqueline de Quattro (PLR) à nos confrères du «24Heures», cette nouvelle disposition ne représente pas une censure, mais «un message fort à l'adresse de la population et des entreprises».

© Priscilla du Preez

Depuis 2006, la loi suisse interdit l'affichage de contenus publicitaires destinés à promouvoir la consommation d'alcool et de cigarettes. Ce nouveau projet, accepté par unanimité le mardi 18 juin 2019, vise à appliquer ce même texte aux contenus jugés sexistes, qui mettent à mal l'égalité des genres, véhiculent des stéréotypes visant les femmes ou les hommes ou dégradent l'image de ces derniers.

Dorénavant, une commission de consultation se penchera sur les publicités problématiques, fournissant des préavis aux différentes communes du canton, qui décideront si elles souhaitent tout de même afficher la réclame dans leur espace public.

Défendue devant le Grand Conseil vaudois, entre autres par Jacqueline de Quattro (PLR), cette nouvelle disposition ne représente en rien une censure: ainsi qu'elle l'expliquait à l'ATS, et citée par la RTS, la conseillère d'Etat indique qu'«il ne s'agit pas de refuser l'utilisation de l'image d'un homme ou d'une femme. Mais bien de respect de la dignité humaine, des hommes comme des femmes, avec la volonté de protéger les enfants d'images dégradantes.»

Un message fort pour la population et les entreprises

Ce vote unanime (hormis une abstention) intervient seulement quatre jours après la grève féministe du 14 juin 2019, dont le manifeste réclamait, entre autres, davantage d'égalité et davantage de respect envers les femmes. Il s'agit là d'un pas dans cette direction: en espérant que les publicités tendant à apparenter les femmes à des objets sexuels et les hommes à de voraces carnivores, se feront plus rares.

Ainsi que l'expliquait Jacqueline de Quattro au «24Heures», la disposition légale représente «surtout un message fort à l'adresse de la population et des entreprises: le canton ne veut pas de publicité sexiste.»

Avis manifestement partagé par tous les partis, puisque le texte n'a pas suscité de débat, selon les précisions de l'ATS. Et cela n'arrive pas tous les jours, au Grand Conseil!

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