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Un Paléo sans pluie, c’est comme un gâteau d’anniversaire sans bougies. Alors forcément, pour les quarante ans du rendez-vous des mélomanes et autres amateurs de planchettes, il fallait qu’il pleuve. Au moins un soir. Mercredi 22 juillet, le déluge est donc arrivé. Que dis-je, déluge, il a plutôt s’agit d’une mousson. Rapport peut-être aux invités du Village du monde de cette année, soit l’Extrême Orient, plutôt habitués aux caprices du ciel immédiats et radicaux question millimètres de pluie. Quoi qu’il en soit, c’est équipée de bottes et d’un k-way que je me suis rendue d’un pas alerte faire la fête à la musique et aux décibels. Passé 18 h, le pas alerte s’est rapidement transformé en pas lourd et englué, rapport à la pluie tombée en trombes, qui a transformé - en moins de temps qu’il ne fallait pour boire la première bière, le terrain de l’Asse en bourbier.

Bref. Tête d’affiche British oblige peut-être – Sting était attendu à 23 h 30 tapantes - le temps est passé de caniculaire à londonien. Planqués sous le Dôme, sur fond de musique incantatoire sud-coréenne, le public forcément un poil captif vu l’humidité ambiante, et moi-même, avons commencé la soirée en faisant une jolie découverte. Les cinq du groupe Noreum Machi. Trois compères nommés Kim, le quatrième Li, et la cinquième Miss Ho. Leurs danses, tambours et chants traditionnels ont vite réchauffé l’ambiance, qui malgré les degrés accumulés les derniers jours, devenait gentiment frisquette avec la pluie.

Une pause salvatrice en backstage plus tard – rapport aux WC et au ravitaillement en liquide - me voici sous la tente de la scène du Détour. Pour découvrir, cela ne s’invente pas, une chanteuse rousse irlandaise affublée de ses compères franco-gallois, qui s’excuse d’être venue avec dans ses valises la pluie de Grande-Bretagne. La météo pourrie est vite oubliée lorsqu’on découvre la pêche de ce jeune groupe, qui pour le moment n’a sorti qu’un EP (ndlr: un «extended play», soit un format musical plus long qu’un single mais moins long qu’un album). «Shake Shake Go», c’est le nom du groupe, met vite le feu au public avide de découverte et transi de froid (si, si!).

Alors que Calogero s’époumone sur la Grande Scène, je suis personnellement ravie de faire corps avec ce groupe pêchu, dont le guitariste un peu fou fait penser à un personnage du Muppet Show, avec ses cheveux hirsutes et son bandeau placé maladroitement pour retenir ses mèches folles. On adhère. Définitivement. C’est aussi ça la magie du Paléo. Des découvertes, et pas seulement des têtes d’affiche dont on connaît les refrains par cœur. Parlant de découvertes, je regrette, pluie oblige, de n’avoir capté que les dernières chansons du duo de Luce & Mathieu Boogaerts, déjantées à souhait.

Bref. Entre deux embourbements et glissades sur le terrain de plus en plus scabreux, on a quand même assisté au bouquet final. Après un crochet au Dôme, pour écouter Hanggai, un groupe folk rock mongol (si, si, ça ne s’invente pas. Même que le leader au look croisé entre Johnny et un chanteur de Hard Rock invitait le public à trinquer à la cannette sur fond de «Salute!» improbables…), je me suis finalement retrouvée, sous un léger crachin, au pied de la Grande Scène pour fondre sur les classiques du grand Sting. Impeccable, comme toujours, le gentleman a toutefois perdu un point côté look avec une barbe de hipster qui définitivement nuisait à son sex-appeal. Mais bon, quand le talent est là, tout va. Le public, mes bottes pleines de boue et moi-même en sommes sorties comblées.

Avant le départ, un crochet obligatoire par le stand de gaufres, certifié sans pluie à cette heure matinale, et je me suis laissée tenter sous le Club Tent voisin par Batida, une formation électro-angolaise et portugaise qui a achevé de donner sa touche parfaite, quoiqu’humide, à cette troisième soirée du Paléo. Vivement vendredi!

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