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Ghosting, cushioning, zombieing: les tactiques de drague 2.0. à connaître

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© DR

Ah, où est donc passé le temps où les amants s’envoyaient des lettres, quelques phrases griffonnées sur un papier, qui n’atteignaient leurs destinataires que des semaines et des semaines après? Aujourd’hui, munis de nos appareils connectés, on se «Whatsappe», on «swipe», on se «ghoste» et on se «breadcrumbe»… Que dirait Shakespeare, le pauvre, en constatant les dégâts? Rien probablement. Ou peut-être qu’il s’en inspirerait pour écrire une pièce tragique en cinq actes.

En vérité, il conviendrait d’éloigner nos propos du théâtre: car entre le «ghosting» (expression venant de «ghost», soit «fantôme» en anglais) et le «zombieing», on dirait bien que la tendance est… aux récits fantastiques et leurs versants obscurs, à leurs personnages méchants et à leurs monstres. Tiens, même l’expression «breadcrumbing» suit la tendance, nous rappelant le conte du Petit Poucet. On en a froid dans le dos…

La drague 2.0 prendrait-elle véritablement des allures de film d’horreur? Seulement lorsqu’on ne connaît pas les tactiques du Grand Méchant Loup et qu’on se jette allègrement dans sa gueule grande ouverte, telles les naïfs petits chaperons rouges que nous sommes; ou plutôt que nous étions. Le loup n’a qu’à bien se tenir, car nous commençons gentiment à connaître ses mesquines stratégies.

Ghosting

L’expression vient du terme «ghost», qui signifie «fantôme» en anglais.

On désigne ainsi l’acte de couper brusquement tout contact avec une personne, sans lui donner la moindre explication, et de disparaître du jour au lendemain. Il s’agit d’une tactique très prisée par ceux qui se sentent terrorisés à l’idée d’une rupture en bonne et due forme. Voilà une attitude particulièrement lâche, preuve d’un manque de courage et de maturité, à ne pas prendre personnellement: au contraire, bon débarras!

(La version plus lente du «ghosting» s’appelle le «slow fade», ou la disparition progressive de nos prises de contact avec une personne, avant de les supprimer totalement. On ne sait pas ce qui est pire…)

Zombieing

Cette seconde expression évoque quant à elle à un autre type de créature monstrueuse: le zombie. On vous explique: une fois qu’elle vous a «ghostée» l’aimable personne resurgit, après plusieurs mois du silence le plus complet, comme si elle avait quitté le royaume des morts pour importuner à nouveau les vivants. Elle vous enverra typiquement un message innocent du genre «Salut, comment vas-tu? Ça fait vraiment longtemps!» le tout ponctué d’un petit emoji heureux. A fuir absolument (ou à faire sérieusement ramper avant de pardonner…)!

Breadcrumbing

Signifiant «parsemer des miettes de pain» en anglais, cette méthode (peu honorable) consiste à entretenir des conversations numériques avec plusieurs personnes en même temps, histoire de leur apporter suffisamment d’attention pour les maintenir intéressées, mais sans initier une relation amoureuse, ni même leur proposer des rendez-vous en live. En d’autres termes, on laisse tomber quelques miettes de pain sur notre passage, histoire d’assurer qu’on nous suive toujours, mais sans intentions véritables.

Cushioning

«Cushion» est le terme anglais pour «coussin» ou «oreiller». Ainsi, lorsqu’on «cushione» quelqu’un, on se permet d’utiliser cette personne pour adoucir un éventuel choc, au cas où notre partenaire actuel décide de nous quitter. Ainsi, on garde cette personne sous le bras, afin d’être sûr d’avoir un «Plan B» pour sécher nos larmes si le véritable objet de nos désirs ne partage pas nos sentiments. Pire encore: la version «hardcore» se résumerait à disposer de plusieurs «coussins» en même temps. Quelle bravoure, décidément…

Benching

Voilà une expression qui ne sous-entend aucun monstre épouvantable (mais qui n’en est pas moins horrifiante): le «benching» suggère le fait de placer plusieurs personnes sur le banc de touche, où elles devront attendre patiemment que nous nous lassions de notre concubin actuel. En fait, on continue tout simplement de swiper vers la droite jusqu'à ce qu'une belle file indienne de prétendants tout patients se soit formée un peu plus loin. Atroce, non?

Plutôt déprimant, tout cela... A croire que nous sommes devenus profondément lâches et que le séducteur (ou la séductrice) se montre quinze fois plus cruel lorsqu’il (ou elle) a la possibilité de se cacher derrière l’écran d’un Smartphone. Bref, si des symptômes de «ghosting» ou de «breadcrumbing» se manifestent, il faudra fuir à toutes jambes. Les contes de fées et autres histoires fantastiques n’ont pas toujours du bon, apparemment…


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