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Le premier épisode de «Nana la série» a été mis en ligne le jour de la Saint-Valentin. Son titre? «Rupture». Juliette, la trentenaire que l’on suit, se fait larguer par son mec. Mais très vite, elle se persuade qu’il va tout faire pour la récupérer. Emballées par cette première vidéo très drôle publiée sur YouTube, nous avons voulu en savoir plus sur cette websérie scénarisée et jouée par Camille Tissot. Et notre Nana préférée a accepté de répondre à nos questions.

FEMINA Comment vous est venue l'idée de créer «Nana la série»?
Camille Tissot
Quand j’étais au Cours Florent, on nous a demandé d’écrire une histoire d’amour et de la jouer sur le plateau. Je cherchais une histoire originale avec un personnage plutôt névrosé. J’ai lu un livre, «Les Bulles» de Claire Castillon, avec ses portraits de femmes un peu loufoques, comme la petite fille qui se fait des films et qui croit que ses parents vont lui offrir un chaton… ça m’a inspiré! L’histoire de Juliette est ainsi née. D’abord sur scène, puis en vidéo pour m’amuser. C’est mon entourage qui m’a glissé l’idée d’une websérie. J’ai ensuite trouvé le nom, Nana.

A votre avis, en quoi se différencie-t-elle des autres webséries féminines que l'on peut visionner?
Dans le format. Il est à mi-chemin entre la vidéo YouTube, avec une femme qui s’adresse à nous et entre la fiction pure, avec le parti pris de faire des plans de qualité. C’est pour ça que toute la partie réalisation est prise en charge par un cinéaste, Didier Burnichon. L’entre deux était intéressant. Et puis, «Nana» se différencie de par son thème. Le personnage tranche un peu avec l’habituelle trentenaire un peu looseuse et célibataire qu’on nous sert maintenant à toutes les sauces. Juliette est drôle mais malgré elle! C’est une érotomane, une torturée qui s’ignore, une rêveuse: elle nous dérange autant qu’elle nous touche. J’avais envie de parler de cette folie-là, celle que nous avons finalement toutes en nous-même mais ici poussée à l’extrême. D’un sujet triste dont on pourrait rire! Il ne faut pas avoir peur de rire de tout.

Vous êtes-vous inspirée de vos propres expériences pour écrire «La rupture»?
Je crois qu’on parle toujours un peu de nous, non? Comme tout le monde j’ai vécu des séparations et je crois que je n’ai jamais eu honte d’avouer mes failles dans ces moments-là. Du coup, je suis devenue une experte post-rupture auprès de mes amies. Si vous avez besoin d’un conseil d’ailleurs, n’hésitez pas (rires)! Après, je n’attendais pas devant ma porte tous les jours que mon ex revienne me faire une surprise. J’ai en revanche connu ce moment très étrange où on se met à réfléchir sur la signification des trois petits points, du mot «je t’embrasse» qui devient ambiguë, des coïncidences qui deviennent des signes… On est toutes pareilles! Juliette, c’est nous, en pire!

Juliette est-elle votre double?
C’est mon double maléfique! (rires). Je ne vais pas vous le dire, c’est la magie de la fiction.

A quelles femmes vous adressez-vous avec «Nana la série»?
Ce qui est bien c’est que c’est un sujet universel. Tout le monde a connu des séparations, homme, femme, et à tout âge. La folie de Nana, c’est celle que nous avons tous en nous, mais plus ou moins assumée.

Quels autres thèmes allez-vous aborder?
Le fil rouge est l’histoire de cette rupture que Juliette a du mal à digérer. Mais à travers le prisme de la séparation, différentes thématiques sont traitées: les rapports humains, les hontes, l’amitié, la place de la famille, le parisianisme, l’amour… bref, la vie!

Combien de temps faut-il pour réaliser un épisode?
Rien n’est jamais inscrit dans le marbre avec notre équipe! Et c’est ça qui est bien. On se fixe des deadlines et après on avise. Selon nos humeurs, nos inspirations du moment. Parfois, on fait des plans improvisés, parfois mon chat n’a pas envie de jouer. Il y a moi qui écris, mon réalisateur qui s’occupe de la réalisation, les autres comédiens, l’assistante réal. On va dire une semaine en moyenne, pour tourner et monter un épisode.

A votre avis, l'avenir des séries humoristiques est-il sur le web?
Je n’espère pas, car sinon ma grand-mère serait triste! L’avenir je ne sais pas, mais je pense en tout cas que c’est un format qui a du potentiel futur. Le web permet à des gens de sortir de l’ombre, de toucher un public, de se produire, d’être libre et créatif. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter!


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