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Paléo 2016: Jain, la révélation française de l’année se dévoile

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© Paul et Martin

Le 12 février 2016, elles étaient trois chanteuses françaises a être nommées au Victoires de la musique, catégorie album révélation. Si Louane a emporté la mise ce soir-là, il y en a une qui a tout gagné depuis. Plus discrète dans les médias que sa blonde consœur, la Toulousaine Jain (ndlr: prononcez «Jane»), vingt-quatre ans, n’en fini plus de charmer son public. Son premier album sous le bras, Zanaka, elle sillonne les scènes des festivals à un rythme effréné. Elle est même, en deuxième position derrière le groupe Louise Attaque, la chanteuse française à être la plus programmée cet été, avec vingt-trois dates au compteur. Prête à enflammer le Paléo, sur la scène du Détour, Femina l’a rencontrée en coulisses, casquette vissée sur la tête et sourire malicieux.

FEMINA Sur la pochette de votre album, vous posez avec six bras en Shiva de la pop, dans votre (déjà) célèbre robe claudine plutôt sage. Alors que votre musique ne l’est surtout pas. Vous aimez les contrastes?
Jain J’aime être là où on ne m’attend pas. Quand j’entre sur scène avec ma petite robe au look très stricte et très français, j’adore surprendre le public en entamant un morceau de rap. C’est un côté décalé que je cultive. Mais tout le monde connaît ma robe maintenant, du coup l’effet de surprise est dépassé… il va bientôt falloir que je change de tenue.

Votre de tenue de scène estivale signée agnès b. Vous êtes branchée mode?
C’est la version combishort de ma robe, pour les festivals. Avant, quand j’avais le temps, je suivais la mode, mais maintenant je suis en retard. Je lis quand même encore des magazines féminins, avant la sieste.

Quand Jain quitte sa robe claudine elle devient Jeanne (ndlr: son vrai prénom) qui porte… quoi?
Je porte beaucoup de noir et blanc, ça me suit. (ndlr: le jour de l’interview elle porte un top blanc, un short noir, des baskets noires et une casquette… noire) J’ai plutôt un look décontracté.

Une photo publiée par JAIN (@jainmusic) le

Votre musique a un côté tribal, vous le tenez de votre mère métisse malgache, de votre enfance de fille d’expats?
Oui complètement, j’ai d’ailleurs nommé mon album Zanaka, qui signifie enfant en malgache, en hommage à ma mère, originaire de Tananarive.

Du coup, enfance cosmopolite oblige, chanter en anglais, s’est imposé de suite?
J’ai grandi dans une culture musicale anglo-saxonne, donc c’était naturel et cohérent pour moi d’écrire en anglais. C’est la langue du voyage, j’aime ça.


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Pour vous, la musique est une révélation, une initiation, une déclaration?
Je voulais devenir graphiste, dessiner. Et puis, à seize ans, j’ai découvert la musique et j’ai commencé à écrire. Depuis je n’ai plus arrêté, c’est devenu ma passion. A la maison, on a toujours écouté de la musique. J’ai été bercée par ce qu’écoutaient mes parents, entre Alain Bashung et Manu Chao. Aujourd’hui, je trouve l’inspiration chez Ella Fitzgerald, Nina Simone ou... Eminem.

Printemps de Bourges, Francofolies, Vieilles Charrues, vous êtes dans tous les festivals… connaissiez-vous Paléo?
J’en avais bien sûr entendu parler, mais je n’y ai jamais participé en tant que festivalière. Ce soir il y a Massive Attack qui passe, je vais aller les voir car je suis une grosse fan de ce groupe!


© Anne Colliard

Vous avez mis six ans pour finaliser votre premier album, une longue gestation. On vous retrouve à 30 ans pour le 2e?
En fait, je n’avais pas de plan précis quand j’ai commencé à écrire, tout ce que je savais, c’est que je voulais finir mes études, passer mon bac avant de me lancer. C’est pour ça que ça a pris six ans. Le deuxième ne sera pas si long à naître. J’écris déjà tout le temps, entre deux concerts, sur mon téléphone. Mais là, je suis un peu coincée, car il n’a plus de batterie.

Vous partagez avec vos sœurs le même tatouage au poignet, cabalistique, avec des traits et des points, quel est son symbole?
C’est un tatouage que nous avons dessiné ensemble, mes deux grandes soeurs et moi. Il représente un bonhomme stylisé avec trois têtes, qui nous symbolise toutes les trois. Elles sont un peu avec moi tous les jours comme ça. J’aime avoir des symboles de ma famille autour de moi. C’est comme les bagues en argent comme des grigris à mes doigts, souvenir du Sénégal ou cadeau d’Afghanistan de ma grand-mère. Pareil pour les bracelets des festivals à mon poignet droit et qui me portent chance.

A quoi pensez vous avant de monter sur scène et avant de la quitter?
Avant de monter sur scène, je répète les paroles de mes chansons en boucle dans ma tête. Une fois lancée, je me prends une grosse claque qui me fait dépasser ma peur. Ce que j’aime, c’est d’aller chercher le public, le surprendre. Parfois l’alchimie est elle que je n’ai plus envie de quitter la scène…

Une photo publiée par Femina (@feminasuisse) le

Ses prochaines dates en Suisse:
Le 13 août au Summerville Festival à Wiesen.
Le 1er décembre à la Salle des fêtes de Thônex, à Genève.
Le 2 décembre au X-tra à Zürich.

Son site officiel: jain-music.com
Son instagram: jainmusic

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