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Connaissez-vous le «Glam-shaming»? Vous en avez peut-être déjà été victime...

Jeune femme maquillage poudrier mascara

Le 22 janvier 2018, une candidate de l'émission américaine «The Bachelor» se recoiffait tranquillement durant une randonnée, lorsqu'une rivale s'est ouvertement moquée d'elle.

© Getty

Laquelle d'entre nous ne s'est jamais maquillée dans le train, après une panne de réveil, ou coiffée en vitesse à son bureau, avant une réunion? Nous sommes nombreuses à nous adonner à ce genre de petites «retouches» d'urgence - ce n'est pas de notre faute, il n'est pas toujours possible d'anticiper les challenges que nous réserve la journée! Malheureusement, ce réflexe nous attire parfois des coups d'oeil exaspérés, ou même quelques critiques discrètes, si bien qu'il nous arrive d'avoir un peu honte, lorsque nous brandissons notre poudrier préféré dans le bus... Et bien, il semblerait que nous ne soyons pas les seules!

Le 22 janvier 2018, une candidate de l'émission américaine «The Bachelor» (célèbre télé-réalité basée sur un jeu de séduction) se recoiffait tranquillement durant une randonnée, lorsqu'une rivale s'est ouvertement moquée d'elle. Sans le moindre embarras, la dénommée Marihk s'est empressée de se défendre:

«Comme ceux qui pratiquement le slut-shaming ou le body-shaming, toi tu me fais subir ton glam-shaming, a-t-elle rétorqué, faisant écho au phénomène que vivent de nombreuses femmes.

Rapidement applaudie par les internautes, la jeune femme s'est vue attribuer la création d'un nouveau terme, un peu malgré elle: en effet, la Twittosphère n'a pas tardé à accueillir ce mot-valise inédit, le propulsant immédiatement parmi les entrées du dictionnaire millenial.

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Un phénomène courant

Mais pourquoi tant de personnes se sont-elles reconnues dans cette expression, utilisée de façon toute naturelle par Marihk? Sans doute les moqueries écopées par la jeune femme, alors qu'elle se recoiffait en public, reflètent-elles une réalité que nous avons assimilée comme étant «normale».

En janvier 2017 déjà, le phénomène avait fait parler de lui, lorsque le message d'une Londonnienne avait fait le tour des réseaux sociaux: la jeune femme y racontait, outrée, qu'un inconnu lui avait demandé d'arrêter de se maquiller dans le métro, car il trouvait ce geste «vulgaire».

Choquées par ces propos, relevés par le journal «Mirror», plusieurs YouTubeuses s'étaient également exprimées à ce sujet, notant que ce genre de critiques relève du sexisme. Au mois de mars, NikkieTutorials y avait consacré une vidéo, dans laquelle elle demandait aux gens de cesser de critiquer les filles qui se pomponnent en public: «Ce n'est pas parce que nous manquons de confiance en nous que nous nous maquillons, martelait-elle. C'est parce que le maquillage nous permet de dévoiler qui nous sommes.»

A présent, nous savons quoi répondre aux petits malins qui se mettent à glousser, lorsque nous corrigeons notre traît d'eye-liner: «Arrête de me glam-shamer!». On parie qu'il ne saura pas quoi répondre à cela!

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