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Depuis sa révélation en 2007, notamment grâce à son titre «New Soul», Yael Naim, 37 ans, n’a jamais cessé d’être dans le haut du classement. Le fruit de cette réussite est issu d’une collaboration avec son compagnon à la ville comme à la scène, David Donatien. Avec simplicité et gentillesse, ils ont accepté de répondre à nos questions.

FEMINA Il s’agit de votre 3e Paléo. Que pensez-vous du festival?
Yael Naim
On adore ce festival, il y a une quantité de gens incroyables. Les festivaliers sont très courageux, car ce soir la totalité du concert était sous la pluie et il y a quand même eu une forte connexion avec les gens.

On était vraiment heureux d’être de retour. Nous avions en plus l’invité surprise Bernard Lavilliers qui était là pour les 40 ans du Paléo. C’était des supers retrouvailles car David (Donatien) a beaucoup travaillé avec lui.

Yaël Naim, sous la pluie, trop bien quand même!! #paleo #feminaenbalade #feminasuisse

Une photo publiée par Femina (@feminasuisse) le

Votre fille a 4 mois, comment conjuguez-vous la vie de maman et celle de chanteuse?
Y.N Comme n’importe quelle personne qui a un métier et qui travaille. Ça n’a vraiment rien d’exceptionnel. Parfois elle voyage avec nous et parfois elle a son cadre.

Depuis la sortie d’«Older», votre dernier album, on parle plus de David Donatien. Souhaitez-vous être reconnu en tant que duo?
David Donatien
Au tout début de notre projet, Yael avait des chansons qui racontaient une histoire très personnelle. Il était donc très difficile pour moi d’imaginer qu’on formait un groupe. On voulait quand même expliquer que nous étions deux à créer l’univers de ce projet, deux parties entières. Avec notre 3e album, on forme plus un duo aux yeux des gens.

Ma place dans l’ombre ne me dérange pas, ce qui nous a dérangés c’est qu’on veuille parfois gommer notre identité de travail pour que l’on soit plus efficace commercialement.

Y.N Avec le temps, on a trouvé une manière claire de l’expliquer aux gens. Au début, nous nous sommes laissés prendre par ce succès inattendu.

Au quotidien, n’est-ce pas difficile de partager à la fois son travail et sa vie personnelle avec son compagnon?
D.D
C’est difficile, mais c’est une grande force, nous sommes tellement complémentaires, de par nos origines et de par nos connaissances musicales. On vient d’univers tellement différents qu’avec le respect et l’amour qu’on a l’un pour l’autre, ça nous permet d’être forts ensemble.

Parfois la vie privée et le travail se mélangent, c’est assez poreux. Mais à la maison, j’essaie d’instaurer des plages où l’on ne parle pas du tout de musique.

«Older» retrace le cycle d’une vie, êtes-vous à un stade de votre vie où vous ressentez le besoin de faire le point?
Y.N
Retracer le cycle d’une vie s’est fait de manière consciente et inconsciente à la fois. Quand on a commencé à écrire l’album, je me suis retrouvée pour la première fois confrontée à la mort et quelques années plus tard je suis devenue maman. Pour moi ça a été des événements très forts qui m’ont beaucoup fait réfléchir. On n’y pense pas chaque jour, mais un jour on disparaît et c’est fini.

Ces situations m’ont amené à beaucoup de questionnements. Il y avait un mélange, d’angoisse, de panique et de joie. Ça a donné un goût encore plus fort à ma vie et chaque soir quand je chante, c’est comme un rappel, un rappel qu’il faut profiter de la vie et choisir ce qu’on en fait.

Est-il important pour vous de transmettre vos émotions au public?
Y.N
Evidemment, quand j’étais enfant et que j’écoutais de la musique, ça me procurait tellement de choses. La musique m’a toujours beaucoup touchée. C’est un échange avec le public, les gens écoutent ce que nous avons à raconter, ça nous soigne et ensuite les gens repartent chez eux et j’espère que ça leur fait du bien. Je pense que chaque spectateur retire quelque chose de différent lors de nos concerts.

Le graphisme de votre dernier album est très original, très réussi. D’où est venue cette inspiration?
D.D
On avait envie d’animaux totems, de symboles forts et d’un visage qui exprime le côté «older». On a croisé la route de différents photographes et illustrateurs dont Isabelle Chapuis qui nous a inspirés. Et au fil du temps, on a trouvé le hibou (qui est en couverture de l’album). Le hibou est un animal qui représente le passage de la vie à la mort, il a une vision reculée sur le monde et regarde le temps qui passe. C’est l’animal qu'il nous fallait pour représenter notre disque.

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