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J’ai testé: le yoga à la montagne

Mountainyogis dimanche 8 0
© Les Gets

J’ai mis environ un siècle et demi avant de me mettre au yoga. Je me souviens, avant, j’étais bourrée de clichés sur ce sport, je pensais, «c’est pas pour moi», «je n’ai pas assez de concentration», «je suis trop stressée», ou encore «pas assez souple». Mais voilà, un événement familial tragique trop difficile à surmonter toute seule, bien plus qu’un surmenage lié au travail ou à la fatigue, m’a littéralement poussé dans le dos sur un tapis de yoga. Une professeur et amie, alors que j’étais au bout du rouleau, la tête quasi sur le ventre, m’a relevé la colonne et ouvert les yeux. A 32 ans, peu à peu, j’ai découvert que le yoga m’aiderait vite à mieux respirer (respirer tout court en fait) grâce à de simples exercices, m’apprendrait à décoincer des points physiques douloureux et serait un meilleur allié en cas de coup de bambou… Comme mes clichés semblaient stupides! Mon regard a également changé sur la discipline le jour où j’ai vu certains de mes copains s’y mettre comme toute la sphère Instagram. Avec un petit sourire intérieur, j’ai songé qu’il était bête d’attendre d’être face au mur pour penser à s'y mettre. Puisque le yoga, libéré et délivré des préjugés, était en passe de devenir l'un des sports les plus populaire. Alors... Gisele Bündchen, mes potes Tonio et Jean-Noël, et pourquoi pas moi?

Aujourd’hui, un an plus tard, malheureusement, agenda chargé oblige, je ne pratique pas assez régulièrement pour me sentir parfaitement bien. Mais j’écoute plus mon corps, je ne pense plus «ma tête ne va pas, mon corps suivra». Si je n’ai que 30 minutes, je me concentre sur ma respiration abdominale et pratique quelques salutations au soleil. Mais j’aimerais tellement en faire plus… Alors quand j’ai vu que la station des Gets (le village de mon enfance) organisait l’événement Mountain Yogis, j’ai flashé sur le concept.

L’état d’esprit Mountain Yogis

Du 23 au 26 juillet 2015, avec succès, se sont déroulés des cours collectifs de yoga (Vinyasa, Ashtanga, Feldenkrais, Yoga Integral, Yin Yoga, Hatha), des ateliers et des randos en plein air, face au Mont-Blanc. Ce programme (il fallait compter 150 euros pour les 3 jours), qui s’est étalé le temps d’un long week-end sportif et zen, est assez inédit. Une fois arrivé dans le petit village d’altitude, on a un sentiment immense de sérénité, de calme. On est ici dans la nature, pour poser ses batteries et les doper au bien-être. Afin de capter toutes les bonnes énergies de la montagne et s’échapper du quotidien souvent bien trop prenant ou oppressant.

D’ailleurs, Nadia, une des profs de yoga le répète pendant son cours, «oubliez la société de performance» et insiste, «si vous n’êtes qu’à 10% de vos performances physiques peu importe, il n’y a pas de challenge, pratiquer c’est déjà gagner». J’ai aimé sa voix de coach paisible lors de son yoga Vinyasa dynamique. Après un moment de relaxation, j’avoue avoir ouvert les yeux et ne plus m’être rappelée ce qui se passait en dehors de mon tapis. La décontraction a opéré. J’ai aussi apprécié l’idée de «bienveillance envers soi» qu’elle dictait le long des postures. Une pensée qu’on devrait se répéter en boucle, dans des moments d’épuisement mental. En guise de bouée spirituelle.

La Méthode Feldenkrais

Cette journée m’a permis de prendre du temps pour moi et de l’espace, dans tous les sens du terme puisque j’ai pu participer à une randonnée yoga - en pleine conscience - le long des pistes de ski. J’ai également découvert le Feldenkrais avec un autre prof venue de Paris, Sonia. Cette méthode, créée par le Dr ​​M​oshe Feldenkrais, est u​ne technique israélienne qui amène à prendre conscience de ses mouvements dans l’espace et dans leur environnement, à travers des sensations kinesthésiques. C’est un art du langage corporel, car pour arriver à sentir des bénéfices, il faut être dans «l’intimité complète de son corps».

Aussi, j’ai appris à chuchoter à l’oreille de mon bassin pour lui demander de s’aligner et de murmurer à mon plexus solaire de libérer des zones nouées… Tout cela allongée. Quand Sonia lâche un, «c’est la discipline la moins spectaculaire», de petits rires se font entendre. Pas évident, on l’avoue. Sonia enseigne, le temps d’une leçon, à penser qualitatif plutôt que quantitatif et pour cela n’hésite pas à poser des centaines de questions sur nos ressentis. «Sentez-vous le mouvement?», «Un côté de votre corps est-il décalé?», etc. Elle parle du corps comme un maison, et nous fait accéder à des pièces auxquelles l’on a, en général, pas accès. Par peur d’y trouver des choses qui nous déplairaient? Par exemple, j’apprends avec intérêt que le psoas, un muscle situé au-dessus de la cuisse, est le tombeau de nos souvenirs… Je le note et pense travailler dessus. Le Feldenkrais agit sur le système nerveux, sans conteste un travail à ne pas négliger pour notre santé et notre bien-être. Le bien-être, le mot leitmotiv des Mountain Yogis, et s’il était caché ici?

Pour plus d’informations: le site des Gets.

Où faire du yoga cet été?

La digital detox à Charmey (Gruyère) le 14 août 2015
Le temps d’une rando, Juliane Torrent, accompagnatrice en montagne et pratiquante de yoga tibétain, invite à abandonner nos ordis et autre smartphone pour mieux nous connecter à la nature. Toutes les informations.

Le cours de méditation et de yoga au lever de soleil à Yverdon le 9 août 2015
Et si on tentait l’expérience? Toutes les informations.

Le yoga paddle à Lutry, Rolle ou Frangins
Histoire d’épater nos amis et réaliser de superbes photos Instagram sur le Lac Léman cet été… Toutes les informations.

Le yoga dans le parc à Lausanne
Tous les dimanches dans le parc de Montbenon à 10 h, les cours sont gratuits! Toutes les informations.

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