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Plus chauds que le climat

COP26: 5 militantes inspirantes qui luttent pour le climat

COP26: 5 militantes inspirantes qui luttent pour le climat

«J'ai vu comment la crise climatique affecte le continent africain. C'est ironique étant donné que l'Afrique est le plus faible émetteur de dioxyde de carbone de tous les continents (...). De nombreux Africains perdent la vie, tandis que d'innombrables autres perdent leurs moyens de subsistance», a déclaré Vanessa Nakate lors de la Pre-COP26 à Milan, le 28 septembre 2021.

© Getty Images

«Trahison.» C'est le sentiment que partagent Greta Thunberg, Vanessa Nakate, Dominika Lasota et Mitzi Tan, dans leur lettre ouverte adressée aux dirigeants de ce monde. Nous sommes lundi 1er novembre 2021, alors que débute le sommet de la COP26 pour le climat.

Les représentants de 200 pays y présentent leur stratégie de réduction des émissions de CO2 d'ici 2030. On se souvient qu'en 2015, lors de la signature de l'Accord de Paris, les Etats avaient promis de maintenir le réchauffement planétaire en dessous de 2 degrés et d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050. À la COP26, on entend bien renforcer les promesses faites en 2015, mais pour de nombreux activistes, ce n'est pas suffisant.

Les militantes à la COP26

Les critiques de Greta Thunberg et de ses cosignataires Vanessa Nakate, Dominika Lasota et Mitzi Tan sont acerbes: «C'est ainsi que les jeunes du monde entier décrivent l'échec de nos gouvernements de réduire les émissions carbone. Et ce n'est pas une surprise», affirment les activistes dans la lettre ouverte.

«Nous sommes catastrophiquement loin de l'objectif crucial de 1,5 degrés, et pourtant, ces gouvernements continuent d'accélérer la crise, en dépensant des milliards dans les combustibles fossiles».

Optimistes, les activistes exhortent leurs interlocuteurs à agir. «Pas l'an prochain. Pas le mois prochain. Maintenant.» Leur lettre est déjà accompagnée de plus de 1,5 millions de signatures.

Qui sont ces femmes inspirantes, pas beaucoup plus âgées que 20 ans? De nombreuses jeunes militantes se sont présentées à la COP26, et certaines se sont exprimées au micro du sommet. Portraits des activistes à suivre.

Vanessa Nakate, l'Ougandaise qui lutte pour l'écosystème africain

A 24 ans, Vanessa Nakate est partout. En couverture du magazine Time en novembre 2021, son livre Une écologie sans frontières vient de paraître aux éditions HarperCollins. La jeune femme est l'un des visages de la jeunesse en lutte pour la préservation du climat, aux côtés de Greta Thunberg. Alors étudiante, la jeune femme découvre les challenges écologiques auxquels doit faire face l'Ouganda: d'un côté la sécheresse, de l'autre, les inondations. Et les conflits armés? Ils prennent parfois racine dans le changement climatique, lorsque les gens se battent pour le contrôle des ressources. Si le continent africain n'est responsable que de 3% des émissions de CO2 mondiales, Vanessa dénonce que ce sont les moins responsables qui subissent le pire de la crise. Femme d'action, elle lance des projets axés sur l'énergie renouvelable dans des écoles. Elle crée également le mouvement Rise Up, qui offre une voix aux activistes du climat africains.

Mitzi Tan, la Philippine qui manifeste contre les énergies fossiles

Mitzi a grandi dans la peur constante des inondations et des typhons, dans ses Philippines natales. Pourtant, quand elle était petite, on lui a appris que le réchauffement climatique ne concernait que les pauvres ours polaires et leur banquise qui fond sous la menace des gaz à effet de serre. Mitzi comprend plus tard la responsabilité de l'économie pétrolière et du charbon. La militante de 24 ans manifeste alors à Manille pour exiger de son gouvernement la fin de l'utilisation des énergies fossiles. À la suite de Greta Thunberg, elle lance l'initiative Fridays for Future dans son pays. Le 2 novembre 2021, elle manifestait à Glasgow pour exiger des gouvernements la «fin de la trahison climatique»:

«Au milieu d'une urgence planétaire, les personnes en première ligne de la défense environnementale sont tuées au lieu d'être écoutées.»

Adélaïde Charlier, la Belge porte-voix de la jeunesse

Elle a tout juste 20 ans et est déjà une figure du mouvement international Youth for Climate. Adélaïde passe 5 ans au Vietnam pendant son enfance. Elle y découvre les effets du changement climatique sur la population locale, notamment les personnes les plus démunies. De retour en Belgique, Greta Thunberg est désormais une icône de la lutte pour la sauvegarde de l'environnement et Adélaïde décide de passer à l'action à son tour. L'activiste n'espère pas un changement radical de la part des participants de la COP26. Toutefois, elle s'est rendue à Glasgow, en train écolo, pour pour faire entendre la voix de sa génération. «Malheureusement, la Belgique n’a pas su s’accorder sur un plan national climat : un échec total avant même que la COP n’ait lieu. Comme toujours, c’est aux citoyen-ne-s de prendre les choses en mains.», a-t-elle annoncé sur Instagram.

Elizabeth Wathuti, la Kényane protectrice des forêts

Cette activiste de 26 ans a grandi dans une région boisée. Son premier arbre, elle le plante à l'âge de 7 ans. Malheureusement, le Kenya souffre de la déforestation. Elizabeth fonde la Green Generation Initiative qui sensibilise les plus jeunes à la crise climatique et se targue d'avoir déjà planté près de 30 000 arbres. Lauréate de plusieurs prix, la militante s'est exprimée lors de la cérémonie d'ouverture de la COP26:

«Je crois en notre capacité humaine à agir collectivement, (...) à faire ce qui est juste (...). Les enfants ne vivront pas de mots et de promesses. Ils attendent que vous agissiez! S'il vous plaît, ouvrez vos cœurs. Et agissez.»

Marie-Claire Graf, la Suissesse qui sensibilise les étudiants

On l'appelle la «Greta Suisse», rien que ça. Cette Bâloise de 25 ans, étudiante à l'Université de Cumbria en Angleterre, est une figure de la lutte climatique, bien que moins connue en Suisse romande. Marie-Claire prend conscience que l'environnement est en danger lorsque, petite, lors d'une escapade dans les montagnes grisonnes avec ses parents, elle apprend que le glacier de Morteratsch recule, encore et encore. L'origine des grèves de l'école pour le climat, dans notre pays? C'est elle! Avec d'autres jeunes, elle a lancé l'initiative Fridays for Future, à la suite du projet de Greta Thunberg à Stockholm, en 2018. Marie-Claire Graf a également créé la Semaine de la durabilité en Suisse, un mouvement d'action estudiantin pour le développement durable. L'activiste fait partie de nombreuses organisations, comme Swiss Youth for Climate ou Global Changemakers, et a remporté plusieurs prix.

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