culture

    Paléo 2016: Courtney Barnett se confie

    Avant son concert à Nyon, la chanteuse australienne nous a accordé une interview. Rock, écriture, émotions: elle nous parle de sa carrière, de ses envies et de ses peurs.

    Publié le 
    20 Juillet 2016
     par 
    Muriel Risse

    Tout juste débarquée de Dublin après un trajet en route de 24 heures (!), Courtney Barnett, chanteuse rock de 28 ans, s’est produit pour la première fois à Paléo. L’occasion pour nous d’en connaître davantage sur cette prometteuse artiste australienne.

    FEMINA Avez-vous toujours su que vous vouliez devenir chanteuse?
    Courtney Barnett Je me suis rendu compte aux alentours de 10 ans que je souhaitais devenir une musicienne. Mais avant mes 18 ans, je n’avais jamais chanté devant qui que ce soit. J’étais très nerveuse à l’idée de me produire face à un public, j’avais vraiment peur.

    Vous avez également hésité à devenir photographe…
    Oui, c’est vrai, j’ai étudié la photographie à l’université. J’aimais cela, j’ai toujours été attiré par l’art visuel. Mais la musique a pris le dessus, j’étais meilleure dans ce domaine. Je n’ai jamais été très douée en photo (rires).

     

     

    Photo @theorshos

    Une photo publiée par courtneymelba (@courtneymelba) le

     

    Que préférez-vous dans votre travail: écrire, enregistrer, chanter sur scène?
    Ils ont tous de bons et de mauvais côtés. Ecrire peut parfois être frustrant et déprimant. Et parfois c’est génial, notamment ce sentiment de savoir que l’on tient quelque chose de bien. Se produire en live est toujours fun, mais cela dépend aussi de l’humeur du jour. Certaines fois, c’est génial, d’autres un peu moins. Mais aujourd’hui je me sens bien, ce sera super! (ndlr: on confirme, Courtney a livré un show rempli de good vibes, de riffs assurés et d’instants suspendus sur la scène des Arches mardi 19 juillet 2016).

    Qu’aimez-vous faire en dehors de la musique?
    J’adore lire, je lis énormément. J’aime aussi aller au cinéma, au théâtre, sortir avec mes amis. Et lorsque j’ai du temps libre, je suis tout le temps en train d’écrire.


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    Pourquoi avez-vous décidé de créer votre propre label, Milk! Records?
    Je l’ai créé lorsque j’ai commencé à enregistrer mes propres chansons. C’était la seule manière de le faire, personne ne voulait me produire. Mais c’est très satisfaisant de contrôler le tout de A à Z. J’aide également d’autres artistes, c’est enrichissant de travailler ainsi tous ensemble.

    Est-ce difficile d’être une femme dans ce domaine?
    Je ne sais pas, je ne connais pas d’autres alternatives (rires). Travailler dans l’industrie de la musique est de toute façon difficile. Mais je suis sûre que cela doit être un peu plus facile si l’on est un homme blanc…

    Dans une interview, vous avez dit: «J’essaie de me souvenir d’être indulgente envers moi-même». Avez-vous quelques conseils pour mettre cela en pratique?
    C’est plutôt un mantra que je me répète chaque jour. Être méchante envers soi-même, c’est être méchante envers les autres aussi. Ce n’est pas toujours facile, mais cela permet d’avoir davantage confiance en soi.

     

     

    Vous avez aussi déclaré: «Je suis probablement plus vieille que je ne le suis physiquement». Qu’entendez-vous par là?
    J’ai l’impression d’avoir une âme ancienne. C’est difficile à expliquer, mais j’ai vraiment ce sentiment.

    Quel est votre rapport avec les réseaux sociaux?
    Je n’ai plus de compte Facebook personnel. Je l'ai fermé il y a 1 an et demi, je n’étais pas à l’aise avec ce mélange entre amis, connaissances, gens perdus de vue. Et les propos racistes et homophobes tenus par certains. Je trouvais cela vraiment déprimant. Par contre j’aime beaucoup Instagram. Ce n’est pas la même mentalité, d’autres gens utilisent ce réseau social. Et je suis une personne visuelle. Je suis douée lorsqu’il s’agit de parler de moi-même en chansons, mais pas tellement dans d’autres façons. Je préfère les images, elles parlent d’elles-mêmes.

    Avez-vous prévu d’avoir des vacances cet été?
    Je n’aime pas tellement les vacances… Lorsque je rentre chez moi, à Melbourne, je crée d’autres albums. J’adore faire de la musique, donc les vacances sont vite ennuyeuses pour moi.

     

     

    Une photo publiée par Femina (@feminasuisse) le

     

    Connaissez-vous bien la Suisse?
    Non, malheureusement pas du tout. C’est la deuxième fois que je me produis dans votre pays. Mais je n’ai jamais eu le temps de le visiter. J’adorerais pourtant. J’ai vu des champs de tournesols en venant, j’ai trouvé cela magnifique.

    Vous aurez 30 ans dans 2 ans. Y a-t-il quelque chose que vous voulez absolument faire avant?
    Pas vraiment, je ne suis pas douée avec les deadlines. Mais je songe à écrire un livre de poésie prochainement, c’est un projet qui me parle.

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