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Un Noël écolo: mode d’emploi

Noel ecolo mode demploi

De nombreuses solutions pour emballer ses cadeaux existent: se tourner vers le papier journal ou la version kraft (tellement chouette à customiser!) ou tester le furoshiki, une technique japonaise de nouage de tissu.

© Caroline Rccrd

Ralentir en décembre? Hahaha, la bonne blague! C’est pourtant le pari (fou? insensé? totalement anachronique?) lancé par Julie Laussat, auteure de «Mon Noël écolo» (Ed. Hachette Pratique). «Décembre devrait être un mois plus cool, une période durant laquelle on prend du temps pour passer des moments de qualité avec ceux qui nous entourent, raconte-t-elle. Mais c’est tout l’inverse dans les faits: on court d’une boutique à l’autre, l’avent est un moment terriblement stressant.» Son idée, faire revivre la magie de Noël en évitant de surconsommer. Mode d’emploi.

Le repas

«Le gaspillage alimentaire est invraisemblable à Noël, déplore Julie Laussat. Selon moi, la première mesure à prendre est de consommer uniquement des ingrédients de saison, y compris pour les poissons et, dans l’idéal, réduire la viande au maximum. De mon côté, ma famille n’est pas du tout végétarienne, mais j’essaie de lui faire découvrir de nouvelles saveurs en cuisinant exclusivement des légumes pour l’apéritif et l’entrée.»

«Alors oui, ça râle, car il n’y a pas de foie gras ni de saumon, mais les produits de décembre (courges, champignons, etc.) sont tellement gourmands!»

Le bon réflexe: Evaluer systématiquement les quantités par personne à la baisse et penser à cuisiner des plats qui peuvent ensuite être gardés, voire congelés. Lors du repas, il faudrait aussi prendre l’habitude de les remettre rapidement au frais, afin de les conserver dans des conditions optimales.

Les cadeaux

L’une des règles fondamentales du mode de vie zéro déchet? «Privilégiez les cadeaux immatériels, recommande Camille, du blog Lausanne en vrac. Sorties, restaurants, nuitée dans un chalet, cours d’équitation… tout est possible!» Pour ceux qui aiment offrir des objets, pensez avant tout aux artisans locaux et aux spécialités culinaires. «J’adore les cadeaux faits maison comme les biscuits et les chocolats, complète Camille. J’aime aussi beaucoup recevoir du miel suisse.» Et avant de casser sa tirelire pour faire plaisir à ses proches, pensez à leur demander leur éventuelle liste de souhaits. «Ça évite clairement d’offrir des choses inutiles.»

Et les kids? «Le problème se pose surtout avec des enfants en bas âge, souvent noyés sous des tonnes de jouets en plastique, pointe du doigt Julie Laussat. J’ai trouvé la parade en proposant moins mais mieux. Ceux qui le souhaitent peuvent se cotiser pour un grand cadeau, un seul.»

«J’aime également demander des livres et des vêtements, ainsi que des abonnements (piscine, magazine, cinéma…). Les grands-parents adorent, les enfants aussi!»

Les emballages

«C’est par là que j’ai commencé, car j’étais effarée et choquée par la quantité d’emballages. Nous prenions tellement de temps à les trier et les jeter, alors qu’on aurait pu le passer à jouer avec les enfants», se souvient Julie Laussat. De nombreuses solutions existent: se tourner vers le papier journal ou la version kraft (tellement chouette à customiser!) ou tester le furoshiki, une technique japonaise de nouage de tissu. «L’emballage est alors déjà un cadeau, c’est super beau», s’enthousiasme la jeune maman. «Chez nous, nous utilisons d’année en année les mêmes hottes pour les enfants, ils adorent, complète-t-elle. C’est radical, il n’y a alors pas du tout d’emballage.» Une autre idée à copier? Miser sur de jolies boîtes qui pourront ensuite resservir.

L’astuce à tester: Tirer un trait sur les rubans en plastique et opter pour des ficelles compostables.

La décoration

«Le gros problème avec les décos, c’est qu’on en rachète chaque année, déplore Camille. On oublie celles qu’on a déjà. La première habitude à adopter, c’est d’arrêter de s’en procurer et de prendre soin de celles qu’on a. J’ai fait beaucoup de récupération (amis, famille, petites annonces), car de nombreuses personnes en ont trop.» Et si vraiment on craque, il est intéressant de privilégier des objets qui vont se garder longtemps, comme des nappes en tissu ou des chemins de table. Autre conseil, se balader dans la nature pour faire le plein d’idées.

«Je ne suis pas la plus douée en bricolage, mais avec des branchages et des morceaux de bois, on peut créer de très belles choses», témoigne Julie.

À bannir absolument: Les petites décos en plastique qu’on met sur les tables et qu’on jette immédiatement après le repas. Pour les remplacer, on mise sur des pochoirs réalisés dans de vieux journaux. Bluffant lorsqu’on les associe à quelques brins de verdure et des bougies.

Le sapin

Avec des morceaux de bois, du tissu ou des photos… il existe d’innombrables façons de créer un arbre de Noël alternatif (poke Pinterest). Pour celles et ceux qui préfèrent miser sur un conifère, un vrai, Camille recommande le sapin bio et local. «En termes d’impact carbone et de pollution, le produit suisse est ce qu’il y a de mieux.»

Et le plastique? Si vous possédez un sapin artificiel, surtout ne le jetez pas. «J’ai moi-même un arbre en plastique depuis 10 ans, et je compte le garder encore de nombreuses années, commente Camille. Son impact carbone est terrible, puisqu’il a été fabriqué en Chine avec du plastique, a parcouru beaucoup de kilomètres et n’est pas valorisé lorsqu’il est en fin de vie, mais plus on l’utilise, plus on le rentabilise en termes de coût énergétique.»

La famille

«Convaincre ses proches, c’est souvent le problème principal des personnes qui souhaitent opter pour un Noël plus écolo, déplore Julie Laussat. Mon conseil: bien communiquer en amont, montrer les choses qu’on met en place, les raisons qui nous poussent à le faire et en finir avec l’argument: C’est Noël, ça ne compte pas, ce n’est qu’une fois par année. Il ne tient pas lorsque des millions de personnes le font!» Selon l’experte, repenser sa façon de célébrer le 24 décembre est salutaire pour toute la famille. «On a perdu le sens de cette fête, de ses symboles. L’objectif n’est pas de dépenser à outrance et d’offrir des montagnes de cadeaux, mais de prendre du temps pour soi, pour ses proches, d’apprécier ces instants hors du temps.» En regardant pour la 52e fois le même film, en cuisinant des biscuits ou en passant du temps à l’extérieur, partout… sauf dans un centre commercial.

Le dernier conseil: Ne pas se mettre la pression et faire les choses petit à petit. Essayer de s’améliorer dans un domaine cette année, et tenter quelque chose d’autre la suivante. En général, être trop radical n’est pas tenable et crispe l’entourage.

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